Dark Vador contre-attaque dans ma cuisine

Mais que vient faire Darth Vader dans une cuisine ?

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A priori rien, et pourtant, il y a quelques mois j’ai fait un billet intitulé « Les Dark Vador de la cuisine » dans lequel je poussais un p’tit coup de gueule contre un certain type de critiques culinaires. Contre toute attente, ce billet a explosé mes records de visites en 2012. En aucun cas, et bien malheureusement, le contenu y est pour quelque chose, mais plutôt la simple mention du Dark Jedi… Chaque jour, des internautes en quête du côté obscur de la force googlelisent pour s’abreuver de l’histoire du noir destin d’Anakin Skywalker et ils tombent sur C & S ???!!!

Pas si étrange que ça finalement, parce qu’en cuisine, la guerre des étoiles ça existe aussi ! Les Jedi que sont les blogueurs culinaires ne sont pas si loin d’être des guerriers de l’extrême avec leurs cauchemars en cuisine, la chaleur de l’enfer du décor… et bien tentant est parfois le côté obscur.

Lors du bilan statistique annuel envoyé par WordPress, il m’a été confirmé que ce billet était la star de C & S, avec un pic de consultation autour du 30 octobre 2012, date à laquelle Walt Disney a racheté les droits pour faire une suite à la saga Star Wars… Ça me laisse rêveuse… Mais WordPress va plus loin, analyse et conseille de faire d’autres billets sur le sujet… Je rêve encore !

J’ai un blog de cuisine moi, je fais la cuisine et propose des recettes…

Que peut faire Darth Vader dans ma cuisine ?

Je pourrai vous le servir à la façon des Martine (Martine à la montagne, Martine à la mer…) et vous faire déguster des « Darth Vader se tape une poularde de Bresse »

Darth Vader et la poularde

Darth Vader et la poularde

« Darth Vader mange des pommes »

Darth ou Dark Vader ou Vador lorgne ma pom

Darth ou Dark Vader ou Vador lorgne ma pomme

« Dark Vador versus Conticini »

Dark Vador a tout manger... Saint-Honoré, Paris-Brest et Tiramisu de Conticini

Dark Vador a tout mangé… Saint-Honoré, Paris-Brest et Tiramisu de Conticini

J’avoue qu’une telle rubrique m’a tentée (le re-voilà le côté obscur et l’apanage du référencement).

Tout compte fait, j’ai renoncé à convoquer le mal dans ma cuisine… pour le moment 😉

Mais je tenterai bien une version Seigneur des anneaux fourneaux 😉

Un elfe et son pain elfique, un Golum et son lapin plus très vivant et des hobbits, des nains et leurs ripailles...

Un elfe et son pain elfique, un Golum et son lapin plus très vivant et des hobbits, des nains et leurs ripailles…

Les autres

Il y en a un qui  manie très bien le côté obscur pour en faire des étoiles 😉 et c’est Thomas Jalili. Son blog c’est une sorte de home cinéma avec barquette étoilée et verres de vin dégustés…

Et sinon qu’est-ce qu’il boit Dark Vador ?

"Possession – The unholy wine collection" (Daniel Brokstad)

« Possession – The unholy wine collection » (Daniel Brokstad)

Le vin du mal bien sûr, le vin qui fait polémique, le vin sacrifié, le vin malin, le vin de l’outrage… du dark vin : le vin en canette.

Que la force soit avec vous !

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C & S a un an : Epices et vous

J’ai un an ! BB blog encore mais qui a apporté beaucoup de satisfactions à sa génitrice 😉

Pour l’occasion, C&S s’offre un peu de poudre… aux yeux et espère encore grandir sur la toile. Merci à tous ceux qui m’ont suivie, me suivent et me suivront.

Et pour illustrer mon contentement, rien de mieux qu’une petite citation !

« Je me sens si bien hier matin que je voudrais être demain »*

*Noir Désir « Toujours être ailleurs » (2005)

Le billet de ce jour un peu spécial sera en l’honneur de tout ce que m’a apporté cette passion de la cuisine !

Je suis riche d’épices, mon placard en regorge…

« Saviez-vous que jadis des graines de poivre aient pu avoir la même valeur qu’un palais de Doge, qu’on aie pu acheter une princesse avec de la cannelle ? »*

Les épices ont l’hora et la douceur de la soie, certaines, comme le safran, valent de l’or.

Elles convoquent nos sens et les mettent dans tous leurs états. Elles se mélangent, se marient, se conjuguent à l’infini pour créer des saveurs inédites.

Accessoires de beauté pour tous nos plats… poissons, viandes, pâtes, légumes, cocktails, tous savent en faire une orgie.

L’épice, puissance de séduction :

On leurs prête bien des qualités… la saveur, le parfum, la couleur, la force et la douceur.

On leurs donne des vertus aphrodisiaques, elles seraient à elles seules un récit érotique.

Le pouvoir érectile du gingembre, le libidineux piment, la sensuelle cannelle, le sulfureux clou de girofle, la bonne cardamone, l’envoutante coriandre et le poivre tentateur. Combinées entre elles, c’est l’orgasme assuré.

Info ou intox, on s’en fout puisqu’en bonne épicurienne, j’aime tout ce qui est bon.

L’épice, elle te donne sans compter pour que tu t’adonnes sans retenue. Elle est BONNE et se consomme sans attendre.

Comment la conserver ?

Elle n’aime pas se faire attendre, fuit le soleil et l’humidité et préfère être entière pour mieux se faire pilonner.

Achetez-là en petite quantité et renouvelez votre stock tous les 6 mois.

En vrac !

Anis, Cannelle, Carvi, Clous de girofle, Curcuma, Gingembre, Macis, Moutarde, Paprika, Poivre, Safran, Sumac, Vanille…

Cardamone

Photo amourduthé.com

Photo amourduthé.com

* Venue du Sud-Ouest de l’Inde, on suppose ces origines au 7ème siècle av. JC. On la retrouve dans de nombreux récits dont les très mystérieuses et merveilleuses « Mille et une nuits ». Il se raconte même que les femmes des harems indiens l’utilisaient pour se droguer.

Elle a une saveur citronnée, avec un goût de sève de pin et ne pique pas. On l’utilisera toujours avec parcimonie. On la retrouve dans la cuisine indienne et asiatique mais aussi dans les pâtisseries russes ou scandinaves.

Elles se marie aussi très bien avec d’autres épices et on la retrouve dans le mélange Ras el hanout ou le Garam Masala.

Mon test  : Pain perdu et saumon fumé à la cardamone

* Source (http://www.ileauxepices.com)

La Coriandre

Photo depankaj-blog.com

Photo depankaj-blog.com

Venue du Proche Orient, on l’appelle aussi « persil arabe », ou « persil chinois » ou encore « cilantro ». « La plus ancienne preuve écrite de l’utilisation de la coriandre est un papyrus daté de 1 550 av. J.C. faisant la liste des plantes médicinales utilisées par les Égyptiens ». On en retrouve la trace dans les tombeaux des pharaons tels que Toutankhamon.

Au Moyen Âge on jetait une poignée de « persil arabe » au feu pour éloigner les mauvais esprits, djinns et autres shaitan…

Indispensable dans la Chorba (soupe algérienne), les pâtes de Curry, le couscous, elle se décline en branche, en graines ou en poudre et on la retrouve dans la cuisine indienne, asiatique et d’Afrique du Nord.

Un plat où j’estime la coriandre incontournable !

Les poivrons farcis

Le safran

Les infos et une recettes ici !

Les poivres !

https://cuisineetsentiments.files.wordpress.com/2011/11/theiere20corset.jpg

Ceux qui suivent connaissent mon penchant pour le poivre de Tasmanie (considéré comme un faux poivre).

D’autres me font de l’œil* :

– Les « vrais » poivre

Le voatsiperifery, le poivre à queue Cubère, le poivre blanc de Belém, le poivre blanc du Kampot, le poivre rouge du Kerala.

Focus sur le Poivre bio Masthota : Épice quasi unique, l’un des rares poivres biologiques de la planète. On le sublime sur un Saint-Pierre ou sur une mangue.

– Les « faux poivre »

Les baies de Chiloé, les baies du Sichuan vertes, le poivre long Capense, le poivre Selim, le poivre de Tasmanie…

Plus sur le poivre ici (Goût et Nature)

*source : Yam le magazine des chefs (octobre/novembre 2012)

Et plus encore…

L’ile aux épices

La Cuisine des épices

Les épices Roellinger

Les mélanges

Savamment mélangées, ça te prend le nez, la bouche et elles deviennent la base des plats les plus simples.

Curry, Garam Masala, Has el hanout, Quatre épices…

Le Vadouvan

Ce que dit la Contre étiquette  ! C’est une base de Curry composé d’oignon, d’ail, de graine de moutarde, de lentille d’Urid, fenugrec, cumin, fenouil, curcuma, de feuille de curry, ainsi que de trois huiles : huile de ricin, de sésame et de coco. Très parfumé, ce mélange, qui ressemble à un pot de fleurs séchées au crépuscule, s’émancipe avec l’agneau, le porc, la poularde, et les moules par exemple (type « marinières »). On l’utilisera en marinade, sans aucun ajout supplémentaire. Des notes huileuses, terpéniques et fumées, flirtant avec certains fruits secs en font un mélange exotique et chaleureux de premier plan !

Objet d’art à lire pour inspirer son âme…

« Le petit livre de cuisine des épices » aux édition  Appletree Press, Marilyn Bright, illustré par Lynda Stewart

Des recettes

Carottes glacées au gingembre

Kulfi  (Recette et photo Marmiton)

Ingrédients (pour 8 personnes) :
– 1,5 litre de lait
– 8 graines de cardamome
– 4 cuillerées à soupe de sucre en poudre
– 20 g d’amandes mondées finement hachées
– 20 g de pistaches finement hachées

Préparation :

Dans une grande casserole à fond épais, mettre le lait et la cardamone.

Porter à ébullition, baisser le feu et laisser cuire, en remuant souvent, jusqu’à ce que le liquide ait réduit d’un tiers (il doit rester l’équivalent d’un litre).

Remuer constamment pour éviter que le lait n’attache.

Ajouter le sucre et prolonger la cuisson de 2 à 3 minutes. Retirer les graines de cardamone et ajouter les fruits secs.

Versez la préparation dans un récipient en métal ou en plastique peu profond, couvrir la surface d’un film plastique et congeler une heure.

Sortir du congélateur et remuer vigoureusement.

Remettre au congélateur et répéter cette étape deux fois.

Garnir six moules à cornet de papier sulfurisé ou huiler légèrement six moules à pudding de 250 ml.

Répartir la préparation dans les moules puis congeler toute une nuit.

Au moment de servir, démouler les kulfi et décorer une croix incisée sur 0,5 cm de profondeur.

Quand Muriel vous offre des épices, elles vous emmène en Inde.

Menu Un voyage en Inde

– Masala Dosai version Wrap

– Chutney de noix de coco

– Lassi à la rose

– Gulab Jamun.

Le p’tit journal de l’épice

Contrebande et compagnie

Manger épicé, c’est bon pour la santé

La conquête des épices

 
*Extrait du livre Le petit livre de cuisine des épices

Un week-end en enfer

La Saint Glou ou comment mourir puis renaître le long des routes solides et liquides ?

Répondant à l’appel de notre Gentil Organisateur Olif, nous voilà partis. Destination finale : le Jura… point de non retour : Salins-les-Bains.

Il pleut, le ciel est bas et les nuages noirs. Eva conduit « fast and furious » ou presque.

Je m’en vais retrouver une bande de joyeux amis facebookiens*, vous comprendrez qu’en fait je ne les connais pas.

J’ai peur, un peu, j’vous jure !

Depuis combien de temps s’adonnent-ils à la vigne ? Je n’ai qu’un an dans ma vie de bloggeuse cuisine et suis clairement une petite joueuse question « levée d’coude ».

Microcosme vinique dans lequel je m’invite et qui va me manger toute crue.

# Jour 1 : Mes premiers coups dans le de cœur

18 h aux Jardins  de Saint Vincent

Trois vignerons : Rencontre avec Renaud Bruyère (producteur de vins natures sur Pupillin), Alice et Charles Dagand du Domaine de l’Octavin et Émilie et Alexis Porteret du Domaine des Bodines.

– Bruyère tout en devenir et déjà plein de promesses.

– Domaine de l’Octavin : Un savagnin ouillé 2011, Comtesse Almaviva Les Nouvelles… une belle fessée sur la langue.

– Les Bodines : Un Arbois Poulsard 2012 bien tranché en bouche.

# Jour 2 : Un Tissot dans le cœur et quelques Macle indélébiles

Stupeur et tremblement car pléthore de bouteilles nous attendent.

Tissot

Tissot

Quelques quilles chez Tissot :

– Un crémant du Jura qui claque : BBF

– Un chardonnay 2010 façon potion magique : Les Graviers

– et d’autres encore… Clos de la Tour Curon, Traminer 2010, Savagnin 2008 sans ouillage, un vin de glace 2004…

15 h de retour à Salins, j’suis pas sure d’aller bien 😉

Gloire aux nourritures terrestres qui vont m’aider à penser… ouf ces gens-là se nourrissent comme moi.

Sur la table : Mont d’or, saucisses de Morteau à se damner (si ce n’était pas déjà fait), cancoillotte faite tout pour nous par Olivier et Catherine à partir de metton affiné de la fromagerie Poitrey… et les pâtisseries de rêve de chez Conticini …gloire à vous !

17 h Je bascule du côté obscur et je suis la meute… de plus en plus profond.
Crachoir et fresque

Crachoir et fresque

  • Chez Laurent Macle mes yeux commencent à pénétrer l’obscur mystère de la furieuse dégustation.
Macle

Macle

– Savagnin 2004 fumé en bouche et qui fait du bien

– Chardonnay sous voile ouillé 2009

– Mac 20 au nez de pruneau façon tajine, belle fraicheur qui me sauve la vie !

21 h Toujours vivante. Ça Balance à Arbois

Au menu :

– Beignet de truite de la Petite Montagne à la farine de tempura, sauce nuocmam Vin Jaune

– Coq au Vin Jaune et aux morilles, servi en cocotte à l’ancienne

– Mini crème brûlée au Vin Jaune (offert)

– Clafoutis aux abricots de Sébastien

La Balance

La Balance

Je découvre Un Patrick Böttcher linguiste et conteur. Voilà qu’il nous emmène au fil d’un « non peut-être » sur la route de « Bonjour l’amour »… pour plus d’explications,  s’adresser à l’apothicaire en personne.

# Jour 3 : Overnoy/Houillon

11 h … si « Quelqu’un veut dire quelque chose », scande Emmanuel à chaque fois qu’il nous sert, qu’il parle immédiatement ou se taise à jamais. J’ai peur !!!!

J’observe la table, je m’interroge… Concentration, méditation, dégustation…

J’apprends, j’écoute, je m’enrichis l’esprit… la transformation s’opère… je deviens VINPIRE !

Avant la transformation définitive, avant l’intronisation finale je parviens  encore à capter quelques paroles d’un monde qui s’éloigne… »

C’est quoi qu’on boit ?

On a enterré des bouteilles (quoi, pardon ?)

Ça bouge sous la deuxième couche

C’est oxydatif

Poulsard

Ploussard

Savagnin

Jura

C’est bo ça

Tout est fini, je bois du Nourisson, j’accepte l’intronisation et m’offre un bon gueuleton ! Durée de l’intervention 7 heures.

18h30 : Hirsinger (chocolatier Meilleur ouvrier de France)… on va déguster.

Un marron de glace en pleine poire, un galet meringué à la suisse dans la tronche et un triple H pour ma pomme ! Légèrement sonnée mais prête à enchainer.

21 h JP Jeunet et sa toque étoilé

A LA SANTE, que je n’ai pas encore perdu… bientôt je serai complètement des vôtres pour mieux vous manger mes enfants !

Au menu :

– Canard Colvert & Foie Gras en «Strates, Tube de Coing Confit, Salsifis Glacés aux Sucs de Gibiers & Grattons de Peau, Tuile de Salsifis

– Sandre Poché & Rôti au Beurre de Noisettes, Gâteau de Blettes & Jésus de Morteau, Pulpe Amandes & Cèpes, Huile Torréfiée & Tuile Végétale

– Épaule d’Agneau Cuite Doucement en Coiffe de Mélilot, Compotée de Sukuna à l’Huile de Pépins de Courge & Gingembre, Pulpe de «Main de Bouddha» & Lait Battu de Foin

– Assiette des Affinés à Souhait, Pain aux Noix

– Figue de «Solliès» Rôtie dans ses Sucs, Sur un Pain Perdu aux Agrumes, Sorbet Figue, Émulsion Macvin

# Jour 4 : Chez Jean François Ganevat, 51 quilles tu dégommeras

Mon premier vœu pour cette nouvelle aube a été de fuir, il parait que ça fait ça au début de ta vie de Vinpire, j’ai eu envie de crever mais c’était déjà fait, j’ai voulu attraper un train mais y en avait pas.

Vinalement j’ai gouté puis craché, moi aussi… dégusté bien bon… et mangé l’excellente cuisine de malade de dingue de Pierre-Ivan Boos.

Sur la table :

– Tataki de bœuf, boulettes de riz au mirin
– Tube de jus de choucroute en gelée à l’infusion de saucisse de Morteau
– Roulé de turbot à l’algue nori, thé Lapsong et Saké
– Gelée de persil, île flottante aux épices, pétales de haddock
– Mousse de crabe au combava, gelée de chocolat
– Panacotta de maquereau fumé, crevette marinée
– Pan con jamon façon mique, pipette huile d’olive

– En verrines: thon à l’huile, terrine de sanglier aux trompettes de la mort, rillettes de lapin aux aromates, joue de bœuf en gelée

– Girolles au vinaigre, compotée de quetsches à la gentiane
– Roulé de jarret de porc à la moutarde à l’ancienne et baies de genièvre
Serrano

– Bœuf thaï

– Fromages régionaux

Des quilles de 2007, 2008, 2009, 2011… en biodynamie… Orégane, Schiste, Rien que du fruit, Chalasse, Les Grands Teppes…

Et bien voilà : Elle est des nôtres…

et si à la Saint Glou tu veux venir, 10 commandements tu devras suivre et c’est Eva qui le dit !

« Il y a aujourd’hui beaucoup trop de sages, beaucoup trop de prudents.(…) Envoyez-nous des fous, ceux qui s’engagent à fond, ceux qui s’oublient, ceux qui aiment autrement qu’en paroles, ceux qui se donnent pour de vrai et jusqu’au bout… » Louis-Joseph Lebret, 1953

Et toi, qu’est que tu fais dans ta cuisine

Le vocabulaire en cuisine c’est toute une histoire, un conte, une épopée, un livre érotique, un guide de torture. Les mots de la cuisine inspire l’artiste et pousse au génie et à travers l’univers visuel et l’imaginaire ultra créatif dAmélie Lombard, photographe, je t’invite à découvrir tout ce qu’on peut faire dans sa cuisine.

L’injonction à l’impératif, l’invitation à la l’infinitif…

Écrasez les pommes de terre

ou

Faire frémir la Bintje ?

Dis moi comment tu écris tes recettes et je te dirai qui tu es.

Alors, Séductrice ou Dominatrice ?

Démouler par Amélie Lombard, extrait de l'expo ABC des crustacés

« Démouler » par Amélie Lombard, extrait de l’expo ABC des crustacés

La cuisine est une affaire de cœur, de cul, de cuisse, d’amour et de cruauté. Tour à tour les mots et les expressions de la cuisine te le disent comme des commandements.

Tu fouetteras par là pour mieux attendrir ici.

Tu passeras au bain-marie le contenant pour mieux pocher la bête ensuite.

"Déglacer" par Amélie Lombard, extrait de l'expo ABC des crustacés

« Déglacer » par Amélie Lombard, extrait de l’expo ABC des crustacés

Dans ta cuisine…

Tu pétries, démoules, déglaces, arroses, malaxes, pilonnes, fais fondre, échauffes, pares, fais raidir, saisis, fais suer, travailles la matière et trousses la bête.

Ceci n’est pas un dialogue de film x !

"Bain-Marie" par Amélie Lombard, extrait de l'expo ABC des crustacés

« Bain-Marie » par Amélie Lombard, extrait de l’expo ABC des crustacés

Tu blanchis, éminces, dégorges, bardes, découpes en brunoise ou en julienne, passe au chinois, concasses, cuits à blanc, décantes, émondes, mortifies, pinces et sangles tout.

Ceci n’est pas un extrait d’une confession de Sade !

"Pétrir" par Amélie Lombard, extrait de l'expo ABC des crustacés

« Pétrir » par Amélie Lombard, extrait de l’expo ABC des crustacés

Je ne te parle que de ce que je fais dans ma cuisine… Et toi ?

Si tu penses que cuisiner c’est ennuyeux, va donc enrichir ton cœur et ton esprit avant de finir ficeler dans ma cuisine 😉

– A la découverte du travail ultra gourmand et visuellement envoutant d’Amélie Lombard

Sur ton étagère :

Le lexique culinaire de Chef Simon

Mots de table, mots de bouche, La Table ronde, Claudine Brécourt-Villars, août 2009, 10 €

Dans l’dico : les mots et expressions dans leur contexte historique avec des exemples de leur utilisation tirés de la littérature générale, gastronomique ou culinaire…
 
Source photos :
En marge du concours organisé par le Festival International de la Photographie Culinaire, Amélie Lombard a exposé ses photographies de crustacés à l’espace AGA / La Cornue à Paris fin 2009/début 2010.
Intitulée « L’Abc des Crustacés », son exposition illustre un abécédaire imaginaire autour de la terminologie culinaire.

A la poursuite d’octobre rouge

Mon menu Saint-Valentin vous a emmenés dans les bras glacés d’un vampire, mon menu de la fête des morts, des fantômes et des démons vous emmène dans les bras chaleureux d’une recette, bientôt plus secrète, de famille.

Bien loin de la petite et grande Bretagne, loin des États-Unis aussi, loin des traditions orange et noire, je tranche dans le rouge vif et vous propose un pacte par le sang.

Une recette de famille aux couleurs digne d’une furieuse nuit baptisée pour l’occasion :

Fantômes amers et pommes de terre rouges

– Le navet sans nom

Le secret réside dans l’un des légumes sélectionnés. Il a longtemps été un vrai mystère pour moi, impossible à trouver en supermarché, impossible de connaître son nom en français. Communément appelé « Navet arabe » par moi-même, je me suis souvent sentie seule lorsqu’au maraîcher j’ai demandé « Vous avez des navets arabes ? »

Ce navet, il est blanc, en forme de carotte, plus amer que le navet traditionnel en boule et un peu violet.

Je googlelise à mort et découvre qu’il existe pléthore de navets : Le navet nouveau, le navet jaune boule d’or, le navet rond à collet, le navet long noir de Caluire, le Nantais et le Croissy. Ces deux derniers ont une description qui ressemble de très près à mon navet arabe mais après 5 ou 6 clics de plus mon espoir est tué dans l’œuf, ce ne sera ni Nantais ni Croissy.

Je poursuis mes recherches et je trouve : Il s’agit du « tiguellatine » en berbère et du « llaft ou left  ou el mahfour » en arabe. On l’appelle aussi le navet racine ou le navet amer.

Pourquoi est-ce que je vous fais tout un plat de ce navet… parce que je l’aime bien sûr, j’en raffole.

  •  Les pommes-de-terre rouges et navets « arabes »

Pour 2 personnes

– 6 hauts de cuisse de poulet

– 4 pommes de terre

– 15 navets amers

– 5 carottes

– 1 oignon

– 1gousse d’ail

– ½ cuil. à café de ras el hanout

– ½ cuil. à café de cumin

– ½ cuil. à café de Gharam masala

– ½ cuil. à café de paprika

– ½ cuil. à café de curcuma

– ½ cuil. à café d’origan

– 1 petit pot de concentré de tomate

– 1 boite de tomates pelées

– Huile d’olive

– 1 cuil. à café de beurre doux

-Sel et eau

Enlevez une partie de la peau du poulet.

Épluchez, lavez et coupez en morceaux vos pommes de terre, carottes et navets.

Dans un fait-tout faites revenir le poulet dans le beurre et un peu d’huile d’olive. Laissez cuire environ 10 minutes à feu moyen en retournant régulièrement les morceaux de poulets. Retirez-les et réservez. Émincez l’oignon et l’ail et faites-les revenir. Ajoutez toutes les épices et l’origan, mélangez et incorporez le concentré de tomate, les tomates pelées et mélangez le tout. Ajoutez environ 3 verres d’eau et les légumes (il faut que le liquide recouvre le tout). Assaisonnez, couvrez et laissez cuire à feu moyen jusqu’à ce que les légumes soient cuits, environ 45 minutes à 1 heure (vérifiez la cuisson avec la pointe d’un couteau).

¼ d’heure à 20 minutes avant la fin, remettez le poulet dans le fait-tout et laissez cuire.

Et maintenant dégustez ou des sorts !

Sam au pays des merveilles

Où ça vous dîtes ?

Au pays des merveilles ! Ou ailleurs, je ne sais pas, je ne sais plus, chez madame la Fée, dans le jardin des lutins, cachée derrière les murs de Paris 16 ! Voilà que je fais ma mondaine… mais croyez-moi je ne boude pas mon plaisir 😉  C’était bon et ça il faut le dire ! Toque basse pour le chef Clément Dujardin et son équipe !

Pour l’occasion on est 13.

Des hommes et des femmes du vin avec qui on ne s’ennuie jamais. L’unique Vindicateur, l’authentique Actu du vin, la pétillante Eyes wine open et deux découvertes sur le fil de Wine paper et à la recherche de Vin parfait.

Des représentants du lifestyle comprenez « Art de vivre » et bons vivants pour l’occasion qui vous emmènerons de Luxsure à coup de Pleaz sur un mode W3sh.

Enfin, nos hôtes, Sarah, Dominique et Sandrine

Pour la soif nous sommes blanc, rouge et rosé.

La carte des vins !

Chassagne Montrachet 1er Cru Marc Morey 2007
Gisselbrecht Riesling Schiefferberg Alsace 2007
Château Fournas Bernadotte Haut-Médoc 2009
Château Berliquet St Emilion Grand Cru Classé 2005
Domaine Chevalier « Les Corvées » Ladoix 1er Cru 2009
Gisselbrecht Riesling Schiefferberg Alsace 2007
Château Broustet 2006 Sauternes Cru Classé
Azienda Agricola Giorgi Pelissero Moscato d’Asti

Et un « Plaisir simple » rosé dont l’étiquette est d’expression solide et liquide par  Vincent Pousson !

Au menu, pour le ventre et le palet.

Du grand art dans l’assiette, une cuisine en couleur qui se croque à pleine bouche, des assiettes qui on d’la gueule et du bon goût qui vous excite les papilles !

PATIENCE

– Gaspacho d’ asperges vertes et nuage de jambon Ibérique

oursin au pamplemousse et écume de mer

– et Tortilla revisitée

MENU

Homard breton à l’émulsion de bourrache et son mini potager

˜

– Cylindre de veau herbacé, carotte violette glacée, échalotes confites

et mini pâtissons farcis

– Consommé de volaille de Bresse aux girolles et févette,

mousse d’ail des ours

˜

– Sélection de fromages affinés selon le marché,

mesclun de salade à l’huile de noix˜

– Sur un sablé Breton, crème légère citron, mousse fraises,

bananes et fraises des bois Pierre Hermé

Felag et le couscous de ma mère

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage…

Photo du site ouest-france.fr

Photo du site ouest-france.fr

Et c’est en voyage que m’a emmenée Felag au fil de ses Petits chocs de civilisation.

Il m’a rappelé mes vacances d’enfant en Algérie dans cette commune de la wilaya de Tlemcen nommée Ghazaouet.

J’y ai retrouvé l’odeur des figuiers du jardin de la maison familiale, les jeux de cache-cache épineux au milieu des figuiers de Barbarie (oui enfant on est un peu con parfois), la saveur du couscous sous le cagnard, la fraicheur du citron prélevé à la source de l’arbre et tout un langage…

De Mektoub en inchallah, dans sa petite cuisine du diable, la langue bien pendue, c’est autour d’un « cooking show », comme il le nomme, qu’il nous révèle le secret de la recette du couscous. Il nous raconte avec finesse et poésie que les légumes « tous ensemble, unis dans la même marmite (deviennent la) métaphore d’une humanité en devenir qui doit apprendre à pratiquer le monde par l’expérience de la différence… ».

Dans la marmite, on trouve de la politique émincée, une religion confite, un zeste d’effet de serre ! Il nous conte « l’Algérie perdue et la France retrouvée » avec un humour tout en oxymore, tranchement doux et hilare. « Je me suis dit, finalement la France, c’est une Algérie française qui a réussi ».

Il propose une colonisation par la carotte et choisie et manipule la spatule de l’autodérision.

Le couscous, plat préféré des français, devient l’allégorie de « l’Arabe » qu’on aime finalement… étrange raccourci qui prend tout son sens quand on passe tous à la casserole !

Allez donc vous faire un couscous !

En ce moment au théâtre du Rond Point  et dans toute la France jusqu’en juillet 2013.

LA recette du couscous de ma mère, de sa sœur, de la grand-mère… recette pas à pas recueillie par ma sublime nièce Ilham !

Couscous au bœuf et et poulet

Photo du site freerecipehub.blogspot.fr

Photo du site freerecipehub.blogspot.fr

SEMOULE

Laver la semoule et la passer dans le couscoussier.

Laisser égoutter 10 min.

Mettre dans un saladier et ajouter 4 cuillères à soupe d’huile.

Ajouter une demi-cuillière à soupe de sel.

Mélanger.

Laisser égoutter 5 min pour que l’eau soit absorbée.

Essuyer le couscoussier pour ne pas que ça colle, puis huiler.

Mettre la semoule dans le couscoussier.

Mettre du papier alu sur le bord de la couscoussière.

Poser le couscoussier sur la couscoussière, faire des trous, couvrir et laisser cuire 10 min.

Sortir la semoule, et mélanger avec une cuillère en bois.

Prendre 1.5 bol d’eau, ajouter par demi et mélanger.

(Vérifier le sel)

Laisser absorber l’eau pendant 15 min.

Mélanger à la main pour décoller les grains.

Remettre la semoule à chauffer 15min.

Sortir la semoule, la mélanger, et ajouter une cuillère et demie de beurre.

SAUCE ET VIANDES

 

Mettre un verre et demi d’huile dans la cocotte.

Mettre un morceau de viande par personne.

Laisser cuire le poulet 45min.

Ajouter un gros oignon.

Ajouter 2 sachets de safran dans la viande.

Laisser cuire environ 10 min.

Ajouter 3 gousses d’ail écrasé, et les feuilles de 2 ou 3 branches de céleri coupées en petits morceaux.

Ajouter 140 g de sauce tomate concentrée puis ajouter environ 1.7 L d’eau.

Couper les branches de céleris et les ajouter au plat.

Ajouter :

–         Une cuillère à soupe de sel.

–         Une cuillère à soupe de Raz el Hanout.

–         Une cuillère à café de curcuma.

–         3 feuilles de lauriers.

(Si grand couscoussier, rajouter de l’eau)

Enlever le poulet si ça fait 45 min qu’il cuit.

Au bout d’01h00 de cuisson, ajouter les carottes.

(Si besoin rajouter de l’eau)

Au bout de 25 min de cuisson, mettre les courgettes, les navets, les pdt, et les poivrons.

Ajouter une demi-cuillère à soupe de poivre.

Ajouter une cuillère à café de cumin.

Mettre les pois-chiches (1boite)  au dernier moment et laisser bouillir à nouveau 1 ou 2 fois.

(Si besoin ajouter de l’eau pour faire cuire les légumes)

Éteindre le feu au bout de 2h si les légumes sont cuits.