Sauté de dinde au champagne, à la crème de truffe et aux cèpes

Pour la petite bourgeoisie qui boit du champagne !… et pour les autres aussi 😉

Ingrédients

– 500 g de sauté de dinde

– 30 g de beurre

– 10 cl d’huile d’olive

– 20 cl de champagne

– 5 petits oignons doux des Cévennes

– 15 cl de crème fraiche liquide

– 1 demi cuillère à café de crème de truffes et de cèpes

– Sel

– Poivre (choisissez-en un goûteux à pilonner au dernier moment)

La crème de truffe et de cèpes.
Vous pouvez en trouver chez le traiteur italien. En ce qui me concerne, j’ai acheté celle de Marini Acqualagna. Vous pouvez également en trouver en ligne.

Dans une cocotte, faites dorer les oignons émincés dans l’huile et le beurre, ajoutez le sauté de dinde en les faisant dorer de tous les côté. Déglacez au champagne et laissez l’alcool s’évaporer (environ 4 minutes). Salez. Ajoutez la crème et laissez mijoter à feu doux et à couvert pendant 30 minutes environ.

Retirez ensuite le couvercle et laissez mijoter encore 5 à 10 minutes (jusqu’à ce que la crème épaississe légèrement.

5 minutes avant de servir, ajoutez la crème de truffe et de cèpes, mélangez et réchauffez quelques minutes.

Je l’ai servi avec des pâtes Casereccia Trafilata al bronzo

Et avec ça « Aussitôt bue » vin d’Alsace de Hubert et Heidi Hausherr ! (sur la photo c’est la petite fillette et le papillon) et aussi sur le guide Vindicateur

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C & S a un an : Epices et vous

J’ai un an ! BB blog encore mais qui a apporté beaucoup de satisfactions à sa génitrice 😉

Pour l’occasion, C&S s’offre un peu de poudre… aux yeux et espère encore grandir sur la toile. Merci à tous ceux qui m’ont suivie, me suivent et me suivront.

Et pour illustrer mon contentement, rien de mieux qu’une petite citation !

« Je me sens si bien hier matin que je voudrais être demain »*

*Noir Désir « Toujours être ailleurs » (2005)

Le billet de ce jour un peu spécial sera en l’honneur de tout ce que m’a apporté cette passion de la cuisine !

Je suis riche d’épices, mon placard en regorge…

« Saviez-vous que jadis des graines de poivre aient pu avoir la même valeur qu’un palais de Doge, qu’on aie pu acheter une princesse avec de la cannelle ? »*

Les épices ont l’hora et la douceur de la soie, certaines, comme le safran, valent de l’or.

Elles convoquent nos sens et les mettent dans tous leurs états. Elles se mélangent, se marient, se conjuguent à l’infini pour créer des saveurs inédites.

Accessoires de beauté pour tous nos plats… poissons, viandes, pâtes, légumes, cocktails, tous savent en faire une orgie.

L’épice, puissance de séduction :

On leurs prête bien des qualités… la saveur, le parfum, la couleur, la force et la douceur.

On leurs donne des vertus aphrodisiaques, elles seraient à elles seules un récit érotique.

Le pouvoir érectile du gingembre, le libidineux piment, la sensuelle cannelle, le sulfureux clou de girofle, la bonne cardamone, l’envoutante coriandre et le poivre tentateur. Combinées entre elles, c’est l’orgasme assuré.

Info ou intox, on s’en fout puisqu’en bonne épicurienne, j’aime tout ce qui est bon.

L’épice, elle te donne sans compter pour que tu t’adonnes sans retenue. Elle est BONNE et se consomme sans attendre.

Comment la conserver ?

Elle n’aime pas se faire attendre, fuit le soleil et l’humidité et préfère être entière pour mieux se faire pilonner.

Achetez-là en petite quantité et renouvelez votre stock tous les 6 mois.

En vrac !

Anis, Cannelle, Carvi, Clous de girofle, Curcuma, Gingembre, Macis, Moutarde, Paprika, Poivre, Safran, Sumac, Vanille…

Cardamone

Photo amourduthé.com

Photo amourduthé.com

* Venue du Sud-Ouest de l’Inde, on suppose ces origines au 7ème siècle av. JC. On la retrouve dans de nombreux récits dont les très mystérieuses et merveilleuses « Mille et une nuits ». Il se raconte même que les femmes des harems indiens l’utilisaient pour se droguer.

Elle a une saveur citronnée, avec un goût de sève de pin et ne pique pas. On l’utilisera toujours avec parcimonie. On la retrouve dans la cuisine indienne et asiatique mais aussi dans les pâtisseries russes ou scandinaves.

Elles se marie aussi très bien avec d’autres épices et on la retrouve dans le mélange Ras el hanout ou le Garam Masala.

Mon test  : Pain perdu et saumon fumé à la cardamone

* Source (http://www.ileauxepices.com)

La Coriandre

Photo depankaj-blog.com

Photo depankaj-blog.com

Venue du Proche Orient, on l’appelle aussi « persil arabe », ou « persil chinois » ou encore « cilantro ». « La plus ancienne preuve écrite de l’utilisation de la coriandre est un papyrus daté de 1 550 av. J.C. faisant la liste des plantes médicinales utilisées par les Égyptiens ». On en retrouve la trace dans les tombeaux des pharaons tels que Toutankhamon.

Au Moyen Âge on jetait une poignée de « persil arabe » au feu pour éloigner les mauvais esprits, djinns et autres shaitan…

Indispensable dans la Chorba (soupe algérienne), les pâtes de Curry, le couscous, elle se décline en branche, en graines ou en poudre et on la retrouve dans la cuisine indienne, asiatique et d’Afrique du Nord.

Un plat où j’estime la coriandre incontournable !

Les poivrons farcis

Le safran

Les infos et une recettes ici !

Les poivres !

https://cuisineetsentiments.files.wordpress.com/2011/11/theiere20corset.jpg

Ceux qui suivent connaissent mon penchant pour le poivre de Tasmanie (considéré comme un faux poivre).

D’autres me font de l’œil* :

– Les « vrais » poivre

Le voatsiperifery, le poivre à queue Cubère, le poivre blanc de Belém, le poivre blanc du Kampot, le poivre rouge du Kerala.

Focus sur le Poivre bio Masthota : Épice quasi unique, l’un des rares poivres biologiques de la planète. On le sublime sur un Saint-Pierre ou sur une mangue.

– Les « faux poivre »

Les baies de Chiloé, les baies du Sichuan vertes, le poivre long Capense, le poivre Selim, le poivre de Tasmanie…

Plus sur le poivre ici (Goût et Nature)

*source : Yam le magazine des chefs (octobre/novembre 2012)

Et plus encore…

L’ile aux épices

La Cuisine des épices

Les épices Roellinger

Les mélanges

Savamment mélangées, ça te prend le nez, la bouche et elles deviennent la base des plats les plus simples.

Curry, Garam Masala, Has el hanout, Quatre épices…

Le Vadouvan

Ce que dit la Contre étiquette  ! C’est une base de Curry composé d’oignon, d’ail, de graine de moutarde, de lentille d’Urid, fenugrec, cumin, fenouil, curcuma, de feuille de curry, ainsi que de trois huiles : huile de ricin, de sésame et de coco. Très parfumé, ce mélange, qui ressemble à un pot de fleurs séchées au crépuscule, s’émancipe avec l’agneau, le porc, la poularde, et les moules par exemple (type « marinières »). On l’utilisera en marinade, sans aucun ajout supplémentaire. Des notes huileuses, terpéniques et fumées, flirtant avec certains fruits secs en font un mélange exotique et chaleureux de premier plan !

Objet d’art à lire pour inspirer son âme…

« Le petit livre de cuisine des épices » aux édition  Appletree Press, Marilyn Bright, illustré par Lynda Stewart

Des recettes

Carottes glacées au gingembre

Kulfi  (Recette et photo Marmiton)

Ingrédients (pour 8 personnes) :
– 1,5 litre de lait
– 8 graines de cardamome
– 4 cuillerées à soupe de sucre en poudre
– 20 g d’amandes mondées finement hachées
– 20 g de pistaches finement hachées

Préparation :

Dans une grande casserole à fond épais, mettre le lait et la cardamone.

Porter à ébullition, baisser le feu et laisser cuire, en remuant souvent, jusqu’à ce que le liquide ait réduit d’un tiers (il doit rester l’équivalent d’un litre).

Remuer constamment pour éviter que le lait n’attache.

Ajouter le sucre et prolonger la cuisson de 2 à 3 minutes. Retirer les graines de cardamone et ajouter les fruits secs.

Versez la préparation dans un récipient en métal ou en plastique peu profond, couvrir la surface d’un film plastique et congeler une heure.

Sortir du congélateur et remuer vigoureusement.

Remettre au congélateur et répéter cette étape deux fois.

Garnir six moules à cornet de papier sulfurisé ou huiler légèrement six moules à pudding de 250 ml.

Répartir la préparation dans les moules puis congeler toute une nuit.

Au moment de servir, démouler les kulfi et décorer une croix incisée sur 0,5 cm de profondeur.

Quand Muriel vous offre des épices, elles vous emmène en Inde.

Menu Un voyage en Inde

– Masala Dosai version Wrap

– Chutney de noix de coco

– Lassi à la rose

– Gulab Jamun.

Le p’tit journal de l’épice

Contrebande et compagnie

Manger épicé, c’est bon pour la santé

La conquête des épices

 
*Extrait du livre Le petit livre de cuisine des épices

Orange mécanique : Acte 2

Je vois orange tous les jours et ça me va bien, après tout ce n’est qu’un peu de sang et de lumière… un rouge et un jaune qui s’épousent à merveille.

Du coup, je fête l’ Orange en 5 actes ! #Acte 2

Patates douces et magrets de canard au miel et au gingembre accompagné d’un Côte du Rhône Nouveau de Marcel Richaud

Ingrédients :

– 3 patates douces

– 3 pommes de terre moyennes

– 3 petits oignons doux des Cévennes

– 2  magrets de canard

– Un demi verre de vin blanc

– Une demi cuillère à café de fond de volaille

– 15 cl de miel de fleur ou miel de printemps

– Une demi cuillère à café de gingembre

– Sel

Poivre de Tasmanie

Faites cuire les patates douces et les pommes-de-terre dans l’eau bouillante salée, 20 minutes environ.

Dans une cocotte, faites revenir les magrets environ 10 minutes côté peau. Gardez uniquement l’équivalent de 2 cuillères à soupe de graisse. Retirez les magrets et réservez. Émincez les oignons et faites-les revenir dans la graisse quelques minutes (jusqu’à ce qu’ils soient translucides mais pas colorés). Ajoutez les magrets et faites-les revenir côté chair 2 à 4 minutes selon épaisseur. Réservez.

Déglacez avec le vin blanc.
Ajoutez le fond de volaille, le miel et le gingembre. Laissez légèrement caraméliser.  Salez.
Coupez en morceaux les patates douces et les pommes de terre et faites-les cuire à nouveau dans la cocotte. Laisser cuire doucement dans la sauce 10 à 15 minutes.

Déposez les magrets sur le dessus de la cocotte pour réchauffer le tout et servez. Parsemez de poivre de Tasmanie

Orange mécanique

C’est étrange comme une couleur peut vous poursuivre toute votre vie. Véritable psychopathe, le Orange me traque. Hasard, destin, coïncidence, je ne sais…

Née en automne, la terre flamboie le jour de ma naissance. Mariée en octobre, les jardins de Paris m’offrent un nuancier façon été indien… même la robe est orange !

Cuisine et Sentiments nait un matin de novembre sous les feuilles flamboyantes qui tombent… Enfin, mon intérieur même s’habille et s’illumine d’orange !

Je vois orange tous les jours et ça me va bien, après tout ce n’est qu’un peu de sang et de lumière… un rouge et un jaune qui s’épousent à merveille.

Du coup, je fête l’ Orange en 3 actes !

Acte 1 : Pâte Tempestina n° 11 façon risotto au safran

Un risotto qui se la donne façon petites perles !

Elles existent aussi en N°173, on les appelle aussi Petits plombs et à Ghazouet on les nomme Berkoukes.

Ingrédients :

– 200 g de pâtes Tempestina (ou petits plombs)

– 1 litre d’eau et 2 cubes de bouillons de poule (préférez la version bio)

– 20 cl de vin blanc sec

– Un oignon émincé

– 80 g de parmesan râpé

– 50 g de beurre doux

– 1 dose de safran si vous utilisez les filaments, faites-les infuser préalablement dans du bouillon.

Préparez le bouillon avec de l’eau bouillante et les cubes.

Dans une casserole, faites fondre la moitié du beurre et faites cuire l’oignon jusqu’à ce qu’il soit translucide et moelleux.

Ajoutez les pâtes. Bien mélanger sur feu doux une ou deux minutes.

Déglacez au vin blanc. Laissez les pâtes s’imprégner.

Versez une louche de bouillon sur les pâtes et laissez mijoter à feu doux tout en mélangeant jusqu’à absorption complète puis répéter l’opération jusqu’à avoir utilisé la moitié du bouillon. C’est le moment d’ajouter le safran ou le bouillon safrané. Mélangez à nouveau jusqu’à absorption. Continuez d’incorporer le bouillon jusqu’à ce que les pâtes soient cuites. (L’opération dure 15 minutes environ, le mieux c’est de goûter, on n’est pas obligé de mettre tout le bouillon)

Retirez du feu et incorporez le reste du beurre tout en mélangeant puis le parmesan. Servez !

ACTE 2 : Patates douces et magrets de canard au miel et au gingembre accompagné d’un Côte du Rhône Nouveau de Marcel Richaud

ACTE 3 : Noix de pétoncle infusées au poivre de Tasmanie et la vanille

Le monde en bouteille et des recettes au bout de la fourchette : Episode #1

Cuisine nomade et alcool de lait

par Sonia Lopez Calleja et Samia Iommi-amunategui
 
« Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter ».
Cette phrase de Michel Déon, résume très bien le projet en duo que nous avons souhaité mettre en place Sonia Lopez Calleja blogueuse vin sur Vin de Presse et moi-même.
 
Dans une série d’articles croisés, nous allons vous faire manger et boire le monde pour mieux le découvrir. Nous n’avons cependant pas déterminé qui de nous deux chantera…
 
Pour ce premier article croisé nous avons choisi de vous emmenez loin, très loin. Vous faire découvrir une contrée riche en histoire mais peu touristique. En un mot, vous dépayser. Nous vous amenons dans la steppe, au pays des Khan, des guerriers à cheval, à la rencontre des plats issus du nomadisme, du vignoble qui tente de ne pas disparaître et des alcools… de lait.

Cuisine kazakh

Photo du site chine-informations Un berger de l'éthnie kazakh prépare le dîner dans la prairie de Narat

Photo du site chine-informations Un berger de l’éthnie kazakh prépare le dîner dans la prairie de Narat

Quand Sonia m’a parlé du Kazakhstan, j’ai écouté comme une enfant. Telle une conteuse contemporaine, elle m’a donné à boire et à manger et même à rêver !

De son voyage au bout de la terre, elle a ramené des saveurs et préservé la gourmandise. C’est une cuisine étonnante, riche et brute qu’elle m’a livré afin que je la partage à mon tour.

Photo du site obiwi.fr Crédit photo Yvon Blazy

Photo du site obiwi.fr Crédit photo Yvon Blazy

Le citoyen kazakh vit au milieu de multiples ethnies et nationalités. La cuisine traditionnelle tient compte de la nécessité de se déplacer régulièrement et du peu d’éléments présents dans une nature peu propice à la culture. Néanmoins, il faut nuancer ce tableau car ce pays, 5 fois plus grand que la France, possède du nord au sud de nombreux cours d’eau, des zones montagneuses et un climat un peu plus clément au sud.

Photo Le canyon de Charyn, Kazakhstan © Amar Hireche

Photo Le canyon de Charyn, Kazakhstan © Amar Hireche

Toutefois, les populations kazakhes ne sont d’ailleurs pas toutes historiquement nomades. Plus on s’approche de la frontière ouzbek, au sud, et plus on trouve des populations sédentarisées et une riche architecture musulmane. La répercussion sur la cuisine est évidente, une cuisine plus élaborée, la présence d’épices, de légumes et de fruits secs ou non.

Avant de manger : Danse avec les loups

Il se pratique encore dans le nord la chasse à l’aigle pour tuer le loup, animal sacré et symbolique. Les kazakh capturent de jeunes femelles aigles qu’ils dressent pour la chasse et avec lesquelles ils s’unissent dans une sorte de mariage symbolique (héritage du chamanisme de chasse local). De cette union naît la force que l’on retrouve également dans une cuisine prête à nourrir la terre entière !

Photo : Vindepresse Sur la route de Sharyn. Kairat, le fils de la famille d’accueil kazakhe de Sonia avec un aigle dressé pour la chasse

A quoi ça peut donc ressembler ?

On imagine déjà l’improbable marmite dans laquelle bouillonne morceaux de viande et légumes…

Photo : Vindepresse Zoya et la maman Kazakhe de Sonia en train de découper les légumes pour une salade (elle l’appelle Mama)

Quand l’imagination rattrape la réalité : Le Besbarmak (prononcé bischbarmak).

Le partage est le maître mot, ce qui, vous le comprendrez, implique de la quantité ! Et le kazakh est généreux.

Véritable carnivore, il a coutume de dire « Le loup est le deuxième plus grand mangeur de viande, le premier, c’est le kazakh. ».

Le plat national, le Besbarmak signifie les cinq doigts de la main et c’est bien avec elle (la main) que vous mangerez, directement dans un grand plat. J’entends déjà les « beurk » et autres onomatopées traduisant le dégoût, mais sus à l’ethnocentrisme et comprenons la « substantifique moelle » des coutumes et traditions.

Le Kazakhstan n’aspire pas à une cuisine aseptisée, lyophilisées, pasteurisée. C’est une cuisine qui tire ses origines de racines nomades et des influences des divers peuples vivant dans la steppe.

Dans le chaudron, c’est un animal entier qui y passe, cheval, mouton ou bœuf. Chaque morceau est réservé aux personnes en fonction du sexe, de l’âge, du statut familial et social. La partie la plus noble, la tête et en particulier les yeux, étant réservé au plus âgé ou à l’invité d’honneur.

Bonne nouvelle !

Vous êtes l’invité d’honneur ! Alors, heureux ?

Le Besbarmak est servi sur de grands plats garnis de larges pâtes. Le bouillon de viande est servi à part au début ou à la fin du repas.

Photo du site coloradotokazakhstan.wikispaces.com/KZFood

Photo du site coloradotokazakhstan.wikispaces.com

La recette

Plusieurs kilos de viande avec l’os et le gras. Ajouter des litres d’eau pour le bouillon, des oignons, du gros sel, du poivre noir, des pommes de terre et des pâtes (type lasagne)

Placer la viande de cheval ou de mouton dans une grosse cocotte et ajouter l’eau. Faire cuire la viande pendant plusieurs heures. Dans une autre cocotte, faire cuire les pommes de terre à l’eau. Émincer les oignons et, dans une casserole, ajouter-les à un peu de bouillon. Laisser cuire. Faire cuire les pâtes dans le bouillon, en fin de cuisson. Dans un grand plat, placer les lasagnes cuites dans le gras du bouillon, la viande, les pommes de terre et les oignons cuits avec le bouillon, en dernier. Le bouillon est servi à part dans des bols.

Sur la table, vous pourrez aussi trouver…

De la fraicheur avec des salades !

Photo : Vindepresse La précision du geste de Zoya. Dans la cuisine russe et kazakhe, les morceaux doivent être très petits

De la chaleur avec le kazy, un saucisson de cheval fumé parfois accompagné de nouilles froides.

Le souffle et des battements de vie avec le Kuurdak, ragoût de viande grasse avec les abats (cœur et poumon) et quelques pommes de terre… laissez mijoter.

Savourez enfin le Koumis

Et aussi sur

Un week-end en enfer

La Saint Glou ou comment mourir puis renaître le long des routes solides et liquides ?

Répondant à l’appel de notre Gentil Organisateur Olif, nous voilà partis. Destination finale : le Jura… point de non retour : Salins-les-Bains.

Il pleut, le ciel est bas et les nuages noirs. Eva conduit « fast and furious » ou presque.

Je m’en vais retrouver une bande de joyeux amis facebookiens*, vous comprendrez qu’en fait je ne les connais pas.

J’ai peur, un peu, j’vous jure !

Depuis combien de temps s’adonnent-ils à la vigne ? Je n’ai qu’un an dans ma vie de bloggeuse cuisine et suis clairement une petite joueuse question « levée d’coude ».

Microcosme vinique dans lequel je m’invite et qui va me manger toute crue.

# Jour 1 : Mes premiers coups dans le de cœur

18 h aux Jardins  de Saint Vincent

Trois vignerons : Rencontre avec Renaud Bruyère (producteur de vins natures sur Pupillin), Alice et Charles Dagand du Domaine de l’Octavin et Émilie et Alexis Porteret du Domaine des Bodines.

– Bruyère tout en devenir et déjà plein de promesses.

– Domaine de l’Octavin : Un savagnin ouillé 2011, Comtesse Almaviva Les Nouvelles… une belle fessée sur la langue.

– Les Bodines : Un Arbois Poulsard 2012 bien tranché en bouche.

# Jour 2 : Un Tissot dans le cœur et quelques Macle indélébiles

Stupeur et tremblement car pléthore de bouteilles nous attendent.

Tissot

Tissot

Quelques quilles chez Tissot :

– Un crémant du Jura qui claque : BBF

– Un chardonnay 2010 façon potion magique : Les Graviers

– et d’autres encore… Clos de la Tour Curon, Traminer 2010, Savagnin 2008 sans ouillage, un vin de glace 2004…

15 h de retour à Salins, j’suis pas sure d’aller bien 😉

Gloire aux nourritures terrestres qui vont m’aider à penser… ouf ces gens-là se nourrissent comme moi.

Sur la table : Mont d’or, saucisses de Morteau à se damner (si ce n’était pas déjà fait), cancoillotte faite tout pour nous par Olivier et Catherine à partir de metton affiné de la fromagerie Poitrey… et les pâtisseries de rêve de chez Conticini …gloire à vous !

17 h Je bascule du côté obscur et je suis la meute… de plus en plus profond.
Crachoir et fresque

Crachoir et fresque

  • Chez Laurent Macle mes yeux commencent à pénétrer l’obscur mystère de la furieuse dégustation.
Macle

Macle

– Savagnin 2004 fumé en bouche et qui fait du bien

– Chardonnay sous voile ouillé 2009

– Mac 20 au nez de pruneau façon tajine, belle fraicheur qui me sauve la vie !

21 h Toujours vivante. Ça Balance à Arbois

Au menu :

– Beignet de truite de la Petite Montagne à la farine de tempura, sauce nuocmam Vin Jaune

– Coq au Vin Jaune et aux morilles, servi en cocotte à l’ancienne

– Mini crème brûlée au Vin Jaune (offert)

– Clafoutis aux abricots de Sébastien

La Balance

La Balance

Je découvre Un Patrick Böttcher linguiste et conteur. Voilà qu’il nous emmène au fil d’un « non peut-être » sur la route de « Bonjour l’amour »… pour plus d’explications,  s’adresser à l’apothicaire en personne.

# Jour 3 : Overnoy/Houillon

11 h … si « Quelqu’un veut dire quelque chose », scande Emmanuel à chaque fois qu’il nous sert, qu’il parle immédiatement ou se taise à jamais. J’ai peur !!!!

J’observe la table, je m’interroge… Concentration, méditation, dégustation…

J’apprends, j’écoute, je m’enrichis l’esprit… la transformation s’opère… je deviens VINPIRE !

Avant la transformation définitive, avant l’intronisation finale je parviens  encore à capter quelques paroles d’un monde qui s’éloigne… »

C’est quoi qu’on boit ?

On a enterré des bouteilles (quoi, pardon ?)

Ça bouge sous la deuxième couche

C’est oxydatif

Poulsard

Ploussard

Savagnin

Jura

C’est bo ça

Tout est fini, je bois du Nourisson, j’accepte l’intronisation et m’offre un bon gueuleton ! Durée de l’intervention 7 heures.

18h30 : Hirsinger (chocolatier Meilleur ouvrier de France)… on va déguster.

Un marron de glace en pleine poire, un galet meringué à la suisse dans la tronche et un triple H pour ma pomme ! Légèrement sonnée mais prête à enchainer.

21 h JP Jeunet et sa toque étoilé

A LA SANTE, que je n’ai pas encore perdu… bientôt je serai complètement des vôtres pour mieux vous manger mes enfants !

Au menu :

– Canard Colvert & Foie Gras en «Strates, Tube de Coing Confit, Salsifis Glacés aux Sucs de Gibiers & Grattons de Peau, Tuile de Salsifis

– Sandre Poché & Rôti au Beurre de Noisettes, Gâteau de Blettes & Jésus de Morteau, Pulpe Amandes & Cèpes, Huile Torréfiée & Tuile Végétale

– Épaule d’Agneau Cuite Doucement en Coiffe de Mélilot, Compotée de Sukuna à l’Huile de Pépins de Courge & Gingembre, Pulpe de «Main de Bouddha» & Lait Battu de Foin

– Assiette des Affinés à Souhait, Pain aux Noix

– Figue de «Solliès» Rôtie dans ses Sucs, Sur un Pain Perdu aux Agrumes, Sorbet Figue, Émulsion Macvin

# Jour 4 : Chez Jean François Ganevat, 51 quilles tu dégommeras

Mon premier vœu pour cette nouvelle aube a été de fuir, il parait que ça fait ça au début de ta vie de Vinpire, j’ai eu envie de crever mais c’était déjà fait, j’ai voulu attraper un train mais y en avait pas.

Vinalement j’ai gouté puis craché, moi aussi… dégusté bien bon… et mangé l’excellente cuisine de malade de dingue de Pierre-Ivan Boos.

Sur la table :

– Tataki de bœuf, boulettes de riz au mirin
– Tube de jus de choucroute en gelée à l’infusion de saucisse de Morteau
– Roulé de turbot à l’algue nori, thé Lapsong et Saké
– Gelée de persil, île flottante aux épices, pétales de haddock
– Mousse de crabe au combava, gelée de chocolat
– Panacotta de maquereau fumé, crevette marinée
– Pan con jamon façon mique, pipette huile d’olive

– En verrines: thon à l’huile, terrine de sanglier aux trompettes de la mort, rillettes de lapin aux aromates, joue de bœuf en gelée

– Girolles au vinaigre, compotée de quetsches à la gentiane
– Roulé de jarret de porc à la moutarde à l’ancienne et baies de genièvre
Serrano

– Bœuf thaï

– Fromages régionaux

Des quilles de 2007, 2008, 2009, 2011… en biodynamie… Orégane, Schiste, Rien que du fruit, Chalasse, Les Grands Teppes…

Et bien voilà : Elle est des nôtres…

et si à la Saint Glou tu veux venir, 10 commandements tu devras suivre et c’est Eva qui le dit !

« Il y a aujourd’hui beaucoup trop de sages, beaucoup trop de prudents.(…) Envoyez-nous des fous, ceux qui s’engagent à fond, ceux qui s’oublient, ceux qui aiment autrement qu’en paroles, ceux qui se donnent pour de vrai et jusqu’au bout… » Louis-Joseph Lebret, 1953

« Bouge ton corps de femelle »

Je vous emmène faire un apéritif dans les bras de Katia.

Cette femme-là c’est de la bombe bébé, un Benz’ de luxe qui te zoum zoum zem juste en la regardant… dans les yeux j’ai dit.

Insondable, improbable, indomptable, elle te choque en douceur. C’est une femme cocktail, et si tu suis son rire, elle t’emmènera vivre la plus délicieuse des soirées. Femme de la nuit, tu la suis, femme du jour, tu peux toujours courir !

Les acras de Katia

Voilà à quoi ça pourrait ressembler…

Photo - Les accras de uneplumedanslacuisine.com

Photo – Les accras de uneplumedanslacuisine.com

Entrez dans les secrets  que je suis enfin autorisée à vous dévoiler…

Proportion approximative, cette recette-là il faut la pratiquer pour la maîtriser.

– 200 g de Giromon  (variété de potiron cultivée dans les Antilles)

– 400 g de Malenga (ou le petit Taro, tubercule)

– 200 g de crevettes moyennes

– 50 g de farine

– 4 pieds de cives (ou ciboulette)

– 1 piment antillais rouge (piquant)

– 1 piment végétarien

– 1 gousse d’ail

– 1citron vert

– 2 feuilles de thym

– 1 ou 2 œufs (vérifier la consistance au fur et à mesure)

– ½ cuillère à café de bicarbonate de soude

– Sel et poivre

– Si la pâte est trop épaisse ajouter un peu de lait.

– Huile de friture

Faites mariner les crevettes dans le jus des deux citrons verts, le sel, le poivre, l’ail écrasé et le piment végétarien émincé pendant 30 minutes. Râpez finement le giromon et le malanga. Hachez finement les herbes et le piment antillais (à doser en fonction de vos goûts et de votre résistance à l’intense).

Égouttez les crevettes (Découpez en deux les crevettes si elles sont trop grandes) et mélangez tout le reste des ingrédients (un seul œuf au départ) jusqu’à avoir la consistance souhaitée.

Faites chauffer l’huile. Lorsqu’elle est bien chaude, formez des petits paquets avec une cuillère à café et faites frire vos acras. Essayez d’abord avec 2 ou 3 acras et vérifiez que la cuisson, la consistance et l’assaisonnement vous plaisent.

Voilà à quoi ça ressemble… peux mieux faire…

Quand tu maitriseras l’acras, tu pourras t’attaquer à Katia !

Pour la soif, il faut que ça décape d’un côté et que ça ronronne de l’autre.  Un rhum arrangé des familles ou des Perles rouges.

Le rhum arrangé

– 1 noix de coco

– 3 gousses de vanilles

– 30 cl de sirop de canne

– 1.5 L de rhum

Cassez en morceaux la noix de coco et la mettre en bocal avec 1.5 litre de rhum. Ajoutez-y 3 gousses de vanille fendues dans la longueur et 30 cl de sirop de canne.

Laissez macérer 6 mois

Les Perles Rouges du Domaine Patrice Colin – Coteaux du Vendômois

Une effervescence au caractère sanguin, du fruit rouge en bouche et de belles bulles qui jouent sur la langue. Un peu de poésie dans le monde de la nuit et une dose d’énergie pour affronter les morsures de l’aube.

Ce vin crée ces bulles uniquement grâce aux sucres naturels du raisin (pas d’ajouts) et avec le concours des levures naturelles. De fermentation naturelle selon la méthode dite “Ancestrale”.

Là ça claque et pas que dans la bouche !