Saint-Valentin auprès d’un vampire nommé désir

En cette occasion de Saint-Valentin, je me devais de vous proposer un menu mordant. On aura tout dit sur la fête des amoureux, elle n’est que commerciale, invention des fleuristes, ridicule, douloureuse, pipo…

Alors voici l’occasion de se venger, point de mièvrerie…Amis Valentins, Valentines, ça va saigner !

Le menu : Au creux de mon cou

A l’apéritif vous allez voir rouge ! Poivron sur canapé

Pour l’entrée, on acère ses canines et on sombre dans le triangle des Bermudes : Samossas créoles et sauce menthe-coriandre inspiré de Antoine Heerah

Pour le plat on vous plante un pieu dans le cœur : Cœurs de canard à l’orange par Inaki Aizpitarte

Pour le dessert encaisser une onde de choc : Soufflé au chocolat noir

Pour le sang, on boit :

Une Diablesse Chateau de Coulaine Chinon

Pur sang  Dom. Didier Daguenau Pouilly-fumé

Les chaillées de l’Enfer Dom. Georges Vernay Condrieu

La terrasse du Diable  Dom. Les Pallières Gigondas

Saignée de Sorbée Vouette et Sorbée Champagne

  • Poivron sur canapé

– 2 poivrons rouges

– 1 boule de Burrata ou de mozzarella di bufala

– Câpres

– Huile d’olive

Faire griller les poivrons au four (220° jusqu’à ce que la chair soit grillée). Mettre les poivrons dans un sac en plastique et laisser refroidir.

Enlever la peau des poivrons en les passant sous l’eau froide et nettoyer afin d’éliminer les grains.

Découper des carrés, des cœurs, des rectangles… Déposer au dernier moment un morceau de fromage, arroser d’huile d’olive, de fleur de sel et décorer de câpres. On peut déposer les poivrons sur une tranche de pain, ce qui permet plus de tenue.

  • Samossa créole et sauce menthe-coriandre inspiré de Antoine Heerah

– 2 feuilles de brick

– 1 souris d’agneau (vous pouvez l’acheter préparée ou la confire vous-même la veille au four et à l’huile d’olive)

– Menthe fraiche

– Coriandre fraiche

– Cumin

– Sel

– Poivre

– 1 Yaourt bulgare

– Quelques gouttes de Tabasco

Effilocher la souris d’agneau, mélanger la viande avec la menthe, la coriandre, 1 demi cuillère à café de cumin, sel, poivre fraichement pilonné.

Farcir les feuilles de brick et façonner des triangles. Le mode d’emploi

Faire dorer à la poêle avec un peu d’huile d’olive.

Vous pouvez les préparer à l’avance et les conserver au frais, réchauffez au four quelque minutes avant de servir. Accompagnez d’une sauce à la menthe et à la coriandre en mélangeant le yaourt, les herbes fraiches, du sel et du Tabasco.

  • Cœurs de canard à l’orange par Inaki Aizpitarte
(Cette recette fonctionne très bien avec du magret)

– 300/400 gr de cœurs de canard gras du Sud-Ouest

– 1 demi cuil. à café Ras el hanout

– 2 oranges sanguines non traitées

– 2 oranges à jus non traitée

– 1cuil. à soupe de fleur d’orangée

– Graines de lin

– Graines de tournesol

– Graines de sésame dorées ou blanches

– Coriandre en graine

– Coriandre fraiche

– Menthe fraiche

– Olives noires Kalamata

Presser les oranges, ajouter la fleur d’oranger. Peler les oranges sanguines, bien nettoyer et couper des rondelles. Faire mariner le tout dans le mélange orange et fleur d’oranger.

Le mélange de graines :

Mélanger les graines de lin, de coriandre, de sésame, de tournesol et réserver.

Les olives :

Dénoyauter les olives et faire chauffer 5 minutes dans 10cl. d’eau pour ramollir la chair.

Égoutter et passer les olives au mixeur en ajoutant 5cl.

D’eau froide au fur et à mesure. Passer au chinois et mixer à nouveau jusqu’à obtenir une pâte lisse.

Les cœurs de canard

Penser à commander à l’avance. On peut en trouver chez un volailler ou chez  Malaprade

Saisir les cœurs (environ 1 minutes de chaque côté) dans une poêle avec une cuillère d’huile d’olive et une demi cuillère à café de Ras el hanout.

Dresser le plat :

Découper en deux les cœurs et paner l’intérieur du mélange de graines, d’une feuille de menthe, d’une feuille de coriandre et déposer un peu de pâte d’olive.

Sur l’assiette, déposer des rondelles d’oranges marinées et ajouter les cœurs. Saupoudrer de graines et accompagner de pommes de terre grenaille.

  • Soufflé au chocolat noir (vous pouvez préparer l’appareil à soufflé un peu avant et le cuire au dernier moment)

– 100 g de chocolat noir

– 40 g de jaune d’œufs

– 90 g de sucre en poudre

– 100 g de blanc d’œufs

– 10 g de beurre

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Battre les jaunes d’œufs avec 15 g de sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Mélanger le chocolat et le mélange œufs et sucre. Préchauffer le four à 200°. Monter les blancs en neige, ajouter le reste du sucre et battre encore quelques instants. Mélanger ensuite délicatement les blancs au mélange chocolat/œufs/sucre.

Au dernier moment.

Beurrer des ramequins, saupoudrer de sucre et verser l’appareil dans les moules. Enfourner pour 10/15 minutes. Servir immédiatement !

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Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir

Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir

Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir

Un livre de recette? Certainement pas !

Un adage qu’il faut s’approprier tout de suite maintenant, allez hop on s’exécute !

Quand le cuisinier raconte une histoire, quand chapitre après chapitre se construit une mémoire collective, quand la dédicace s’adresse à une, pardon, « sa » « chienne innocente qui aimait tant le gigot », enfin quand l’auteur s’appelle Benoist Rey… On s’installe à table, fourchette au poing !

Extrait de Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir

Extrait de Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir

Et qu’est-ce qu’on mange ?

Une tête de veau, « à manger si possible un 21 janvier, (date anniversaire de la décapitation du tyran), sur l’air de : “Ah, ça ira, ça ira… »

Les restes, pour farcir des tomates car « comme disait le poète : rien ne se perd, tout se transforme »

Un pot-au-feu aux légumes bien ficelés…

Cet homme-là nous raconte une histoire faite de curiosité, de souvenirs de la terre, de sa terre. Il nous parle d’hommes et de femmes autour de la table, devant les fourneaux, complètement siphonnés, toujours un peu toqués … Il est bien cet homme-là ! J’y trouve une cuisine incontournable, des recettes qui brillent de fantaisie… On ne s’ennuie pas avec Benoist ! Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir… dans sa cuisine, dans son lit, dans le métro !

Préparez-vous à lire les souvenirs d’un homme qui « fait » sa cuisine depuis 40 ans et qui signe un pacte autobiogastronomique…  avec toutes les belles bouches gouteuses et savoureuses.

Si vous recherchez du sang, de la chair, du rouge, du blanc… Ouvrez la boîte!

Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir de Benoist Rey aux Editions Libertaires