Regardez-moi dans les œufs

Hahaha elle est nulle celle-là… mais bon, même pas mal…

Tuer dans l’œuf

« Hasta la vista petit poussin »

Oui, je sais c’est cruel mais pas la peine de se la jouer effarouché, tous ceux qui mangent des œufs savent que sans leur intervention, l’œuf aurait fait la poule…

Pâques et ses œufs c’est la fête dans les poulaillers français. Alors lâchez-vous et faites des œufs à toutes les sauces.

L’Œuf en meurette de Patrick Bertron, Chef du Relais Bernard Loiseau a Saulieu sur You Tube

L’œuf à la coque et ses mouillettes

Au chorizo dans son nid

Spaghettis chorizo et jambon de bayonne

Au fromage

ouef-coque-mouillette

Au beurre

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L’œuf pané de Cyril Lignac

La recette ici

Qui vole un œuf, vole un bœuf !

Je ne sais pas ce qui s’est passé mais la recette et la photo à suivre sont victimes d’un hold up collectif !

On les trouve à l’identique chez Madame Figaro, sur Le sucre.com, ou encore sur cuisine.notrefamille.com et sur 750g et encore sur doctissimo, chez Magicmaman, chez Marie-Claire idée, chez Lutins du vexin, chez Cookissime… je m’arrête là, ça devient ridicule… !

Qui est le propriétaire ?Qui est le propriétaire ?Qui est le propriétaire ?Qui est le propriétaire ?Qui est le propriétaire ?

Qui est le propriétaire ?

Peut-être aussi que la recette à suivre est libre de droit avec sa photo. J’ai cru comprendre qu’il existe des banques de données de recettes (qui j’imagine payantes) dans lesquelles certains mag et livres piochent. C’est peut-être le cas pour cette recette et sa photo

Quand même, c’est à se demander qui est arrivé le premier… l’œuf ou la poule !?

Mais à qui appartiennent cette photo et cette recette ?!!!

Si l’auteur se reconnaît, qu’il n’hésite pas à se faire connaitre car c’est une belle idée… C’est con de ne pas pouvoir rendre à César ce qui lui appartient.

Passons et allons à l’essentiel… manger !

En qui me concerne je tente la recette ce week end pour une photo Chef toi-même et je la modifie en vous proposant de remplacer le lait entier par du lait concentré sucré ou du chocolat blanc fondu, on enlève donc le sucre dans la préparation et on prendra du sucre cristallisé pour la déco, pourquoi pas ajouter de l’essence de rose ?…

Je me lance comme ça et je vous dirai…

Ingrédients

– 2 paquets de biscuits roses de Reims (350g)

– 30g de sucre cristal

– 200g de beurre mou

– 4 jaunes d’œufs

– 4 c à s de lait concentré sucré ou 50g de chocolat blanc fondu

– 1 c à c de vanille en poudre

– Facultatif : quelques gouttes d’essence de rose

Réduire tous les biscuits roses en poudre fine au robot (en réserver un peu pour le décor). Ajouter le beurre ramolli à température ambiante, les jaunes d’œufs, le lait et la vanille. Mixer à grande vitesse, jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Ajouter la rose. Mélanger.

Prélever la pâte par cuillerées et la façonner en forme de petits œufs. Les rouler dans les biscuits roses en poudre et in peu de sucre cristal.

Allez regarder dans les œufs de la blogosphère culinaire

– Dans le nid douillé de La popotte de Didine

– Tout en mousse avec Françoise de Saveurs croisées

– L’œuf acidulé dans son nid avec Sam ‘Mijote

– Une coquille vanillée avec Cakes and Sweets

– Les jolies coquetteries de Fashion Cooking

– LaPure Gourmandise pour vous servir

… et d’autres…

Pour tous ceux qui préfèrent faire chauffer la carte bleue

Les œufs d’Hirsinger (Meilleur ouvrier de France, chocolatier, confiseur, chocolat vivant)

Chocolat Hirsinger, photo du site

Chocolat Hirsinger – photo du site

Les œufs de Patrick Roger

Oeuf en chocolat de Patrick Roger - Photo du site

Œuf en chocolat de Patrick Roger – Photo du site

Les œufs de Joséphine Vannier

Œuf en chocolat de Joséphine Vannier - Photo du site

Œuf en chocolat de Joséphine Vannier – Photo du site

Allez ! Bonnes fêtes les gourmands!

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Tu viens plus aux soirées ?

« Passez donc à la maison samedi soir !

Qu’est-ce qu’on amène ?

Rien, je me charge de tout. » (il ne manquerait plus qu’on pense que je ne sais pas recevoir)

Sauf que recevoir les copains aujourd’hui c’est plus vraiment comme il y a 15 ans. C’est pas qu’on soit particulièrement vieux, les quarantenaires ont des potes de 30 ans voir moins (ouai ok, ça fait quarantenaires qui ne veulent pas vieillir, foutue génération Peter Pan), donc ce n’est pas qu’on soit des vieux-jeunes qui a tout changé, mais belle et bien l’époque qui impose d’appâter et d’épater par le contenu de l’assiette et du verre !

Avant, avec les  amis on mangeait des biscuits apéritif et on s’enfilait une bouteille de Gyn avec du schweppes citron … Il y avait aussi la version pâtes au beurre et gruyère, pizza et bières !

« What did you expect ?! » On avait 19 ans bordel !

Puis vint le temps de la finesse (trentenaires des années 2000) et accompagné le plus souvent d’une troupe made in « Sex and the city », j’entends par là des copines de folie et un dandy, homosexuel s’te plait ! donc bien accompagné on grignotait des choses pas trop chers et buvait de l’Alsace… Quel producteur, quel domaine ?

« Fais pas chier ! De l’Alsace quoi ! »

Mais ça c’était avant…

Aujourd’hui les potes de 20 à 50 ans et plus encore (dans le lot il y a ceux qui bouffaient des pizzas en buvant une bière au vin d’Alsace) ont le palais expérimenté… Ils cherchent le bon, ils ne sont pas là pour se nourrir, faut pas déconner, trop vulgaire mais pour se régaler, exit la mal bouffe, le jambon cellophane et la chips lipidique…

« JP Coffe sors de ce corps ! »

T’as la pression maintenant quand tes potes viennent à la maison … putain de « Diner presque parfait » ! (Pour l’animation vous repasserez.)

Il faut donc faire du bon, du bien produit, du bien cuisiné aussi. Il faut donner à boire du bien fait, attention ! Va pas servir ton champ’ de supermarché… « Non mais Allo quoi ! »

Du coup, tu apprends et tu reconnais aussi qu’avec des bons vins, t’as pas la barre dans la tête le lendemain, t’es totalement frais et dispo pour gérer la p’tite famille… alors tu adhères et toi aussi quand tu vas chez tes potes tu fais la grimace devant le cubi de vin ou le bol de chips…

Pour la faim de groupe, un peu de générosité à l’italienne !

 Préparez une base à servir à toutes les sauces.

 Le pesto

Préparation originaire du nord-ouest de l’Italie, « pesto » vient de « pestare » qui signifie « écraser ». A base de Basilic frais (basilico genovese), de pignons de pin, d’huile d’olive, d’ail et de fromage râpé (pecorino romano et/ou parmigiano reggiano), c’est le pesto alla genovese

Pour vous en parler comme il faut c’est du côté de Floriana que tu dois aller.

A l’origine il s’utilise sur des pâtes, toutes autres utilisations seraient abusives. Toutefois, la cuisine étant aussi une affaire de goût personnel, j’aime m’inspirer de ce qui existe et le distiller un peu partout. La règle d’or étant qu’il ne faut jamais qu’un aliment masque le goût d’un autre, l’écrase, l’éclipse ou pire n’apporte rien au produit initial.

Un « pesto » de roquette

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Dans le pilon (et oui, ça se pilonne et rien d’autre) une poignée de roquette, 50 g de pignons, 50 g de parmesan, 3 cuillères à soupe d’huile d’olive. Pilonnez et réservez.

Un « pesto » de tomates séchées et menthe

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Dans le pilon, les feuilles de 2 branches de menthe, 6 pétales de tomates séchées, une belle poignée de graines de tournesol. Si les tomates ne sont pas à l’huile, ajoutez 3 cuillères à soupe d’huile d’olive. Pilonnez et réservez.

Variation autour des deux pestos.

Tuiles de parmesan

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Une poêle sur le feu (sans ajout de matière grasse), déposez tour à tour une cuillère à café de parmesan, aplatissez de sorte à former un rond et laissez cuire. Quand des petites bulles apparaissent, retirez la poêle du feu et laissez refroidir quelques secondes puis retirez les tuiles à l’aide d’une spatule (vous pouvez y mettre les doigts aussi) et déposez-les sur du papier sulfurisé. Pour leur donner une forme genre « petit panier »  vous pouvez les déposez sur un petit verre et attendre qu’elles durcissent.

Déposez-y une cuillère à café de pesto de votre choix et accompagnez d’un petit morceau de poulet rôti ou de jambon cru.

Pâtes au jambon cru italien et pesto de roquette

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Faites cuire les pâtes, égouttez-les et assaisonnez de pesto de roquette, ajoutez quelques tomates confites, du jambon cru italien et un peu d’huile d’olive. Râpez du parmesan et assaisonnez avec un poivre de caractère (Tasmanie, de Madagascar…)

Autres propositions

Le pesto menthe/tomates séchées signera un accord parfait avec un gigot d’agneau rôti.

Le pesto de roquette parfumera à merveille un risotto au parmesan.

Les pestos pourront servir de fond de tarte aux légumes et se déguster sur des petits morceaux de pain frais frottés à l’ail.

Pour la soif

Sur une sélection de blancs…

Encore et toujours Le Grand Blanc du Domaine Milan

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Quintaine de Pierrette et Marc du Domaine Guillemot-Michel

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Les Grenouilles du Domaine Lemaire-Fournier  sur Vindicateur

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Le vin d’une italienne : Arianna Occhipinti et c’est Guillaume « Du Morgon dans les Veines » qui en parle le mieux

Des desserts pas très catholiques

Pétrissez-moi mon père parce que j’ai péché…

« Taillez-moi les hanches à la hache

J’ai trop mangé de chocolat »*

Me voilà, avec entre les mains, un livre.

 livre-dessert

Je le regarde, j’ai du violet plein les yeux, couleur de la repentance pour les luthériens, couleur de la pénitence selon le rite romain du concile de Trente à Vatican II ou couleur de la mort selon les prescriptions actuelles du missel romain.

Ce violet là m’attire moi et en plus il brille légèrement par la couleur de son titre rosé pétillant. Il me plait déjà, à croquer rien qu’à le regarder… authentique objet du péché !

Oublie la grâce divine et succombe au doux péché de la lecture gourmande de « Des desserts pas très catholiques » de Prosper Codaque aux Éditions de l’Épure.

Des desserts pas très catholiques

Ce livre te montre comme il est difficile de résister aux tentations de bouche. Il est malin et diablement efficace.

Il met en scène les péchés mortels des bonnes sœurs et des bons curés que l’église abrite.

Tu croiseras ainsi dans l’ombre sucrée d’un dessert bien béni, un parricide, un Dom Juan, un cambrioleur, un empoisonneur, un pyromane… C’est à travers l’histoire de ces déviants gourmands que l’auteur nous confesse leurs recettes sucrées.

Des desserts pas très catholiques

Oseras-tu croquer la nonnette empoisonnée de Sœur Patricia Petrova ?

Te risqueras-tu à caresser la Veuve Noire et récolter les baisers chocolat des sœurs Poissons ?

Succomberas-tu au fondant aphrodisiaque de Sœur Josepha ?

Si Dieu a un plan pour chacun de nous, ses serviteurs auront les maux de la faim !

En ce que me concerne, je m’en vais faire de ma bible cet ouvrage et vous sermonnerai de quelques desserts testés !

Prosper Codaque, auteur, photographe/plasticien

– « Des desserts pas très catholiques », Éditions de l’Épure, 2013

– « L’Album du chat – Comment épater son chat ou les exercices et pirouettes de séduction pour mater son matou » (recettes de sushi pour chats), Tana Éditions, 2004

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– Sous le nom de Nino Cavallo, « Les truands se mettent à table » aux Éditions Fizzi, 2007

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– Expo Galerie Art & Architecture Paris, « Les boulettes de vie »

*"La femme chocolat" d’Olivia Ruiz

Foodage de gueule

Comment vous présenter des choux complètement loupés visuellement ?

En vous disant que ce ne sont pas des choux mais un nouvel ovni « foodistant » qui va écraser le macaron et les whoopie pies…

Mais je me suis dis que cela insulterait votre connaissance et mépriserait ceux qui ne pratiquent pas en cuisine.

Alors voilà, je vais vous conter en quelques lignes comment j’en suis arrivée là.

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Au lieu d’avoir ça (cf. billet du 11 mai 2012 avec ma première fois trop choux)

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Mon ancien four tant maitrisé ayant rendu l’âme, j’en ai acheté un nouveau et devant lui je suis restée perplexe.

Je l’observe, je tourne autour, pas de fonction « chaleur tournante » pas de possibilité de sélection de thermostat… et merde !

Mais quel boulet je fais, erreur d’amateur, précipitation insensée… ce four ultra perfectionné ne permet pas de faire des gâteaux !

Entre le crips, le gril et les micros ondes mon cœur vacille.

Bordel, mais quelle idée de construire des fours avec lesquels on ne peut pas faire de gâteaux, mais il faut être complètement con ! Bon d’accord c’est un peu de ma faute aussi, j’aurais dû mieux lire le descriptif et tout le blabla…

Après avoir fini de râler j’ai décidé de braver les obstacles et de les faire quand même mes sacrés choux à la crème.

En mode pâte à choux

Ingrédients pour 400 g de pâte

– 80 ml de lait

– 80 ml d’eau

– 70 g de beurre

– 2 g de sel

– 10 g de sucre

– 100 g de farine

– 2 œufs

– Les grains d’une gousse de vanille

Préchauffer le four à 160 °. Dans une casserole, mettre le lait, l’eau, le beurre en dès, le sucre et le sel. Porter sur feu vif et mélanger jusqu’à ce que ce que le beurre soit fondu. Porter à ébullition et laisser bouillir 2 à 3 secondes. Retirer du feu et ajouter la farine en une fois. Mélanger doucement et de plus en plus vivement jusqu’à disparition de la farine.Remettre sur feu vif et dessécher la pâte en mélangeant vigoureusement. Arrêter lorsqu’elle ne colle plus à la casserole ni à la spatule (entre 30 secondes et 1 minutes). Battre les œufs et incorporer 2 à 3 cuil. à soupe dans un premier temps. Attraper un bon morceau de pâte et observer la texture : si elle commence par accrocher à la spatule puis en tombe au bout de quelques secondes en formant une pointe, elle est prête. Sinon, continuer d’ajouter l’œuf (2 à 3 cuil. à soupe).

Recommencer l’expérience. Lorsqu’elle est prête, faire le pochage (former vos choux ou éclairs sur un plaque de papier sulfurisé).

Enfourner à 160 ° pendant 55 minutes. Vos choux doivent être bruns. Ne pas ouvrir votre four pendant toute la cuisson.

Première fournée. J’oublie de lisser les choux.

Je confie mes bébés au satané four en fonction crips 8 minutes.

Verdict : je sors du four des espèces de tortillon tout pâles. Ils me serviront de chapeau !

Deuxième fournée. Je lisse bien les choux cette fois-ci.

Je les enfourne en mode gril 6 minutes.

Verdict : Tout cramé, tout dur, direction poubelle.

Troisième fournée. Je lisse, j’enfourne en mode crips 6 minutes et termine sur gril 2 minutes.

Verdict : Cuit mais toujours aussi plat et blanc.

Je prépare ensuite une petite crème pâtissière maison à la vanille et je dresse comme je peux.

Ingrédients

– 10 ml de lait

– 5 jaunes d’œuf

– 80 g de sucre

– 20 g de farine

– 20 g de maïzena

– 2 g de sel

Fouetter les œufs avec la moitié du sucre et le sel, incorporer la farine et la maïzena. Porter à ébullition le lait et le reste du sucre. Retirer du feu au premier frémissement. Verser une louche de lait sur le mélange œufs/sucre et fouetter. Transférer l’ensemble dans la casserole (hors du feu) et mélanger vigoureusement jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Remettre sur le feu et porter à ébullition sans jamais cesser de fouetter.

Lorsque la crème épaissit, porter encore à ébullition 1 à 2 minutes (la crème devient plus fluide).

Retirer du feu, transférer dans un plat et recouvrir d’un film plastique à même la préparation.

Réserver.

Au final c’est super bon, moche mais bon !

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Baume au coeur

J’ai découvert le Baume de Bouteville lors d’un week-end à côté de Cognac au Relais de Saint Preuil. Cet ancien relais de poste du 17ème siècle fut rénové en 1999 puis en 2004 et c’est grâce à Christine et Jean-Luc Montembault qu’en 2007 nous y avons fait escale.

Photo du site du Relais
Photo du site du Relais

Ainsi, lovés dans le moellon*, bien au chaux*, nous avons découvert des plaisirs doux au palais et à l’âme… Christine a cuisiné pour nous des plats savoureux avec à chaque occasion sa petite touche personnelle, son sacré BB, j’entends le Baume de Bouteville !

*Matériaux traditionnels

Mais c’est quoi ?

Ce n’est pas un vinaigre, il n’atteint pas les 6° acétiques prévus par la législation française pour l’appellation “vinaigre”.

C’est un condiment à la fois doux, acidulé, rond en bouche, vieilli au minimum 18 mois en fûts ayant contenu du Cognac…

Un peu d’ambre et de chaleur

Photo du site de la Vinaigrerie du château
Photo du site de la Vinaigrerie du château

 

Ce liquide précieux et pur comme l’ambre est un assemblage équilibré entre le vinaigre fort et le moût concentré. Tout en rondeur et douceur, il rend grâce et gourmandise à tout ce qu’il touche !

Breuvage miracle et étonnamment fin et délicat, il se lie d’amour avec un veau vanillé, pactise avec les crustacés et s’acoquine avec la fraise sans complexe.

Les recettes de la Vinaigrerie du Château

Quand la star se la joue liquide d’exception !

La recette : Escalopes de veau à la vanille

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Dans le panier : 2 escalopes de veau pas trop épaisses, 1 bâton de vanille de Bourbon, 3 oignons, 3 cuil. à soupe d’huile d’olive, 3 cuil. à soupe  de beurre, 2 cuil. à soupe de baume de Bouteville, 30 cl de crème fraîche épaisse, sel, quelques grains de poivre de Madagascar (voatsiperifery)

Préparation :

Préparez la sauce : faire suer à feu doux les oignons émincés pendant ½ heure avec deux cuil. d’huile d’olive. Déglacez ensuite au baume de Bouteville ou au cognac, mélangez pendant 2 à 3 minutes. Coupez le bâton de vanille en deux dans le sens de la longueur et retirez les grains de vanille à l’aide d’un couteau pointu. Mettez le tout dans la poêle puis ajoutez la crème et le sel. Remuez et laissez mijoter 15 minutes. Pendant ce temps, faite dorer les escalopes dans une cuil. à soupe d’huile d’olive et la même quantité de beurre.

Réservez la viande au chaud et complétez la sauce avec le jus de viande.

Servez avec du riz et des salsifis à la crème et sauce soja.

Dressez

Tartare de langoustines en fine gelée aux huîtres spéciales, par Richard COUTANCEAU, Richard et Christopher Coutanceau, La Rochelle

Pour 4 personnes :

– 300 g de queues de langoustines décortiquées à cru

– 12 huîtres spéciales n° 3

– 10 cl de jus d’huîtres

– 30 cl de fumet de langoustines

– 1 feuille de gélatine

– 2 cuillères à soupe de ciboulette ciselée

– 4 baies roses

– Sel, poivre, Cerfeuil

– 1 tomate émondée, épépinée et coupée en dés

– 50 g de mayonnaise

– 2 cuil. de vinaigre de Baume de Bouteville

– 30 g de crème fleurette montée

– 10 g de citrons confits

Sauce au Baume de Bouteville : Mélanger 50 g de mayonnaise avec 2 cuillères de vinaigre de Bouteville. Ajouter ensuite délicatement les 30 g de crème fleurette montée. Assaisonner en sel et poivre.

Gelée de langoustines et d’huîtres : Mettre la feuille de gélatine à ramollir dans de l’eau pendant quelques minutes, égoutter et mettre à fondre. Ajouter le jus de d’huîtres et fumet de langoustines clarifié. Tenir au frais.

Tartare de langoustines : Hacher au couteau les 300 g de queues de langoustines. Mélanger avec la ciboulette et ajouter au tartare 2 cuillères de sauce au Baume de Bouteville et citrons confits. Vérifier l’assaiso nement.

Finition de l’assiette : Dans le centre d’une assiette mettre avec l’aide d’un moule, 60 g de Tartare de langoustines. Bien mettre en forme, enlever le moule et disposer autour 3 huîtres spéciales, 3 petits bouquets de mâche puis, autour du Tartare mettre la fine gelée de langoustines, les pluches de cerfeuil et des dés de tomate. Déposer une pluche de cerfeuil et une baie rose sur le dessus du tartare.

A savoir : Il est impératif pour réaliser cette recette d’ acheter des langoustines extra fraîches, c’est-à-dire pêchées du jour-même. Le tartare étant bien sur une préparation crue, la qualité et la fraîcheur du produit sont essentielles à la réussite de cette entrée.

***

Brochette de coquilles Saint-Jacques, chutney des îles et Baume de Bouteville, par Bruno FOUCHER, Hôtel de Bordeaux, Pons

Pour 4 personnes

– 16 Saint-Jacques

– ¼ Ananas

– 1 Mangue, 1 Papaye, 1 Kiwi, 2 Citrons verts, 2 Fruits de la passion

– 1 échalote

– 10 cl de vin blanc

– Herbes fraîches pour le décor

– Baume de Bouteville

– Sel, poivre de moulin, sucre, Huile d’olive, fleur de sel

– Piques en bois pour les brochettes

Ouvrir et nettoyer les Saint-Jacques, préparer les brochettes, réserver au frais.

Retirer les zestes des citrons verts, les couper en julienne, les blanchir et les confire. Couper tous les fruits en dés, mettre dans une casserole avec un verre d’eau, le vin blanc, du sucre, sel, poivre et faire compoter. En fin de cuisson ajouter le Baume de Bouteville.

Sur une Plancha ou bien dans une poêle, marquer les brochettes de Saint-Jacques avec un peu d’huile d’olive et assaisonner.

Dressage : Dans uns assiette, placer un cercle en son centre dans lequel on mettra la Chutney de fruits égouttés. Avec une cuillère, napper le fond de l’assiette avec le jus de cuisson, poser sur la garniture une brochette ainsi que le bouquet d’herbes fraîches, finir par un peu de fleur de sel.

***

Carpaccio de fraises acidulé au Baume de Bouteville, par Gérard ALLOYEAU

Photo de menugourmet.com
Photo de menugourmet.com

Pour 4 personnes:

– 500 g de fraises

– 100 g de sucre / 80 g d’eau (pour le sirop)

– 50 g de sucre

– 10 cl de Baume de Bouteville

Sirop de fraise : Faire bouillir ensemble 100 g de sucre et 80 g d’eau pendant 5 minutes. Ajouter 100 g de fraises coupées en petits morceaux, porter à l’ébullition, mixer, passer à l’étamine, réserver.

Dans une petite casserole chauffer à sec 50 g de sucre jusqu’à obtenir un caramel bond, verser le Baume de Bouteville (attention de ne pas faire déborder, ni brûler), laisser réduire, puis ajouter le sirop de fraise et cuire doucement jusqu’à faire fondre le caramel et obtenir un liquide sirupeux, réserver au frais.

Couper en fines lamelles les fraises, les disposer sur le fond de chaque assiette et arroser de sirop de Baume de Bouteville. Servir avec une boule de sorbet au fromage blanc ou de glace vanille au centre de l’assiette.

Où l’acheter ?

Vinaigrerie du château

Le repaire gourmand

Promotion canapé…

Canapés : Recette imprimable

… Ou des solutions face la crise.

En ces temps difficiles de chômage en fond d’écran, de licenciement à cause de truands et un horizon dit « bouché »… il est temps de tenter de sortir de la tournante tourmente !

Baisse des subventions par ci par là (youpi tralala)… entreprises aux mains d’un panier de crabes qui s’allient aux requins et aux méduses (si si il y a des personnes qui essaient de faire croire qu’elles ont 4 têtes et 12 bras). Spécimen très intéressant en cuisine…

Et UNE tentacule à l’encre de seiche et UNE !

Alors « Camarade, si les jeux sont faits, au son des (marmelades) on pourra toujours se marrer »*

Pendant qu’il y a encore de quoi faire bouillir la marmite, tu peux te la jouer « je remplis le ventre de mon boss pour qu’il ne touche pas à mon poste» ou je tente la promotion canapé !

Leçon n°1

Ferrer le gros poisson à base de saumon fumeux corsé au wasabi.

saumon-canape

Leçon n° 2

Miser sur le  sacré cochon et la menace « Orange mécanique » avec la tranche Bayonnée et le gouda jeune.

jambon-bayonne-gouda-canape

Leçon n° 3

Récupérer le beurre et l’argent sur une  note rose cochonne avec la p’tite crevette et son beurre arrangé.

crevettes-canape

Leçon n°4

Enfin, savourer à en rougir en s’enfilant un p’tit rouget.

 rouget-canape

Et si avec ça il ne mord toujours pas à l’hameçon, finissez-le façon « Le Grand blanc » de Henri Milan.

Photo du site www.vindicateur.fr

Photo du site Vindicateur

Souriez, votre CDD est prolongé 😉

La recette du beurre arrangé

Ingrédients

– 50 g de beurre

– 1 citron

– une dizaine de brins de persil

Mélangez le beurre en pommade, ajoutez un zeste de citron et le jus d’un demi citron. Émincez le persil et ajoutez-le à la préparation. Réservez pour tartiner les canapés.

Les canapés

Ingrédients

– 2 tranches de saumon fumé

– 5 g de wasabi en poudre

– jus de citron

– 10 crevettes cuites décortiquées

– Poivre de Madagascar

Gouda jeune

Jambon de Bayonne

– 6 petits rougets

– 6 tranches de pain de campagne

– 1 petit oignon émincé

– Huile d’olive

– Tranches de pain de mie sans la croûte coupées en quatre

– Le beurre arrangé

Confectionnez les canapés de saumon.

Beurrez les toasts, déposez un morceau de saumon, parsemez de wasabi.

Confectionnez les canapés à la crevette.

Beurrez les toasts, déposez une crevette, poivrez et assaisonnez de citron.

Confectionnez les canapés au gouda.

Beurrez les toasts, déposez une tranche de gouda, poivrez.

Confectionnez les canapés au jambon.

Beurrez les toasts, déposez une petite tranche de jambon.

Confectionnez les canapés au rouget.

Dans un plat allant au four, badigeonnez d’huile d’olive les rougets, salez, ajoutez les oignons et placez le tout sous le gril du four pendant 7 à 10 minutes.

Découpez le pain de campagne en tranche adaptées à la forme du rouget. Déposez-y une petite cuillère d’oignon puis le rouget, poivrez.

*Noir Désir,"Comme elle vient", album 666.667 Club

Le monde en bouteille et des recettes au bout de la fourchette. #Episode 2

Papa à la huancaina : Recette imprimable

Par Samia Iommi-Amuntagui et Sonia Lopez Calleja
« Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter ».
Cette phrase de Michel Déon, résume très bien le projet en duo que nous avons souhaité mettre en place Sonia de Vin de presse et moi, sur ce blog. Dans une série d’articles croisés, nous allons vous faire manger et boire le monde pour mieux le découvrir. Nous n’avons cependant pas déterminé qui de nous deux chantera…

En ce début d’année glacé, nous vous emmenons en terre Inca, vers de mystérieuses bouchées et gorgées d’or.

Ça va donc chauffer dans vos assiettes et vos gosiers.

On vous dit tout sur les plaisirs de bouche péruviens !

 Vous êtes prêts ? Vamos !

Le surfeur péruvien Domingo Pianezzi en duo avec son alpaga Pisco, Lima, le 16/03/2010 du blog tomorrowitsnow

Le surfeur péruvien Domingo Pianezzi en duo avec son alpaga Pisco, Lima, le 16/03/2010 du blog tomorrowitsnow

Tous les chemins mènent à la cuisine !

Chaque découverte passe par des chemins détournés. Rares sont les routes en ligne droite et sans surprise. J’ai ainsi découvert la cuisine péruvienne à Courbevoie (en Ile-de-France)…

Un dimanche de ripaille

Nous voilà donc en famille chez Roxana et Marc.

Pour nous recevoir, Roxana nous a cuisiné son terroir natal et nous a offert un buffet qui claque !

Pour l’occasion, elle avait convoqué le vert, le rouge, le blanc et l’or…

Voilà que j’aperçois une salade riz. De prime abord rien d’exotique mais en bouche… je reste scotchée ! C’est quoi cette super bonne salade ?! Me voilà embarquée par des saveurs que je ne connaissais pas. Lorsque je lui ai demandé ce qu’elle y avait mis, elle m’a répondu qu’elle avait simplement ajouté du piment.

« Hum, hum ! »

Je soupçonne Roxana de cultiver le mystère…

« Seulement du piment, Roxana ? Il vient d’où ton piment ?

Ok, tu veux garder ton secret… respect ! »

Mon œil est alors attiré par une autre auge. Celle-ci est généreuse, mordorée, onctueuse.

Me voilà devant « Papa à la Huancaina »

* « Recette à la fois indienne et créole, «la Papa a la Huancaína» assouvit la faim du peuple péruvien. C’est ainsi qu’en pleine campagne de la Breña, des mains de “Marta, la Cantinière”, derrière le “Brujo de los Andes” («le sorcier des Andes») est apparue notre «Papa a la Huancaína». »

Les papas a la huancaína (littéralement, pommes de terre à la manière de Huancayo) sont une salade péruvienne de pommes de terre jaunes (semblables à la variété ‘Yukon Gold’) bouillies dans une sauce épicée et crémeuse appelée « sauce huancaína ». Elles sont est en général servies sur des feuilles de laitue et garnies d’olives noires, de maïs en grains et de quartiers d’œufs durs.

Notre mère la terre, étonnez-moi…

Les piments, les fromages et les pommes de terre du Pérou constituent les aliments de base de ce plat particulier.

La pomme de terre ou la « Papa »

Il en existait des variétés différentes à l’époque où “Marta, la Cantinière” les préparait. On utilisait probablement la pomme de terre à chair blanche, la «huayro« et la jaune.

* « Le Pérou est le plus gros producteur de pommes de terre d’Amérique latine. Elle est essentiellement produite par les petits cultivateurs, à des altitudes qui vont de 2 500 m à 4 500 m dans les Andes centrales. On en recense aujourd’hui plus 1 300 variétés que l’on peut retrouver sur le marché de Pisac au Pérou. »

Photo du site perou.org

Photo du site perou.org

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Photographe Philippe Revelli

« Il se raconte que les habitants conservent les pommes de terre à l’étage des maisons en tas coniques. Ils disposent sous le tas, du feuillage de muña (plante insecticide à l’odeur de menthe). Puis ils placent quelques rondelles d’isaño (un tubercule à la saveur âcre) ou des petites pommes acides pour éloigner les vers. »

Le piment péruvien ou poivre local :

Considéré comme un «élément du feu», on le nomme « aji amarillo« , c’est le piment jaune local.

* »Il existe plusieurs variétés de piments au Pérou. On le retrouve partout dans la gastronomie péruvienne. Sur la côte nord du pays, le poisson, qui est la base de l’alimentation, est accompagné de sauces aux piments. Dans l’Amazonie, la nourriture est moins épicée, mais les indiens apprécient quand même de tremper des légumes dans des sauces très fortes. C’est dans les Andes, que tout l’art de la cuisine épicée prend forme. Cela va du poivron, piment très doux que tout étranger peu supporter, au « rocoto », piment beaucoup plus fort.

Christophe Colomb, qui était parti à la découverte des Indes pour chercher la route du poivre écrivit en 1493 : « les gens d’ici utilisent beaucoup d’aji, qui est le poivre local, mais beaucoup plus fort que le poivre, et ils ne mangent rien sans aji car ils le disent très sain. C’est pour cela que Christophe Colomb remplit les cales de ses navires pour emporter du piment en Europe, bien sûr, mais aussi en Afrique et en Asie. »

Petite note : A quantité égale, le piment contient deux fois plus de vitamines C qu’une orange.

Buffet péruvien

Salé

–         Anticuchos : Brochettes de cœur de bœuf

–         Ceviche : Marinade de poisson au citron, oignons, piments et maïs

Céviche

Céviche

–         Choros a la chalaca : Grosses moules avec oignons, citron vert et maïs.

–         Ocopa : Pommes vapeur recouvertes d’une sauce à base de cacahuètes.

–         Picarones : Beignets de patates douces grillées avec du miel.

–         Sancochado : Pot-au-feu avec bœuf, mouton, porc, poulet, pied de cochon, saucisses, boudin, patates douces, yucas, choux, maïs, bananes, pois chiches, coings, etc..

–         Tamales : Plat très relevé avec de la semoule de maïs, piments, raisins secs, poulet, porc, etc., le tout dans une feuille de maïs ou bananier.

Sucré

–         Suspiro de limeña : Confiture de lait et meringue.

–         Mazamora : Dessert à base de maïzena, de maïs violet, de fruits en morceaux

Sources :
Le site de la Boutique péruvienne
Le site de l’Association Capuli
Le site de La Chtitevadrouille au bourg du monde
Le site http://www.perou-climat.com/perou-le-pays-du-piment/
 

Papa à la huancaina, la recette !

Photo Samia de C&S

Photo Samia de C&S

Ingrédients

–         10 pommes de terre

–         250 g de fromage frais (chèvre frais)

–         250 g de féta

–         Piment jaune du Pérou (les goûter avant pour réellement déterminer la quantité). On peut en trouver en conserve en verre et aussi surgelés sur le site de la Boutique péruvienne.

Si possible choisir des piments jaunes pas trop piquants. Si on n’a pas le choix, vous trouverez à la Boutique péruvienne El INTI une préparation en petits sachets de piments jaunes. Il ne s’agit que de piments jaune, pas de conservateurs, pas de colorants… 100 % naturel. Ils sont très pratiques car grâce à ces petits sachets on a tout le goût du piment jaune sans le piquant.

Photo Samia de C&S

Photo Samia de C&S

–         Une pointe de piment fort

–         1 tasse de lait concentré non sucré

–         3/4 d’une tasse d’huile

–         2 gousses d’ails hachées

–         5 biscuits salés que vous trouverez également à la Boutique péruvienne El INTI. Sinon vous pouvez utiliser des Tucs mais ils plus salés.

Photo Samia de C&S

Photo Samia de C&S

–         Sel et poivre à volonté

–         Feuilles de salades, olives noires, maïs cuit coupé en rondelles et œufs durs pour la présentation.

Il faut absolument choisir l’aji amarillo (le piment jaune péruvien), sinon vous ne retrouverez pas le goût d’origine. Disponible en conserve en verre ou surgelé à La Boutique péruvienne El INTI

Photo Samia de C&S

Photo Samia de C&S

Préparation

Faire cuire les pommes de terre à l’eau salée, éplucher et réserver.

Préparer la sauce : Mixer les fromages, le piment (si vous avez choisi le piment entier penser à l’épépiner), une pointe de piment fort, le lait, l’huile, le sel (en fonction du type de biscuit choisi), l’ail et les biscuits. La sauce doit être suffisamment épaisse, sinon rajouter quelques biscuits supplémentaires.

Présenter en disposant des feuilles de laitue, les pommes de terre froides. Recouvrir de sauce et Mettez sur une assiette les pommes de terre préalablement cuites à la vapeur. Ajoutez au choix ou tout à la fois les olives, les œufs et le maïs.

Verser dessus la sauce.

Servir accompagné de maïs, rajouter des petits carrés d’œufs et les lamelles d’ail.

Décorer le tout avec des feuilles de salades et avec des olives.

Reste plus qu’à partager généreusement et allez boire chez Sonia de Vin de Presse !