Les sentiments #La joie

Les sentiments : Au départ ils étaient l’impulsion, la substantifique moelle de Chef toi-même, qui arborait d’ailleurs le nom de Cuisine et Sentiments.

Les sentiments.

Ils sont toujours là et derrière « l’effronté » Chef toi-même, il y a les qualités de cœur  » Cor aticus « * – le courage nécessaire à une cuisine de fureur et de bruits, une cuisine d’échange et de partage.

A l’honneur donc, les sentiments. Pour une nouvelle chronique à suivre.

Les sentiments comme la cathartique de ma cuisine ou serait-ce l’inverse ?

Opus 2 : La joie

La joie est l’état d’un moment, d’une situation. Je la prends à bras le corps quand elle frappe à ma porte habillée de souvenirs toute prête à faire plaisir. C’est ce qu’on ressent en partageant, c’est ce qu’on vit à l’ombre des rabat-joie qui la snobent outrageusement. C’est la joie de se retrouver, la joie de faire plaisir, la joie qui n’a rien à fêter. Elle est un état d’esprit communicatif qui se pare d’œil qui pétille, de fossettes qui se creusent, de bras qui cajolent, d’un corps tout en émoi.

Le plat de la joie c’est un plat généreux, coloré, lumineux. C’est un plat qu’on partage avec à chaque fois le même plaisir de le dévorer. C’est le plat dont on ne se lasse jamais et pour lequel on clame des « c’est mon plat préféré ! ».

Le plat de la joie c’est celui dont on se refile la recette de génération en génération.

Le plat de la joie c’est les frittes mélangées avec des œufs de ma mère, de ma grand-mère paternelle, de ma tante de Maghnia*

frites

Faire chauffer une quantité généreuse d’huile de tournesol dans une friteuse. Éplucher 1 kg de pommes de terre, tailler-les en frites et plonger-les dans le bain d’huile. Réserver.

Battre 7 œufs en omelette.

Dans une poêle, verser de l’huile d’olive généreusement et faire chauffer. Mettre les frites dans la poêle et verser les oeufs battus. Laisser cuire 7 à 10 minutes à feu moyen et retourner le tout en vous aidant d’une grande assiette plate puis laisser cuire encore 7 minutes*.

 

*Maghnia : commune de la wilaya de Tlemcen en Algérie.
* Le temps de cuisson dépend de votre goût. Si vous préférez l’omelette baveuse et surveillez la cuisson en ne laissant pas trop cuire le plat.

Les sentiments

Au départ ils étaient l’impulsion, la substantifique moelle de Chef toi-même, qui arborait d’ailleurs le nom de Cuisine et Sentiments.

Les sentiments.

Ils sont toujours là et derrière « l’effronté » Chef toi-même, il y a les qualités de cœur  » Cor aticus « * – le courage nécessaire à une cuisine de fureur et de bruits, une cuisine d’échange et de partage.

A l’honneur donc, les sentiments. Pour une nouvelle chronique à suivre.

Les sentiments comme la cathartique de ma cuisine ou serait-ce l’inverse ?

Opus 1 : LA PEUR

Mon pire ennemi. Un sentiment devenant bien souvent le moteur de l’immobilisme. Derrière le paradoxe on retrouve l’ennui car celui qui a peur ne fuit-il pas toute fantaisie ?

Libérons-nous donc de la peur afin de ne garder que le doute.

En cuisine, il est aisé d’hésiter, de ne pas oser, de craindre… La réussite dépendant d’ailleurs de ce que pensera le goûteur.

Je me suis bien souvent lancée, clamant des « Advienne que pourra » tonitruants.

Je vous ai servi des accords inédits pour moi : la Saint-Jacques et le chorizo, le poisson et le foie gras, le jasmin et le caramel (à venir).

J’ai tenté quelques recettes de chefs : les cuisses de canard Francis Amunategui, les cœurs de canard à l’orange sanguine par Inaki Aizpitarte

Mais quel est le plat de la peur, est-ce celui que l’on n’ose pas tenter ou celui que l’on n’ose pas goûter ?

J’ai filmé* une dégustation d’insectes mais je n’ai pas goûté les bestioles. J’ai découvert tout ce qu’on pouvait faire avec La Peau mais je n’ai pas reproduis les recettes.

Je ne me suis toujours pas exercée à la confection d’un foie gras, en voilà quelques tribulations : Ma première foie, ça a été chaud glacial.

Je réfléchis, je cherche, j’énumère… Tout compte fait la peur c’est surtout celle de l’échec et voilà que je tranche : le plat de la peur c’est celui que jusqu’à présent j’ai loupé systématiquement ! Tant de fois tenté que j’ai fini par abandonner. Ce qui le rend encore plus terrifiant c’est sa simplicité et aujourd’hui il ne doit plus me résister : la panna cotta

Attention, ça à l’air décevant comme ça mais ne vous est-il jamais arrivé d’avoir La recette et de l’avoir goûté réalisée par quelqu’un d’autre, de la reproduire et d’avoir un résultat shplouf, beurk, tellement brrr que ça vous a collé des frissons tout partout ?

Résultat

Invraisemblable, il a fallu que j’en parle pour y arriver… c’est bon de s’allonger sur la toile 😉

Défi relevé, suffrages remportés, goûteurs dans la poche.

La panna cotta

panna-cotta-vanille-3

Dans une casserole versez sans peur 50 g de sucre en poudre et 10 g de sucre vanillé. Ajoutez froidement 2 g d’agar agar.  Mélangez à sec. Versez 60 cl de terreur lactée à 35 % de matière grasses, fendez une gousse de vanille et jetez-là dans l’appareil à panna cotta. Mélangez le tout et portez à ébullition. Une fois que le tout frémit de tout son corps, maintenez l’effroi encore 1 minute. Retirez du feu et partagez l’horreur dans plusieurs contenants de votre choix.

En accompagnement : un caramel, une soupe de fruits rouges et menthe, pour l’occasion j’ai remplacé le citron par un citron cédrat.

Merci aux douces mains d'Eva pour le flash de la Peur.

Merci aux douces mains d’Eva pour le flash de la Peur.

La recette en pdf : peur