Apéritif Emily the Strange

Les muffins à la tomate d’Emilie qu’elle a volé à « On s’invite chez Céline »

Le cocktail Emily the Strange

Le vin : des bulles et la lune

Cette semaine, on se pose entre amies.

Une qui existe pour de vrai, une qui ne va jamais « liker » vos articles sur Face book parce qu’elle préfère vous le dire en face, une qui ne vous suit pas sur twitter parce qu’elle préfère suivre le fil de vos pensées. Une qui ignore que Cuisine et Sentiments et ChefToiMême ne sont qu’une seule et même personne parce qu’elle ne pense pas une seconde que vous puissiez être schizophrène.

Une femme dont l’égo n’a pas besoin d’être flatté par une multitude d’anonymes pour rayonner.

L’amie avec laquelle on a le droit d’être lourde, pas drôle, pas intéressante. Avec elle, vous vous faites un resto sans harceler façon paparazzi la côte de bœuf, vous buvez du vin sans chercher le nez, la bouche, la robe… Avec elle, vous parlez des hommes, des enfants, des femmes, de politique et de politiciens, de parfum, d’amour, de la soirée de samedi dernier… entre un «Putain, c’est bon ça ! » et un « Tu reprends un verre ».

C’est donc un apéritif à la santé d’Emilie que je vous propose.

Happy birthday !

  • Muffins aux tomates séchées et parmesan

La recette de « On s’invite chez Céline » réalisé par Emilie et reproduite par moi-même pour l’occasion.

Un apéritif fondant au goût explosif. C’est que cette Emilie-là  sait allier la douceur et la surprise.

Muffins tomate séchée

Muffins tomate séchée

La recette (en italique rose c’est ma petite touche perso)

3 œufs frais

100 g de farine et 50 g de fécule

8 cl d’huile d’olives extra vierge Arianna Occhipinti 

12 cl de lait

1 sachet de levure chimique

40 g de parmesan entier et 20 g de parmesan en poudre

Tomates séchées

Sel et poivre voatsiperifery

Préchauffez votre four à 180°C.

Mélangez la farine et la levure. Fouettez les œufs, ajoutez le lait et l’huile et versez sur la farine. Mélangez bien. Salez et poivrez.

Découpez les tomates séchées en petits morceaux et les ajouter avec le parmesan à la préparation.

Versez la préparation dans les empreintes de moules en silicone.

Enfournez 20 à 25 minutes.

  • Le cocktail Emily the Strange

Puissante et ensorcelante

emily the strange

Pour un verre avec Emily the strange

Pour un verre : Deux traits de Cachaca, ajoutez la pulpe de 2 fruits de la passion, le jus d’un demi citron et rafraichissez-vous avec de la glace pilée !

Un vin d’Alsace et de bulles, qui m’ont définitivement réconciliée avec le Crèment

Purement céleste !

Tu sais ce qu’elle te dit la mûre !

Chacun cherche sa madeleine…

Photo du site les-cookines.blogspot.fr

Photo du site les-cookines.blogspot.fr

En ce qui me concerne, l’odeur du jasmin et la mûre sont à la fois sensation et plaisirs souverains.

Le jasmin me ramène à Alger, le parfum est un souvenir qui se fait flash : 10 ans, un jardin, une maison, un arbre, des fleurs dans les cheveux et une fragrance unique. Un souvenir de vacances devenu une référence, une fleur devenu une essence. Un jour, souvenir d’enfance, un autre, arme de séduction.

Photos du site choupie33.centerblog.net

Photos du site choupie33.centerblog.net

La mûre, celle que j’ai parfois cueillie puis apportée à ma mère pour qu’elle en fasse des confitures. Quand le souvenir est un goût, une saveur, il vous imprègne à jamais.

Comment donc mettre en bouteille ce fruit et retrouver son passé, comment le transformer en jus sans lui enlever sa sensualité, comment boire ce qui se mange sans perdre la matière ?

Granny's Secret à la mûre

Granny's Secret à la mûre

Une société  se fait le distributeur de petites bouteilles « Granny’s Secret » et l’essaie est plutôt une belle réussite.

Sur C&S, on parle des amis , de la bonne bouf’, d’un bon pinard, de chouettes blogs qui réveillent, de bons livres

Aujourd’hui je me damne pour un jus.

153 mûres pressées pour obtenir « la substantifique moelle » de ce fruit du souvenir.

Nombre de mûres dans cette bouteille

Nombre de mûres dans cette bouteille

Pour moi, un peu d’enfance, beaucoup d’émotion.

Pour vous, d’autres fruits du pêché avec 15 saveurs dont la cerise, l’abricot, le cassis, les cornouilles, la grenade…

Le canard déchainé

Enfant j’adorais me livrer à un jeu au nom des plus étonnants : les cadavres exquis.

Dans la pratique, mon instituteur nous apprenait la grammaire, j’écrivais un sujet, mon voisin un verbe, et le suivant un complément circonstanciel… Ainsi, on obtenait des phrases fantaisistes, drôles, surréalistes.

Vous comprendrez donc que lorsque le Taulier  m’a remis un livre de recettes intitulé Canard exquis de Pierre-Emmanuel Rastouin (photographe) et Philippe Boé (Texte) j’ai tout de suite pensé que ce livre allait me régaler… mais j’ignorais à quel point.

Canard exquis aux Éditions Menufretin, éditeur gastronomique

Si les ingrédients sont des mots et le plat une phrase, la recette devient un conte et imaginez tous  les recueils culinaires possibles !

Je l’ai ouvert sans attendre et j’y ai découvert des épices à conjuguer avec le canard, des oxymores dans les origines convoquées, point de conditionnel ni d’impératif juste le souhait de la réussite.

Là, on nous offre un cœur, ici un cou, ou encore une langue…

Quand l’homme versus canard s’exprime, ça donne des recettes de malades !

Julien Duboué, photo de Pierre-Emmanuel Rastouin

Julien Duboué, photo de Pierre-Emmanuel Rastouin

Le curry de magret de canard au tamarin d’Inaki Aizpitarte

Le foie gras confit à la betterave de Julien Duboué

Les manchons de canard grillés façon tandoori, achard de tomate et yuzu d’Antoine Heerah

Les tapas de cous de canard et abricots à la plancha d’Alberto Herraïz

Le canard laqué pékinois et crêpes de riz de Philippe Labbé et Frank Xu ; l’un est chef exécutif l’autre chef du Shangry-La

Le bouillon de canard et foie gras combawa au basilic thaï de William Le deuil

Le pot-au-feu de cuisses de canard, genièvre de Houlle et chicorée de Jean-Marc Notelet

Puis, sur la der de couv je découvre que l’ouvrage est rédigé par Philippe Boé, journaliste gastronomique, co-auteur d’ouvrage culinaire, qui a eu le Prix Amunategui-Curnonsky en 2010 ! Ce livre devient alors une mise en abîme géniale. Du canard me voilà à la recherche d’un lien entre le nom que je porte et un prix de la gastronomie et du vin. L’histoire se poursuit.

Le prix tient son nom en parti d’un certain Francis Amunategui (lié par le sang à mon beau-père, une sorte de cousin au deuxième degré).

Au milieu des années 70, l’Association Professionnelle des Chroniqueurs et Informateurs de la Gastronomie et du Vin ayant eu la tristesse de perdre un de ses plus valeureux fondateurs, Francis Amunategui, dont le style et la pensée n’avaient d’égaux que l’appétit et une connaissance merveilleuse des choses de la table, elle songea à donner son nom à un prix qui récompenserait un chroniqueur ou un informateur de la  gastronomie et du vin.

En 1999, cette même association a associé à son prix le nom de Curnonsky, figure emblématique de  l’asso. Ainsi, depuis 1978, ce prix honore tantôt un nouveau venu au talent prometteur, tantôt un lauréat pour l’ensemble de son œuvre.

Apprenez aussi que Fancis fut membre de l’Académie des psychologues du goût et fut à l’initiative de la fameuse :

Andouillette A.A.A.A.A

Fondée de façon informelle sur l’impulsion de cinq chroniqueurs gastronomes amateurs de bonne charcuterie et tous amis.

Les coupables : Francis Amunatégui, l’initiateur, Robert J. Courtine, chroniqueur célèbre du quotidien Le Monde, sous le pseudonyme de La Reynière, Christian Guy, journaliste au quotidien l’Aurore, le lyonnais Henri Clos-Jouve et Paul de Montaignac.

Mes recherches me menèrent jusqu’à la récompense car au bout de la quête c’est une recette qui se livre :

LA CUISSE DE CANARD CONFITE FRANCIS AMUNATEGUI AUX POMMES FRITES

Issus de l’ouvrage de André Daguin Le Nouveau Cuisinier Gascon

Les cuisses de canard Francis Amunategui par Samia

Les cuisses de canard Francis Amunategui par Samia

Comme quoi, en déterrant les cadavres on ne tombe pas que sur un os !

  • La recette

Ingrédients pour 6 personnes :

– 6 cuisses de canard
– Huile d’arachide
– 6 belles tranches de foie gras ou mi-cuit en boîte
– 12 pommes de terre
– Sel

– Dégraisser le confit dans la vapeur du couscoussier, le redorer à la rôtissoire, puis le mettre au réfrigérateur.
– Pendant ce temps on peut préparer les frites. Avec la graisse récupérée du confit, avant de le mettre au couscoussier, mélangée au même volume d’huile d’arachide, on fera une friture à température douce, où l’on blanchira les bâtonnets de pommes de terre. On coupera ensuite une belle tranche de fois gras pas trop fine pour chaque cuisse confite. Puis on mettra la friture à plein feu.
– Le moment venu, on incisera chaque cuisse parallèlement à l’os pour y loger, sans les faire disparaître, les tranches de foie.
– La friture étant bien chaude, on y trempera les pommes de terre que l’on mettra dans un seul plat, au milieu de la table, les cuisses étant servies à l’assiette.

  • Et quand on s’appelle Samia Iommi-Amunategui, on la revisite un peu. Cuisine de 3 m2 oblige et absence de rôtissoire.
Pommes frites Francis Amunategui by Samia

Pommes frites Francis Amunategui by Samia

Dégraisser les cuisses à la vapeur pendant 1 heure. Enveloppez-les ensuite dans deux feuilles de papier d’alu avec une pincée de sel, de poivre et de romarin. Placez au four à 140 ° pendant 3 heures. Enlevez le papier d’alu et placez à nouveau au four à 140 ° pendant 15 à 20 minutes. Retirez les cuisses du plat et réservez. Laissez refroidir la graisse afin de la récupérer pour les pommes frittes. Dans une poêle, faîtes chauffer la graisse des cuisses de canard et de l’huile de tournesol, assez pour faire un bain pour les pomme-de-terre. Découpez en rondelles les pdt et faîtes frire. Poêlez des tranches de foie gras cru. Incisez chaque cuisse parallèlement à l’os pour y loger, sans les faire disparaître, les tranches de foie.

  • Et avec ça on boit un Cahors…

MAS DEL PÉRIÉ, Fabien Jouves, 4 cuvées au choix : Les Escures, La Roque, Les Acacias, La Pièce

De la puissance alliée à une fraicheur gourmande… on est bien.

Biblio  de Francis Amunategui dont L’Art des mets   1959, Gastronomiquement Vôtre ‘l’art D’accomoder Les Bêtes  1971

Apéritif : Un escargot aussi rapide qu’un flash

Semaine 8

Cette semaine on pose ses valises apéritives partout où vos yeux pourront vous emmener.

Les douceurs de Muriel

Le kir

Un bourgogne

A dos d’escargot, du beurre plein les doigts, un nez de fines herbes, vous y êtes. Les roulés aux escargots de Muriel vont vous laisser entrevoir le ciel. Mais la belle ne se contente pas de m’inspirer, elle flashe ce qu’on mange, ce qu’on voit et aussi et surtout tout ce qu’on ne voit pas.

L’escargot n’est alors qu’un prétexte pour vous inviter à visiter son Petit atelier et son blog. C’est le meilleur qu’elle offre aux yeux des enfants et aux papilles des adulescents que nous sommes. C’est donc au nom de la génération Peter Pan, la seule qui sait encore entrevoir le meilleur du monde, que Muriel est cette semaine au centre de l’apéritif de Cuisine et Sentiments.

  • On flashe avec Muriel : Feuilleté d’escargot

1 pâte feuilletée
250g d’escargots sans coquilles (égouttés)
Pour le beurre d’escargot:
2 c à s de persil haché
1 échalote émincée
1 gousse d’ail hachée (et plus selon le palais)
30g de beurre
Sel et poivre

Faire cuire les escargots hachés avec l’échalote, l’ail et le persil 2 min.
Saler et poivrer. Laisser refroidir.
Répartir les escargots sur la pâte feuilletée. La rouler sur elle-même et
l’envelopper dans un film alimentaire. Placer au frais au moins 1h.
Préchauffer le four à 180°C (th6).
Couper le rouleau en tranches et les enfourner 15 min.

A faire le jour même.

  • On s’enkir : La recette

Un bourgogne aligoté (et rien d’autres) et de la crème de cassis. Meilleur sera le breuvage si vous utilisez un vrai bonne crème de cassis. On pourra essayer celle-là  ou celle-là

  • Le vin : Offrez-vous un bourguignon

Domaine Sainte-Barbe Viré-Clesset, cuvée Vieille vigne

Ce blanc bio me confie le printemps et joue sur ma langue comme un enfant sur une balançoire. Un vin acrobatique et joyeux. Le vin idéal pour à jamais rire à la Barbe du capitaine Cliché !

Vous allez vous faire saucer !

Les sauces, sucrées, salées, chaudes, froides. On vous en arrose, on vous en imprègne.

La sauce, ça se goûte du bout des doigts ou ça se lèche à pleine langue. Elles sont gustatives, décoratives, « exhausseuses » de vœux plutôt, de goût, cache-misère. La sauce, c’est comme la femme : efficace, multitâche, sensuelle, brillante, bavarde et superflue. Elle est comme un homme : utile, couillue, épicée, suave, envahissante.

La sauce est ancestrale. Après s’être encanaillée en Grèce antique pour améliorer en saveurs et en couleurs les plats ordinaires, elle a trouvé quelques lettres de noblesse dans un recueil « L’Art de cuisiner » de  Apicius (1er siècle av. JC). L’homme, dont l’histoire ou la légende dit qu’il était imbattable pour monter une mayonnaise, aimait la prodigieuse sauce à la truffe et maitrisait la technique du « liage » à l’œuf. Rien que ça !

Nous voilà au XVIIème siècle, on met la sauce avec l’austère M. de La Varenne et son ouvrage très, très sérieux « Le Cuisinier français ».

Au XVIIIème siècle la lumière fut et le jus de viande fait des étincelles…

Il faut attendre le XIXème, siècle d’exaltés, de poètes et d’artistes, pour voir débarquer la verve culinaire et artistique d’Antonin Carême. Dans ce siècle de fous pensants, il publie « L’Art de la cuisine française au XIXème siècle ». Cet ouvrage est comme un graal pour la sauce qui devient un art à part entière. Il y définit quatre sauces mères et les « petites » sauces.

« Ce qui constitue la succulence des petites sauces en général, c’est la précision avec laquelle nous marquons leur assaisonnement car si quelques aromates ou épiceries qui les composent se font trop sentir, aussitôt un palais exercé s’en aperçoit, et la science du cuisinier disparaît. »

Au siècle dernier, c’est au tour de d’Auguste Escoffier, cuisinier du Ritz, de gérer la fine sauce et de sortir « Le Guide culinaire  »  (il existe une version 2001 mais l’inflation a sévi et la sauce est montée… à partir de 140 € ). Il y revisite les sauces de Carême.

Mais la sauce s’essouffle, à force de trop saucer on s’est noyé. On l’a maltraitée à coup de fonds de viande et de fumés de poisson industriels, de vinaigrettes prêtes à l’emploi, de Tetra Brik aseptisés. Du coup, on l’a dénigrée. Quand il n’y a plus de saveur, il n’y a plus de bonheur !

Pourtant, quand elle est bonne, il n’y a pas plus jouissif que de saucer son assiette.

Nul renoncement possible et en cœur avec David Bédart, qui signe un article dans Grand Seigneur, je salue « Les gars qui renvoient la sauce »* et j’envoie les recettes.

En bonus je fais une incantation afin qu’on ait aussi du temps pour les réaliser !

* Article rédigé par David Bédart pour Grand Seigneur, le magasine qui ne se refuse rien.
N°3 février 2012, disponible en kiosque.

Le saucier : piochez et complétez à vos souhaits !

  • Les sauces salées de base :

Bouillon de bœuf

Mettez 400 g de bœuf (gîte à la noix) dans un faitout, couvrez d’1,5 l d’eau froide et portez à ébullition. Retirez l’écume à la surface. Versez un verre d’eau froide et écumez à nouveau.

Ajoutez une carotte, un poireau pelés et coupés en gros morceaux, un bouquet garni, un oignon piqué d’un clou de girofle, une gousse d’ail, salez, poivrez. Faîtes cuire à petit bouillon pendant 2h30.

Pour la volaille et le poisson, c’est le même procédé mais on remplace le bœuf par du poulet, la plupart préconise une carcasse de poulet dégraissée et pour le poisson on remplace le bœuf par les arrêtes de poisson (turbot ou sole de préférence). Il parait que les ouïes de poisson donnent au fumé une saveur inédite et subtile !

Pour les fumets, n’utilisez pas de légumes.

On n’en fait quoi ?
Base pour la béchamel, sauce blanche.

Le roux blanc

Placez dans une casserole 50 g de beurre et faites-le fondre sans coloration. Ajoutez 50 g de farine et mélangez avec un fouet sans arrêt pendant 4 à 5 minutes. Cela doit former une mousse légèrement blanchie.

On n’en fait quoi ?
Base pour la béchamel, sauce blanche.
  • Les sauces salées chaudes :

La sauce madère, la sauce poivrade, la sauce béarnaise, la sauce bolognaise, la sauce aurore…

La sauce blanche

Dans une casserole, préparez un roux blanc. Chauffer 50 cl de bouillon de bœuf. Versez ensuite le bouillon sur le roux en remuant. Laissez cuire 10 minutes en remuant sans porter à ébullition. Salez, poivrez et ajoutez de la muscade. Vous pouvez aussi ajouter des fines herbes, du paprika ou du curry.

On n’en fait quoi ?
Accompagnement des légumes, de la volaille, du riz…

La sauce hollandaise

Dans une casserole, mélangez 2 jaunes d’œufs à 2 cuil. à soupe d’eau froide. Faîtes chauffer à feu doux en fouettant, en formant des 8 jusqu’à obtenir une crème. Hors du feu, incorporer petit à petit 150 g de beurre clarifié* tout en fouettant. Passez au chinois, salez, poivrez. Ajoutez le jus d’un demi citron. Servez aussitôt ou maintenez au chaud dans un bain marie.

On n’en fait quoi ?
Délicieux sur des asperges chaudes ou sur un poisson poché.
  • Les sauces froides :

La mayonnaise, la sauce rémoulade…

La sauce tartare

Préparez une mayonnaise à laquelle vous ajoutez 2 jaunes d’œufs durs écrasés. Ajoutez 2 cuil. à soupe de câpres, 2 cuil. à soupe de cornichons et 2 cuil. à soupe de fines herbes. Mélangez le tout avec la mayonnaise.

On n’en fait quoi ?
Estivale avec de la viande froide, une salade de poissons.

La sauce au yaourt

Dans un bol, fouettez un yaourt nature avec 2 cuil. à soupe de moutarde. Ajoutez une cuil. à soupe de jus de citron, 3 brins de ciboulette, salez.

On n’en fait quoi ?
Un bol de fraicheur avec une salade de carottes, des betteraves…

La sauce beurre maître d’hôtel

Dans un bol, travaillez 200 g de beurre à température ambiante à l’aide d’une spatule souple pour lui donner une texture de pommade. Ajoutez le jus d’un demi citron, une cuil. à soupe de persil frais haché, salez et poivrez. Mettez le beurre sur une feuille de papier sulfurisé en formant un boudin. Repliez le film et roulé pour obtenir un cylindre. Réservez au rérfrigéréteur. Pour servir découpez en rondelles.

On n’en fait quoi ?
Sur un tournedos, du bœuf grillé
  • Les sauces sucrées :

La crème anglaise, la crème pâtissière, le lemon curd…

Le caramel

Dans une casserole, mettez 200 g de sucre en poudre et 5 cuil. à soupe d’eau. Chauffer à feu vif, lorsque le sucre commence à se colorer, remuez délicatement la casserole pour répartir le caramel. Dès qu’il atteint la coloration désirée, arrêtez la cuisson et plongez la casserole dans un bain d’eau glacée.

On n’en fait quoi ?
Sur une glace, sur une pomme au four, sur un gâteau de riz…

 La ganache

Dans une casserole, faîtes chauffer 20 cl de crème liquide à 30% de matières grasses sans la faire bouillir. Hors du feu, ajoutez 200 g de chocolat noir coupé en morceaux. Mélangez délicatement jusqu’à ce que le chocolat ait fondu. Laissez refroidir à température ambiante environ ½ heure puis ajoutez 30 g de beurre mou (mais pas fondu), mélangez jusqu’à la fonte du beurre. Réservez au frais au moins 1 h.

On n’en fait quoi ?
Des truffes, nappage pour gâteau, garniture macaron…
  • Les vinaigrettes :

La vinaigrette thaïe, créole, à la cacahuète, aux agrumes, à la tapenade…

La vinaigrette à la vanille

Fendez une gousse de vanille, raclez l’intérieur pour prélever les graines. Dans un bol, mélangez le jus d’un citron, la vanille, salez, poivrez. Incorporez 5 cuil. à soupe d’huile d’olive en fouettant à la fourchette.

On n’en fait quoi ?
Sur un tartare, un poisson…

La vinaigrette coco

Dans un bol, mélangez3 cuil. à soupe de lait de coco, 1 cuil. à soupe d’huile d’olive et une pointe de wasabi.

On n’en fait quoi ?
Sur une salade de concombre et de maïs…
  • A l’apéritif on sauce aussi et avec son pain s’il vous plait !

La sauce avocat de Cuisine et Sentiment

Écrasez un avocat, de la coriandre moulue, du cumin, du citron, de l’huile d’olive, salez, poivrez.

La sauce olive de Cuisine et S

Mixez des olives noires Kalamata, de l’huile d’olive. Ajoutez des graines de sésame, des graines de lin et des graines de tournesol et mélangez à la fourchette.

La sauce concombre de Cuisine et S

Découpez en julienne très fine des concombres, ajoutez du fromage blanc nature, de la coriandre moulue, une pointe de jus de citron, de la coriandre fraiche et du paprika, salez.

Inspiration pour les sauces : Mag. Régal n° 28 Avril/Mai 2009 et Gourmand Hors série Spécial 10 ans

Apéritif de la semaine : grosse fatigue

Semaine 7

Grosse fatigue !  Cette semaine ce sera Pamplemousse gourmand spécial gueule de bois et 2 de tension

Je vois rose

Cocktail « on est encore rentré tard hier soir »

Le vin : La tête dans l’cru

Aujourd’hui j’me traine et j’encaisse comme je peux mes 38 ans.

Je ne peux plus sortir jusqu’à pas d’heure le samedi soir, boire 12 bouteilles de vins, danser, me réveiller à 11h, assurer un déjeuner, récurer le fiston puis aller travailler lundi matin. Cette sauvagerie que je me suis imposée me propulse tout net au sommet d’une fatigue redoutable et cruelle.

Quant à vous balancer un apéritif de la semaine, ça relève de l’exploit, si si j’vous jure.

J’allais vous proposer un peu de lente douceur à dos d’escargot dans les bras d’un merveilleux bourguignon mais si les escargots étaient bien au rendez-vous dans ma poêle persillée, le feuilleté nécessaire à la confection de mes bouchés s’est fait la malle (peut-être avec le bourguignon…). En clair, il me manquait un ingrédient et mon apéritif est tombé à l’eau.

Donc fouillant dans mes archives j’ai trouvé le flash et j’ai vu rose.

  • On essaie de frétiller comme un poisson, façon crevette, 1er avril oblige

Écrasez un avocat, ajoutez une cuil. à soupe d’huile d’olive, une cuil. à café de cumin, une cuil. à café de coriandre moulue, une demi cuil. à café de poivre de Tasmanie, du sel. Mélangez le tout puis ajoutez une cuil. à café de graines de tournesol et de graines de lin. Avec un emporte pièce formez un rond qui servira de support à une crevette fraiche décortiquée. Ajoutez un filet de jus de citron et décorez de graines.

  •  On se désaltère, on s’hydrate, on se vitamine. Je vous sers des bulles et du fruit : cocktail électrochoc’

Dans un grand verre, écrasez des feuilles de menthe avec de la glace pilée (ou des glaçons), ajoutez le jus d’un pamplemousse et celui d’un demi citron. Faîtes buller avec une eau pétillante et pour la douceur une cuillère à café de sucre semoule.

  • Et pour ceux qui guérissent le mal par le mal allez donc goûter la tête de cru !

 Domaine Ferret, Pouilly–Fuissé, Tête de cru Les Perrières