Les Dark Vador de la cuisine

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Je suis ton père ou comment j’ai mangé mon père ?

 A la sauce aigre douce bien sûr !

Ces hommes et femmes en noir ont un sens aigu de la critique et les dents pointues à défaut d’avoir du baume au cœur et la patte douce.

Ils assassinent les talentueux, immolent les apprentis et rétament net l’amateur.

Ils n’ont pas goûté à ma cuisine… ouf, car rien qu’en les voyant jouer du sabre laser sur le dos des jedi culinaires, ça me glace le sang.

De qui je parle ? Des blogueurs, journalistes sacrés critiques culinaires d’un instant (et seulement de ceux-là), et pour exemple ceux à qui la p’tite chaine qui monte qui monte a donné la parole mardi dernier dans Top Chef.

Je connais bien mal ce monde-là et je suis ainsi une représentante lambda qui digère comme elle peut la culture cathodique, bien consciente de l’aspect scénarisé du show.

Je n’attaque pas leur légitimité, on a tous le droit d’exister après tout. Cependant, choisir de rendre visibles ceux qui m’apparaissent comme des vautours en quête, non pas de belles assiettes bien toquées mais plutôt de notoriété via un média et une émission qui marche (au passage la soirée de lancement a réuni 3.4 millions de spectateurs), c’est leur donner une importance qu’ils ne méritent pas.

Mardi soir j’ai vu des gens méchants (oui je sais on n’est pas au pays de Candy). J’ai vu la nuit autour d’eux, ils ont rendu la cuisine laide comme un cul de poule. D’un coup je n’ai plus eu envie de cuisiner. Ils savent rendre moche l’intention et le résultat. Ils se piquent de savoir mais détruisent l’étincelle. En les écoutant ma flamme vacille jusqu’à l’écœurement. Et comment cuisiner lorsque qu’on a envie de vomir ?

Ils jugent, ils torpillent quand la critique ne doit être qu’observation objective et opinion constructive.

Vous allez me dire, on s’en fiche de ce qu’ils pensent mais c’est plus fort que moi ! Le jugement dans le but de détruire (rappelons que les candidats pensent jouer la chance de leur vie) c’est quelque chose dans la nature humaine qui me dérange.

La course aux commentaires dédaigneux et méprisants n’en est que plus méprisable.

Bien sûr ces mêmes Vilains méchants, savent aussi jouer du compliment « c’est subtil », « C’est homogène » (ouah ça c’est du compliment !) et soudain « Mais bordel c’est quoi ce homard canadien !? ».

C’est vrai qu’on est tous capable de faire la différence entre le homard canadien et le homard Breton !

Toute proportion gardée, quelle est réellement leur utilité si ce n’est le buzz et dans le cas présent l’audimat !

Mais voilà que je deviens critique de critiques. Aurais-je basculé du côté obscur ?

Retrouver Dark Vador contre attaque dans ma cuisine

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Le mondoblogo !

Il était une fois, tout près de chez vous, un monde où tout devait se mériter.

Pour gagner de l’argent, il fallait travailler… Quelle idée ! Non mais j’vous jure !

Pour avoir un appartement, il fallait un apport.

Pour réserver quelque chose, il fallait donner un acompte.

Pour avoir un bébé, il fallait d’abord en passer par la grossesse.

Même en cuisine on avait inventé le concept de l’amuse bouche censé mettre en appétit avant le « vrai repas ».

Bref, l’adage gravé dans le marbre était : « on n’a rien sans rien ».

Dans ce monde, il fallait trimer grave, il y en a même un qui disait « Il faut travailler plus pour gagner plus »

Dans ce monde pourtant, il y avait un groupe qui osait encore vivre avec passion, des femmes et des hommes aux pensées subtiles et légères. Ils trouvaient du bonheur dans le superficiel et l’éphémère. Un peu de masturbation intellectuelle, certes, mais leur adage à eux était : « Il n’y a pas de mal à se faire du bien ».

Ils parlaient toujours avec passion, ils croyaient en eux mais aussi en vous, mais quand même beaucoup en eux (nobody is perfect !). Ils aimaient s’exprimer dans un langage nouveau appelé langage ET ou Extra Twitter, ils flirtaient avec la Bête ou plutôt le Book en face à face virtuel.

Certains s’identifiaient comme appartenant à un sous groupe formant la blogosphère… Masturbation encore… Mais quand on aime on ne compte pas.

A la loupe on pouvait en distinguer certains qui donnaient soif et faim, ils parlaient bien même, et sans eux ce monde aurait été d’un ennui sans fond.

L’unique Vindicateur de ce groupe était biblique, on aurait presque pu l’appeler Guide, il s’exprimait sans détour sur la soif de vin. Il retournait tout, même le ciel pour mieux revenir à la terre.

Un autre avait entamé une mutation par le vin en s’injectant Du Morgon dans les veines, rien que ça ! Un grand Malade ? Non, je ne crois pas. Plutôt le dernier « pur » du groupe. Jesus is alive !

Les femmes étaient gourmandes et surtout assoiffées… L’une d’entre elle avait tranché, ce serait pour elle Un mets dix vins… Mais toujours proche de Dieu.

D’autres portaient le nom d’une divinité absolue et incontournable, en passant par la Loire…  Oenos tel est son nom, et n’ayez surtout pas peur de le taper sur votre clavier.

Les femmes sont des muses, inspirées et inspiratrices et sur Le bout de la langue ce n’est point Lucifer que l’on retrouve…

Dans ce lieu-dit il y avait Le Taulier offrant généreusement un espace de liberté.

Dans cet espace de Pure gourmandise, on était comblé Du nez au palais, il y avait A boire et à manger.

Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça ?

Parce que pour cette Escapade-là, pas besoin d’acompte, d’apport, de gestation, juste un peu de Piment sur les ailes d’un oiseau

Attention Ca va trancher !

Et comment la justice se réglait ?

En mangeant bien sûr !

Un avocat plaide pour une banane* !

Prenez un avocat bien mûr, écrasez grossièrement, ajoutez le jus d’un demi citron, une demi cuillère à café de cumin, la même quantité de coriandre moulue et une pointe de curcuma.

Accompagnez de chips de banane plantain épicées.

* Titre de "Petits délices à grignoter du bout des doigts" aux 
Editions Tana collection Mon grain de sel

Un apéritif par semaine

C’est un apéritif, à boire et à manger, que je vous propose ; et comme « le danger c’est la routine » je vais vous en proposer un toutes les semaines.

Un 5 à 7 entre toi et moi, mais aussi un 11 à 13, ou un samedi soir dès 19h… Ou un dimanche brunchylove !

On y mangera du bout des doigts, on y boira du vin ou un cocktail.

Le principe est de m’inspirer de mes amis, et de mes ennemis aussi, et de leur voler sans vergogne ou presque, leurs astuces, leurs petits trucs, leurs coups de génie, leurs découvertes, leurs buzz… Bref, je vais être vilaine, très vilaine, et une fois que vous serez ivre de bonnes choses… La suite de l’histoire vous appartiendra !

Semaine du 19 mars 2012 : Cette semaine on voyage… dans le temps !

Semaine du 12 mars 2012 : Une petite histoire en 3 actes : Mafia blues

Cette fois-ci je vous kidnappe !

Photo de mafia2.fr

Photo de mafia2.fr


Semaine du 5 mars 2012 : Je vous emmène dans mes valises !

Photo du site paper blog

Photo du site paper blog

Vers le Sud-ouest, en passant par la Champagne, sur un air de médecine allemande s’encanaillant au Venezuela.

  • Semaine 2 : Cette fois-ci on se la joue un brin Vicky Christina Barcelona ! On se tortille un peu, on boit rouge sangre et pour le vin on se fait un espagnol ! c’est ici
  • Semaine 1 : Pour commencer je vous invite au Brésil, en Polynésie  mais aussi dans le Rhône : On embarque de suite

Sex in the kitchen… choix n°3

Dernier épisode de Sex in the kitchen et pour clore la saison je fais appel à la chaleur de la chair et tout le tremblement !

Messieurs, hurlez à votre lune préférée.

Photo nosenchanteurs.com

Photo de nosenchanteurs.com

  • Choix 3 : C’est au tour de Louva la louve

On a souvent les crocs sur Cuisine et Sentiments… mais c’est pour mieux manger mon enfant ! Louva, vous propose de la chair fraîche et avec ce menu là, nul besoin de tirer la chevillette… Au menu

A faire rougir : Tartare de bœuf au sel rouge

Corsez-vous : Sashimi de poisson fumé au poivre de voatsiperifery

Les morsures de l’aube : Carpaccio de bœuf à l’estragon sauce tériyaki et riz sauvage au vinaigre de  riz

Entre’ choc !

Et avec ça on boit  Le Lauze Rouge 2007 du Domaine de Sulauze

Tartare de bœuf au sel rouge

– 100 g de steak fraichement haché
– 1 jaunes d’œuf
– 1 cuil. à café de câpres
– 1 cuil. à soupe d’oignon finement haché
– 1 cuil. à café de persil plat ciselé
– 1 cuil. à café de ciboulette fraîche
– 2 cuil. à café de moutarde
– 1 cuil. à café de jus de citron
Sel rouge d’Hawai
– Tabasco
– 1 cuil. à café de cognac
– 1 cuil. à café de Worcester sauce
– 1 cuil. à soupe d’huile d’olive
– Sel, poivre du moulin
 
Mélangez dans un bol la moutarde, le jus de citron, le cognac, l’huile et 4 gouttes de Tabasco, sauce, oignons, câpres. Salez et poivrez.  Mélangez la préparation avec le bœuf frais. Faire des minis steaks. Posez-les sur un plat, faites un creux au centre et glissez-y une cuil. de jaune d’œuf. Parsemez d’herbes fraiches et de sel rouge.
 
Sashimi de poisson fumé au poivre de voatsiperifery
 
Poivre voatsiperifery et on en trouve aussi à La Contre-étiquette
– 100 g de saumon frais
– 100 g de flétan frais
– 100 g d’un poisson fumé : au choix saumon fumé au bois de hêtre ou pour que la louve qui est en vous exprime toute la diversité de ses appétits…
Saumon mariné à la rose de Damas
Saumon mariné au wasabi
Filet de Bar fumé à chaud et bien d’autre chez Jean-Marc Tachet
 
Faire découper par le poissonnier de fines tranches de saumon frais et de flétan façon sashimi, sinon on peut faire soi-même la découpe histoire de flirter avec la bête et c’est Marmiton qui vous montre.
Lors de la présentation, alterner une tranche de sashimi de saumon, une tranche de poisson fumé de votre choix puis une tranche de sashimi de flétan.
Assaisonner d’un mélange de sauce soja et de poivre voatsiperifery pilonné ou broyé.
 
Carpaccio de bœuf à l’estragon sauce tériyaki et riz sauvage au vinaigre de  riz
 
Faire découper le carpaccio par votre boucher pour deux personnes
– Estragon déshydraté
– 2 cuil. à soupe de sauce tériyaki
– 125 g de riz sauvage
– 2 cuil. à soupe de vinaigre de riz
– 1 cuil. à café de sucre en poudre
 
Faire cuire le riz dans l’eau avec le vinaigre et le sucre
 
Dresser le carpaccio et assaisonner de sauce tériyaki et d’estragon
 
Entre choc’ : Crumble de poires au Toblerone de Emmanuèle Vasseur dans Mon meilleur ami s’appelle chocolat… Alors, pourquoi ne l’inviter qu’au dessert ? aux Editions Tana 
 
– 2 poires
– 75 g de cassonade
– 35 g de farine
– 35 g de beurre
– 1 grosse poignée de céréales
– 2 Toblerone
– 1/2 sachet de sucre vanillé
 
Préchauffer le four à 180 °. Éplucher les poires et les couper en quartier et en tapisser un moule. Mélanger du bout des doigts la farine, le beurre, la cassonade, le sucre vanillé, les céréales et la moitié du Toblerone grossièrement concassé. Faire cuire au four 15 minutes. Quand c’est à point, ajouter les restes du Toblerone grossièrement concassé et appréciez le résultat dans toute sa tiédeur.
 
Je réfléchis maintenant à mettre les hommes sous la hotte et pourquoi pas proposer un choix des plus croquants entre trois menus, trois hommes, trois soirées… La commande est passée. 

Le poivre de Tasmanie

Le diabolique

Moi, Lucifer de Glen Duncan aux Editions Denoel
Moi, Lucifer
de Glen Duncan
aux Editions Denoel

Un diamant unique au monde, unique sous la dent je deviens croqueuse attirée comme un aimant.

On en parle avant de le distiller partout partout!

Suave, enveloppant, doux, il est long en bouche. Poivré bien sûr, mais juste pour le goût… toujours gourmand.

Il propulse le foie gras au sommet de ses promesses.

Il pare jalousement une noix de Saint-Jacques juste poêlée.

Il structure un pavé d’autruche bien pensé.

Un peu de tenu mon cher Chocolat! Contre ce moulin là vous ne pourrez rien.

Ce diable de Tasmanie est comme une flamme blanche, un serpent étincelant… il est notre part de mal dans ce monde brut, il est la félicité de l’Eden perdu, un grain noir dans la lumière…