Le jour où des vignerons se sont faits tout miel

Quand Antonin  m’a demandé de faire une bouchée pour les vignerons du salon « Sous les pavés, la vigne » édition 2013 organisé par lui-même et Rue 89, j’ai écarquillé les yeux et ouvert la bouche façon Tex Avery.

« Euh, moi faire une bouchée pour 45 personnes dans ma mini cuisine, t’es pas un peu fou là ?! »

Bon c’est vrai que ce Vindic– là est un peu fou et sa folie avait réussie à faire vaciller ma raison… ou presque.

A cette demande, j’ai dit non.

Quelques jours plus tard, le loustic est revenu à la charge.

« Et si tu faisais les p’tits gâteaux aux dattes et au miel ? T’en fais 2 par personnes et en plus c’est convivial, chaleureux… blablabla »

« Euh, tu veux que je fasse 100 gâteaux… ? Toujours non. »

Puis j’ai réfléchi un peu (la raison qui vacille), j’ai laissé les faux arguments de côté et je me suis dit qu’il se présentait à moi l’occasion d’apprendre à faire les dit gâteaux nommés Makrout. J’ai appelé ma mère et en deux échanges il a été convenu de me rendre en Normandie pour apprendre à faire ces pâtisseries orientales ancestrales.

Voilà m’sieur No wine… , tes vignerons, ils vont les avoir leurs bouchées de convivialité.

Et je vais te les bichonner… au beurre, au miel, à la cannelle, aux dattes…

Pour l’anecdote au final j’en ai fait 300 ! Soyons fous jusqu’au bout…

Plus fou encore, tout a été mangé en quelques heures.

Mon bilan : Heureuse qui comme « Chef toi-même » a fait ce beau voyage. Merci aux dégustateurs de tout horizon pour leur sourire et leur gourmandise.

Makrout

Qu'est-ce qu'on boit avec ?
Seuls les vins dosés peuvent 
supporter cette orgie de sucre... 
Sinon, le thé à la menthe dont 
vous aurez le secret peut-être surement
dans ce blog ;-)

Ingrédients

– 400 g de dattes entières

– 3 cl d’huile pour les dattes

– 1 cuillère à café de cannelle

– 750 g de semoule de blé dur moyenne

– 1 demi-cuillère à café de sel fin

– 140 g de beurre

– 3 cl d’huile pour la pâte à base de semoule

– Eau tiède pour humidifier la pâte (environ 1 verre)

– 2 l d’huile pour la friture

– 1 kg de miel de fleur liquide

Préparation des dattes

Dénoyauter les dattes, vérifier qu’elles ne recèlent pas de ver sinon les jeter.

Dans un couscoussier, verser de l’eau et faire bouillir. Dans la partie haute mettre les dattes. Entourer d’un chiffon ou de papier d’alu la jonction entre les deux parties du couscoussier.

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Laisser chauffer à la vapeur les dattes pendant 45 minutes à 1 heure. Vérifier la cuisson des dattes, elles doivent être bien tendres.

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Écraser à la fourchette ou à l’écrase pomme-de-terre. Ajouter les 3 cl d’huile et la cannelle. Mélanger bien le tout afin d’obtenir une pâte.

makroute-datte

Préparation de la semoule

Dans une jatte, verser le beurre, la semoule, le sel, l’huile. Mélanger le tout et effriter bien entre les mains.

makroute-semoule2

Mouiller ensuite avec de l’eau tiède petit à petit jusqu’à obtenir une pâte. Ne pas trop pétrir sinon la pâte est trop molle. On doit obtenir une boule malléable que l’on pourra aplatir au rouleau à pâtisserie sans la casser. Si c’est trop humide, ajouter un peu de semoule. Recouvrir la pâte avec un torchon le temps de préparer le plan de travail.

makroute-boule-pate

Makrout en losange

Tamiser le plan de travail de semoule. Faire une boule de pâte et l’étaler à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Former un cercle pas trop fin ni trop épais (environ 2 cm d’épaisseur).

En préparer un deuxième.

Étaler la pâte de dattes sur un cercle.

makroute-pate-etale

makroute-pate-datte

Recouvrir du deuxième cercle, parsemer de semoule et refermer les bords du cercle l’un sur l’autre. Aplatir ensuite avec le plat de la main en formant un mouvement circulaire.

makroute-double-patte-etale

makroute-double-patte-etale2

Former des bandes de 3 cm environ.

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Retravailler les bandes (cf. vidéo)

Découper en losange. Laisser reposer au moins 15 minutes pour sécher la pâte.

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Markrout en escargot

Tamiser le plan de travail de semoule. Faire une boule de pâte et l’étaler à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Former un cercle pas trop fin ni trop épais (environ 2 cm d’épaisseur).

Parsemer de semoule et aplatir le cercle avec la paume de la main.

Étaler la pâte de dattes et rouler de sorte à obtenir un boudin grossier.

Travailler ensuite le boudin comme sur la vidéo ci-après.

makroute-rond

Découper.

makroute-decoupe-rond

Laisser reposer 15 minutes environ pour sécher la pâte.

makroutes

Mettre l’huile dans une friteuse et faire chauffer.

Mettre le miel dans un fait-tout et le chauffer à feu doux. Il doit être liquide (cf. vidéo).

S’il n’est pas assez liquide, ajouter en conséquence du thé vert (eau + thé vert nature). Laisser le miel chauffer au minimum.

Une fois que l’huile est chaude (pour le savoir, mettre un peu de pâte nature dans le bain d’huile, si elle frémit c’est que la température est idéale).

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Plonger les makrout dans l’huile pour les dorer. (Ne pas hésiter à filtrer l’huile entre les fritures, surtout si on en fait beaucoup). Égoutter et laisser reposer quelques instants dans une passoire.

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Les passer ensuite dans le miel afin de les imbiber entièrement. Les égoutter à nouveau.

C’est prêt.

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Sous les pavés, la vigne ! On en parle…
Le salon
Rébellion par le fromage et le vin : rencontre avec Jonathan Nossiter
Succès du premier jour du Salon Rue89 des vins : ça continue lundi !
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Des desserts pas très catholiques

Pétrissez-moi mon père parce que j’ai péché…

« Taillez-moi les hanches à la hache

J’ai trop mangé de chocolat »*

Me voilà, avec entre les mains, un livre.

 livre-dessert

Je le regarde, j’ai du violet plein les yeux, couleur de la repentance pour les luthériens, couleur de la pénitence selon le rite romain du concile de Trente à Vatican II ou couleur de la mort selon les prescriptions actuelles du missel romain.

Ce violet là m’attire moi et en plus il brille légèrement par la couleur de son titre rosé pétillant. Il me plait déjà, à croquer rien qu’à le regarder… authentique objet du péché !

Oublie la grâce divine et succombe au doux péché de la lecture gourmande de « Des desserts pas très catholiques » de Prosper Codaque aux Éditions de l’Épure.

Des desserts pas très catholiques

Ce livre te montre comme il est difficile de résister aux tentations de bouche. Il est malin et diablement efficace.

Il met en scène les péchés mortels des bonnes sœurs et des bons curés que l’église abrite.

Tu croiseras ainsi dans l’ombre sucrée d’un dessert bien béni, un parricide, un Dom Juan, un cambrioleur, un empoisonneur, un pyromane… C’est à travers l’histoire de ces déviants gourmands que l’auteur nous confesse leurs recettes sucrées.

Des desserts pas très catholiques

Oseras-tu croquer la nonnette empoisonnée de Sœur Patricia Petrova ?

Te risqueras-tu à caresser la Veuve Noire et récolter les baisers chocolat des sœurs Poissons ?

Succomberas-tu au fondant aphrodisiaque de Sœur Josepha ?

Si Dieu a un plan pour chacun de nous, ses serviteurs auront les maux de la faim !

En ce que me concerne, je m’en vais faire de ma bible cet ouvrage et vous sermonnerai de quelques desserts testés !

Prosper Codaque, auteur, photographe/plasticien

– « Des desserts pas très catholiques », Éditions de l’Épure, 2013

– « L’Album du chat – Comment épater son chat ou les exercices et pirouettes de séduction pour mater son matou » (recettes de sushi pour chats), Tana Éditions, 2004

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– Sous le nom de Nino Cavallo, « Les truands se mettent à table » aux Éditions Fizzi, 2007

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– Expo Galerie Art & Architecture Paris, « Les boulettes de vie »

*"La femme chocolat" d’Olivia Ruiz

Baume au coeur

J’ai découvert le Baume de Bouteville lors d’un week-end à côté de Cognac au Relais de Saint Preuil. Cet ancien relais de poste du 17ème siècle fut rénové en 1999 puis en 2004 et c’est grâce à Christine et Jean-Luc Montembault qu’en 2007 nous y avons fait escale.

Photo du site du Relais
Photo du site du Relais

Ainsi, lovés dans le moellon*, bien au chaux*, nous avons découvert des plaisirs doux au palais et à l’âme… Christine a cuisiné pour nous des plats savoureux avec à chaque occasion sa petite touche personnelle, son sacré BB, j’entends le Baume de Bouteville !

*Matériaux traditionnels

Mais c’est quoi ?

Ce n’est pas un vinaigre, il n’atteint pas les 6° acétiques prévus par la législation française pour l’appellation “vinaigre”.

C’est un condiment à la fois doux, acidulé, rond en bouche, vieilli au minimum 18 mois en fûts ayant contenu du Cognac…

Un peu d’ambre et de chaleur

Photo du site de la Vinaigrerie du château
Photo du site de la Vinaigrerie du château

 

Ce liquide précieux et pur comme l’ambre est un assemblage équilibré entre le vinaigre fort et le moût concentré. Tout en rondeur et douceur, il rend grâce et gourmandise à tout ce qu’il touche !

Breuvage miracle et étonnamment fin et délicat, il se lie d’amour avec un veau vanillé, pactise avec les crustacés et s’acoquine avec la fraise sans complexe.

Les recettes de la Vinaigrerie du Château

Quand la star se la joue liquide d’exception !

La recette : Escalopes de veau à la vanille

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Dans le panier : 2 escalopes de veau pas trop épaisses, 1 bâton de vanille de Bourbon, 3 oignons, 3 cuil. à soupe d’huile d’olive, 3 cuil. à soupe  de beurre, 2 cuil. à soupe de baume de Bouteville, 30 cl de crème fraîche épaisse, sel, quelques grains de poivre de Madagascar (voatsiperifery)

Préparation :

Préparez la sauce : faire suer à feu doux les oignons émincés pendant ½ heure avec deux cuil. d’huile d’olive. Déglacez ensuite au baume de Bouteville ou au cognac, mélangez pendant 2 à 3 minutes. Coupez le bâton de vanille en deux dans le sens de la longueur et retirez les grains de vanille à l’aide d’un couteau pointu. Mettez le tout dans la poêle puis ajoutez la crème et le sel. Remuez et laissez mijoter 15 minutes. Pendant ce temps, faite dorer les escalopes dans une cuil. à soupe d’huile d’olive et la même quantité de beurre.

Réservez la viande au chaud et complétez la sauce avec le jus de viande.

Servez avec du riz et des salsifis à la crème et sauce soja.

Dressez

Tartare de langoustines en fine gelée aux huîtres spéciales, par Richard COUTANCEAU, Richard et Christopher Coutanceau, La Rochelle

Pour 4 personnes :

– 300 g de queues de langoustines décortiquées à cru

– 12 huîtres spéciales n° 3

– 10 cl de jus d’huîtres

– 30 cl de fumet de langoustines

– 1 feuille de gélatine

– 2 cuillères à soupe de ciboulette ciselée

– 4 baies roses

– Sel, poivre, Cerfeuil

– 1 tomate émondée, épépinée et coupée en dés

– 50 g de mayonnaise

– 2 cuil. de vinaigre de Baume de Bouteville

– 30 g de crème fleurette montée

– 10 g de citrons confits

Sauce au Baume de Bouteville : Mélanger 50 g de mayonnaise avec 2 cuillères de vinaigre de Bouteville. Ajouter ensuite délicatement les 30 g de crème fleurette montée. Assaisonner en sel et poivre.

Gelée de langoustines et d’huîtres : Mettre la feuille de gélatine à ramollir dans de l’eau pendant quelques minutes, égoutter et mettre à fondre. Ajouter le jus de d’huîtres et fumet de langoustines clarifié. Tenir au frais.

Tartare de langoustines : Hacher au couteau les 300 g de queues de langoustines. Mélanger avec la ciboulette et ajouter au tartare 2 cuillères de sauce au Baume de Bouteville et citrons confits. Vérifier l’assaiso nement.

Finition de l’assiette : Dans le centre d’une assiette mettre avec l’aide d’un moule, 60 g de Tartare de langoustines. Bien mettre en forme, enlever le moule et disposer autour 3 huîtres spéciales, 3 petits bouquets de mâche puis, autour du Tartare mettre la fine gelée de langoustines, les pluches de cerfeuil et des dés de tomate. Déposer une pluche de cerfeuil et une baie rose sur le dessus du tartare.

A savoir : Il est impératif pour réaliser cette recette d’ acheter des langoustines extra fraîches, c’est-à-dire pêchées du jour-même. Le tartare étant bien sur une préparation crue, la qualité et la fraîcheur du produit sont essentielles à la réussite de cette entrée.

***

Brochette de coquilles Saint-Jacques, chutney des îles et Baume de Bouteville, par Bruno FOUCHER, Hôtel de Bordeaux, Pons

Pour 4 personnes

– 16 Saint-Jacques

– ¼ Ananas

– 1 Mangue, 1 Papaye, 1 Kiwi, 2 Citrons verts, 2 Fruits de la passion

– 1 échalote

– 10 cl de vin blanc

– Herbes fraîches pour le décor

– Baume de Bouteville

– Sel, poivre de moulin, sucre, Huile d’olive, fleur de sel

– Piques en bois pour les brochettes

Ouvrir et nettoyer les Saint-Jacques, préparer les brochettes, réserver au frais.

Retirer les zestes des citrons verts, les couper en julienne, les blanchir et les confire. Couper tous les fruits en dés, mettre dans une casserole avec un verre d’eau, le vin blanc, du sucre, sel, poivre et faire compoter. En fin de cuisson ajouter le Baume de Bouteville.

Sur une Plancha ou bien dans une poêle, marquer les brochettes de Saint-Jacques avec un peu d’huile d’olive et assaisonner.

Dressage : Dans uns assiette, placer un cercle en son centre dans lequel on mettra la Chutney de fruits égouttés. Avec une cuillère, napper le fond de l’assiette avec le jus de cuisson, poser sur la garniture une brochette ainsi que le bouquet d’herbes fraîches, finir par un peu de fleur de sel.

***

Carpaccio de fraises acidulé au Baume de Bouteville, par Gérard ALLOYEAU

Photo de menugourmet.com
Photo de menugourmet.com

Pour 4 personnes:

– 500 g de fraises

– 100 g de sucre / 80 g d’eau (pour le sirop)

– 50 g de sucre

– 10 cl de Baume de Bouteville

Sirop de fraise : Faire bouillir ensemble 100 g de sucre et 80 g d’eau pendant 5 minutes. Ajouter 100 g de fraises coupées en petits morceaux, porter à l’ébullition, mixer, passer à l’étamine, réserver.

Dans une petite casserole chauffer à sec 50 g de sucre jusqu’à obtenir un caramel bond, verser le Baume de Bouteville (attention de ne pas faire déborder, ni brûler), laisser réduire, puis ajouter le sirop de fraise et cuire doucement jusqu’à faire fondre le caramel et obtenir un liquide sirupeux, réserver au frais.

Couper en fines lamelles les fraises, les disposer sur le fond de chaque assiette et arroser de sirop de Baume de Bouteville. Servir avec une boule de sorbet au fromage blanc ou de glace vanille au centre de l’assiette.

Où l’acheter ?

Vinaigrerie du château

Le repaire gourmand

La Réunion #épisode 4

Avant dernier voyage vers la Réunion.

La tradition culinaire de cette ile remonte à l’époque des premiers esclaves africains qui transportèrent avec eux leur savoir-faire ancestral. Puis les colons, les chinois et les hindous arrivèrent à leur tour. De fait, cette cuisine résulte d’un mélange d’influences de la cuisine malgache, de la cuisine française, de la cuisine indienne, de la cuisine africaine et de la cuisine chinoise.

Tous ces peuples amenèrent avec eux leur petit panier garni et le bon goût, le partage, la nécessité aussi et le temps qui donnèrent naissance à une cuisine explosive (et oui l’histoire de l’Ile ne se passe pas non plus qu’au pays des merveilles… ).

Cette cuisine là c’est du feu, des flammes et la douceur de la réunion des peuples qui vivent les uns avec, contre et à côté des autres !

La cuisine réunionnaise est riche de sensations parce qu’elle aime se mélanger ! C’est une petite coquine ou une grosse chaudasse… à votre bon vouloir !

Pour ce presque dernier voyage j’ai utilisé les petits bouchons que ce cher Bab a mis dans mon sac à dos !

Les bouchons

Les bouchons sont surtout servis à l’apéritif. Il me faut vous signaler que l’Apéritif sur l’Ile c’est du sérieux. Ce n’est pas seulement une mise en appétit c’est déjà le grand festin.

Le bouchon est une bouchée à base de viande dont la saveur est sublimée par une épice, du piment, le combava… il est enrobé d’une pâte à base de farine et se cuit à la vapeur. On l’accompagne d’une sauce soja ou d’une sauce pimentée. C’est fondant avec une belle texture en bouche et tu peux en manger des dizaines sans t’arrêter tellement c’est bon !

La recette du bouchon

C’est par ici, dans La Cuisine de la chouette !

Pour cet opus, j’ai servi les bouchons en accompagnement d’un plat de riz et d’un rougail de tomates !

Le rougail

Il constitue un des plats principaux de la Réunion. Plus qu’un plat c’est un condiment, un accompagnement de référence. Il s’agit d’une préparation d’origine malgache, condiment indispensable pour accompagner le carry sur l’île.

Très épicée, il se compose traditionnellement de tomates coupées en petits dés, de gingembre pilé, d’oignons émincés, de piments martin et de combava.

Il existe des variantes comme le rougail zavoca à base d’avocats, le rougail dakatine ou le rougail mangue à base de mangues vertes. (source Cuisine réunionnaise, le blog qui régale)

Bouchons réunionnais poulet/combava et rougail de tomates/oignons

bouchon-rougail-tomate

Ingrédients

– 4 tomates

– 4 oignons

– 1 cuillère à café bombée de curcuma

– 1/2 cuillère à café de gingembre en poudre

– 30 g de beurre

– 1 pointe de piment fort en poudre

– 2 gousses d’ail

– 1 combava

Préparation

Émincez les oignons et faites-les revenir dans le beurre à feu moyen. Découpez les tomates en petits cubes. Ajoutez-les aux oignons, mélangez laissez mijotez à feu doux 5 minutes. Ajoutez ensuite le piment, le curcuma, le gingembre, l’ail écrasé et râpez le combava (quantité selon votre goût). Laissez mijotez encore à feu doux 1/2 heure.

Servez avec du riz blanc et les bouchons !

Dévorez maintenant !

Noël et Vous

Noël

La toile se gorge et s’engorge de recettes festives, de commentaires sur les produits de prestige. Tels des envahisseurs, les blogonautes rivalisent de génie et d’inspiration pour nous faire saliver.

A coup de foie gras, à base de homard, enrobé de chocolat, pour se faire mousser et nous faire buller, à chaque lecture c’est une bûche qu’on se prend dans la tête… et vous savez quoi ? Et bien j’adore ça ! Ces orgies me font du bien, m’inspirent. C’est beau pour les yeux, c’est doux pour le cœur, ça réchauffe le corps, c’est de la générosité en vrac, plus de honte ni aucun complexe !

J’entends certains rabats joie « Quel foutaise que cette période des fêtes ! », « Faut de la dinde pour Noël,…, ils savent même pas se nourrir, des OGM dans les biberons, ouais c’est tant mieux ça f’ra moins con, quand ils crèveront en mutation, des grippes porcines sur des cochons »* (Saez « J’accuse »).

Ouais, je les entends déjà !

J’y pense et puis j’oublie, moi aussi je l’ferai mon repas de Noël et je me gorgerai de bon vin et de fines bulles, j’oublierai mon banquier et toutes les banques du monde pour juste voir mes p’tits loups se vautrer, la banane jusqu’aux oreilles dans les papiers cadeaux déchirés et le visage enchocolaté !

« Moi, je rends grâce à la nature sage
Qui, pour mon bien, m’a fait naître en cet âge

(…)

J’aime le luxe, et même la mollesse,
Tous les plaisirs, les arts de toute espèce,

(…)

Il est bien doux pour mon cœur très immonde
De voir ici l’abondance à la ronde,

(…)

Le superflu, chose très nécessaire… « 

« Le Mondain » Voltaire

Du coup, je ne vais pas vous proposer de recettes de mon cru, mais une ballade dans l’espace de sphère en sphère parmi quelques blogs du tonnerre !

Le Before

– A déposer au pied du sapin pour le père Noël : la recette du cookie New-yorkais by Muriel sur « Happy food for kids ».

Les courses avec :

– Un p’tit tour là où il fait chaud, dans « les fourneaux de la Francesa » et ses inévitables produits de fêtes

– Le foie gras et les saumons fumés de Jean-Marc Tachet

Les plats

En mode salé

– Toujours Aux fourneaux  pour un foie gras

– Pour une première « foie » de Cuisine en Sentiments…

Du boudin et des pistaches avec « Un zeste de tout en cuisine »

– Des bouchées apéritives avec « Culinaire Amoula »

En mode sucré

– Pour les desserts pêchez par Pure gourmandise

Le pain d’épices avec « Chic chic choc… olat »

– « Archifood » nous gâte pour préparer Noël

– Du « Soleil dans l’assiette » avec cette charlotte qui tue !

– Une magnifique bûche par Culinaire Amoula

Pour ceux qui veulent se la jouer en mode « je l’vaut bien », on sort son porte monnaie, on évite d’y laisser un bras et on fonce chez Conticini et sa Pâtisserie de rêve

L’After

– Dans « Ma mini cuisine », serez-vous un peu et prenez un p’tit chocolat  ici et ou vous préférez une pâte de fruits

Assoiffés !

Le calendrier de l’Avin que vous offre Éva sur « Oenos »

Les vins de gala selon Charlie Hebdo via « Vindicateur »

Tout un menu :

– En plein dedans avec le Blog de Noël  par Chris du blog « La Cuisine de Christiane »

– Une jolie revue de Blogs de Princesse 101 (2011)

– En pleine conversation avec « Je papote »

Voici mon menu… pour les recettes c’est à vous de jouer cette fois-ci !

Apéritif

– Toast sur pain de campagne au foie gras avec fleur de sel et poivre Voatsiperifery

Croustillants d’œufs de truite

Canapés Oeufs de truite

Pour les enfants

Toast de foie gras, gressins enrobés de Bresaola, chips de légume

Entrée

Trilogie sur un plateau :

– Bouchés au saumon fumé (farce au fromage frais, coriandre, crevettes, moutarde, gingembre et sauce huile d’olive, vinaigre et jus de betterave)

Saint-Jacques en robe de pistache

– Foie gras et raisins blancs poêlés sur miroir de crème balsamique

Pour les enfants

Saumon fumé

Œufs de caille façon mimosa

Tomates cœur de pigeon farcies au crabe

Plat

– Pavés d’autruche au pesto de pistache et coriandre accompagnés de carottes glacées et de riz sauvage

Pour les enfants

Mini bonhomme de neige à la viande hachée parfumée à la coriandre fraiche (pour le bonnet j’utiliserai du concentré de tomate, pour le pompon des grains de riz…) avec des frittes !

Pour le dessert

Tiramisu à la confiture de mangue, coco et de chocolat blanc, essayez avec les confitures de La Chambre aux Confitures.

– Salade de fruits !

C & S a un an : Epices et vous

J’ai un an ! BB blog encore mais qui a apporté beaucoup de satisfactions à sa génitrice 😉

Pour l’occasion, C&S s’offre un peu de poudre… aux yeux et espère encore grandir sur la toile. Merci à tous ceux qui m’ont suivie, me suivent et me suivront.

Et pour illustrer mon contentement, rien de mieux qu’une petite citation !

« Je me sens si bien hier matin que je voudrais être demain »*

*Noir Désir « Toujours être ailleurs » (2005)

Le billet de ce jour un peu spécial sera en l’honneur de tout ce que m’a apporté cette passion de la cuisine !

Je suis riche d’épices, mon placard en regorge…

« Saviez-vous que jadis des graines de poivre aient pu avoir la même valeur qu’un palais de Doge, qu’on aie pu acheter une princesse avec de la cannelle ? »*

Les épices ont l’hora et la douceur de la soie, certaines, comme le safran, valent de l’or.

Elles convoquent nos sens et les mettent dans tous leurs états. Elles se mélangent, se marient, se conjuguent à l’infini pour créer des saveurs inédites.

Accessoires de beauté pour tous nos plats… poissons, viandes, pâtes, légumes, cocktails, tous savent en faire une orgie.

L’épice, puissance de séduction :

On leurs prête bien des qualités… la saveur, le parfum, la couleur, la force et la douceur.

On leurs donne des vertus aphrodisiaques, elles seraient à elles seules un récit érotique.

Le pouvoir érectile du gingembre, le libidineux piment, la sensuelle cannelle, le sulfureux clou de girofle, la bonne cardamone, l’envoutante coriandre et le poivre tentateur. Combinées entre elles, c’est l’orgasme assuré.

Info ou intox, on s’en fout puisqu’en bonne épicurienne, j’aime tout ce qui est bon.

L’épice, elle te donne sans compter pour que tu t’adonnes sans retenue. Elle est BONNE et se consomme sans attendre.

Comment la conserver ?

Elle n’aime pas se faire attendre, fuit le soleil et l’humidité et préfère être entière pour mieux se faire pilonner.

Achetez-là en petite quantité et renouvelez votre stock tous les 6 mois.

En vrac !

Anis, Cannelle, Carvi, Clous de girofle, Curcuma, Gingembre, Macis, Moutarde, Paprika, Poivre, Safran, Sumac, Vanille…

Cardamone

Photo amourduthé.com

Photo amourduthé.com

* Venue du Sud-Ouest de l’Inde, on suppose ces origines au 7ème siècle av. JC. On la retrouve dans de nombreux récits dont les très mystérieuses et merveilleuses « Mille et une nuits ». Il se raconte même que les femmes des harems indiens l’utilisaient pour se droguer.

Elle a une saveur citronnée, avec un goût de sève de pin et ne pique pas. On l’utilisera toujours avec parcimonie. On la retrouve dans la cuisine indienne et asiatique mais aussi dans les pâtisseries russes ou scandinaves.

Elles se marie aussi très bien avec d’autres épices et on la retrouve dans le mélange Ras el hanout ou le Garam Masala.

Mon test  : Pain perdu et saumon fumé à la cardamone

* Source (http://www.ileauxepices.com)

La Coriandre

Photo depankaj-blog.com

Photo depankaj-blog.com

Venue du Proche Orient, on l’appelle aussi « persil arabe », ou « persil chinois » ou encore « cilantro ». « La plus ancienne preuve écrite de l’utilisation de la coriandre est un papyrus daté de 1 550 av. J.C. faisant la liste des plantes médicinales utilisées par les Égyptiens ». On en retrouve la trace dans les tombeaux des pharaons tels que Toutankhamon.

Au Moyen Âge on jetait une poignée de « persil arabe » au feu pour éloigner les mauvais esprits, djinns et autres shaitan…

Indispensable dans la Chorba (soupe algérienne), les pâtes de Curry, le couscous, elle se décline en branche, en graines ou en poudre et on la retrouve dans la cuisine indienne, asiatique et d’Afrique du Nord.

Un plat où j’estime la coriandre incontournable !

Les poivrons farcis

Le safran

Les infos et une recettes ici !

Les poivres !

https://cuisineetsentiments.files.wordpress.com/2011/11/theiere20corset.jpg

Ceux qui suivent connaissent mon penchant pour le poivre de Tasmanie (considéré comme un faux poivre).

D’autres me font de l’œil* :

– Les « vrais » poivre

Le voatsiperifery, le poivre à queue Cubère, le poivre blanc de Belém, le poivre blanc du Kampot, le poivre rouge du Kerala.

Focus sur le Poivre bio Masthota : Épice quasi unique, l’un des rares poivres biologiques de la planète. On le sublime sur un Saint-Pierre ou sur une mangue.

– Les « faux poivre »

Les baies de Chiloé, les baies du Sichuan vertes, le poivre long Capense, le poivre Selim, le poivre de Tasmanie…

Plus sur le poivre ici (Goût et Nature)

*source : Yam le magazine des chefs (octobre/novembre 2012)

Et plus encore…

L’ile aux épices

La Cuisine des épices

Les épices Roellinger

Les mélanges

Savamment mélangées, ça te prend le nez, la bouche et elles deviennent la base des plats les plus simples.

Curry, Garam Masala, Has el hanout, Quatre épices…

Le Vadouvan

Ce que dit la Contre étiquette  ! C’est une base de Curry composé d’oignon, d’ail, de graine de moutarde, de lentille d’Urid, fenugrec, cumin, fenouil, curcuma, de feuille de curry, ainsi que de trois huiles : huile de ricin, de sésame et de coco. Très parfumé, ce mélange, qui ressemble à un pot de fleurs séchées au crépuscule, s’émancipe avec l’agneau, le porc, la poularde, et les moules par exemple (type « marinières »). On l’utilisera en marinade, sans aucun ajout supplémentaire. Des notes huileuses, terpéniques et fumées, flirtant avec certains fruits secs en font un mélange exotique et chaleureux de premier plan !

Objet d’art à lire pour inspirer son âme…

« Le petit livre de cuisine des épices » aux édition  Appletree Press, Marilyn Bright, illustré par Lynda Stewart

Des recettes

Carottes glacées au gingembre

Kulfi  (Recette et photo Marmiton)

Ingrédients (pour 8 personnes) :
– 1,5 litre de lait
– 8 graines de cardamome
– 4 cuillerées à soupe de sucre en poudre
– 20 g d’amandes mondées finement hachées
– 20 g de pistaches finement hachées

Préparation :

Dans une grande casserole à fond épais, mettre le lait et la cardamone.

Porter à ébullition, baisser le feu et laisser cuire, en remuant souvent, jusqu’à ce que le liquide ait réduit d’un tiers (il doit rester l’équivalent d’un litre).

Remuer constamment pour éviter que le lait n’attache.

Ajouter le sucre et prolonger la cuisson de 2 à 3 minutes. Retirer les graines de cardamone et ajouter les fruits secs.

Versez la préparation dans un récipient en métal ou en plastique peu profond, couvrir la surface d’un film plastique et congeler une heure.

Sortir du congélateur et remuer vigoureusement.

Remettre au congélateur et répéter cette étape deux fois.

Garnir six moules à cornet de papier sulfurisé ou huiler légèrement six moules à pudding de 250 ml.

Répartir la préparation dans les moules puis congeler toute une nuit.

Au moment de servir, démouler les kulfi et décorer une croix incisée sur 0,5 cm de profondeur.

Quand Muriel vous offre des épices, elles vous emmène en Inde.

Menu Un voyage en Inde

– Masala Dosai version Wrap

– Chutney de noix de coco

– Lassi à la rose

– Gulab Jamun.

Le p’tit journal de l’épice

Contrebande et compagnie

Manger épicé, c’est bon pour la santé

La conquête des épices

 
*Extrait du livre Le petit livre de cuisine des épices

Un week-end en enfer

La Saint Glou ou comment mourir puis renaître le long des routes solides et liquides ?

Répondant à l’appel de notre Gentil Organisateur Olif, nous voilà partis. Destination finale : le Jura… point de non retour : Salins-les-Bains.

Il pleut, le ciel est bas et les nuages noirs. Eva conduit « fast and furious » ou presque.

Je m’en vais retrouver une bande de joyeux amis facebookiens*, vous comprendrez qu’en fait je ne les connais pas.

J’ai peur, un peu, j’vous jure !

Depuis combien de temps s’adonnent-ils à la vigne ? Je n’ai qu’un an dans ma vie de bloggeuse cuisine et suis clairement une petite joueuse question « levée d’coude ».

Microcosme vinique dans lequel je m’invite et qui va me manger toute crue.

# Jour 1 : Mes premiers coups dans le de cœur

18 h aux Jardins  de Saint Vincent

Trois vignerons : Rencontre avec Renaud Bruyère (producteur de vins natures sur Pupillin), Alice et Charles Dagand du Domaine de l’Octavin et Émilie et Alexis Porteret du Domaine des Bodines.

– Bruyère tout en devenir et déjà plein de promesses.

– Domaine de l’Octavin : Un savagnin ouillé 2011, Comtesse Almaviva Les Nouvelles… une belle fessée sur la langue.

– Les Bodines : Un Arbois Poulsard 2012 bien tranché en bouche.

# Jour 2 : Un Tissot dans le cœur et quelques Macle indélébiles

Stupeur et tremblement car pléthore de bouteilles nous attendent.

Tissot

Tissot

Quelques quilles chez Tissot :

– Un crémant du Jura qui claque : BBF

– Un chardonnay 2010 façon potion magique : Les Graviers

– et d’autres encore… Clos de la Tour Curon, Traminer 2010, Savagnin 2008 sans ouillage, un vin de glace 2004…

15 h de retour à Salins, j’suis pas sure d’aller bien 😉

Gloire aux nourritures terrestres qui vont m’aider à penser… ouf ces gens-là se nourrissent comme moi.

Sur la table : Mont d’or, saucisses de Morteau à se damner (si ce n’était pas déjà fait), cancoillotte faite tout pour nous par Olivier et Catherine à partir de metton affiné de la fromagerie Poitrey… et les pâtisseries de rêve de chez Conticini …gloire à vous !

17 h Je bascule du côté obscur et je suis la meute… de plus en plus profond.
Crachoir et fresque

Crachoir et fresque

  • Chez Laurent Macle mes yeux commencent à pénétrer l’obscur mystère de la furieuse dégustation.
Macle

Macle

– Savagnin 2004 fumé en bouche et qui fait du bien

– Chardonnay sous voile ouillé 2009

– Mac 20 au nez de pruneau façon tajine, belle fraicheur qui me sauve la vie !

21 h Toujours vivante. Ça Balance à Arbois

Au menu :

– Beignet de truite de la Petite Montagne à la farine de tempura, sauce nuocmam Vin Jaune

– Coq au Vin Jaune et aux morilles, servi en cocotte à l’ancienne

– Mini crème brûlée au Vin Jaune (offert)

– Clafoutis aux abricots de Sébastien

La Balance

La Balance

Je découvre Un Patrick Böttcher linguiste et conteur. Voilà qu’il nous emmène au fil d’un « non peut-être » sur la route de « Bonjour l’amour »… pour plus d’explications,  s’adresser à l’apothicaire en personne.

# Jour 3 : Overnoy/Houillon

11 h … si « Quelqu’un veut dire quelque chose », scande Emmanuel à chaque fois qu’il nous sert, qu’il parle immédiatement ou se taise à jamais. J’ai peur !!!!

J’observe la table, je m’interroge… Concentration, méditation, dégustation…

J’apprends, j’écoute, je m’enrichis l’esprit… la transformation s’opère… je deviens VINPIRE !

Avant la transformation définitive, avant l’intronisation finale je parviens  encore à capter quelques paroles d’un monde qui s’éloigne… »

C’est quoi qu’on boit ?

On a enterré des bouteilles (quoi, pardon ?)

Ça bouge sous la deuxième couche

C’est oxydatif

Poulsard

Ploussard

Savagnin

Jura

C’est bo ça

Tout est fini, je bois du Nourisson, j’accepte l’intronisation et m’offre un bon gueuleton ! Durée de l’intervention 7 heures.

18h30 : Hirsinger (chocolatier Meilleur ouvrier de France)… on va déguster.

Un marron de glace en pleine poire, un galet meringué à la suisse dans la tronche et un triple H pour ma pomme ! Légèrement sonnée mais prête à enchainer.

21 h JP Jeunet et sa toque étoilé

A LA SANTE, que je n’ai pas encore perdu… bientôt je serai complètement des vôtres pour mieux vous manger mes enfants !

Au menu :

– Canard Colvert & Foie Gras en «Strates, Tube de Coing Confit, Salsifis Glacés aux Sucs de Gibiers & Grattons de Peau, Tuile de Salsifis

– Sandre Poché & Rôti au Beurre de Noisettes, Gâteau de Blettes & Jésus de Morteau, Pulpe Amandes & Cèpes, Huile Torréfiée & Tuile Végétale

– Épaule d’Agneau Cuite Doucement en Coiffe de Mélilot, Compotée de Sukuna à l’Huile de Pépins de Courge & Gingembre, Pulpe de «Main de Bouddha» & Lait Battu de Foin

– Assiette des Affinés à Souhait, Pain aux Noix

– Figue de «Solliès» Rôtie dans ses Sucs, Sur un Pain Perdu aux Agrumes, Sorbet Figue, Émulsion Macvin

# Jour 4 : Chez Jean François Ganevat, 51 quilles tu dégommeras

Mon premier vœu pour cette nouvelle aube a été de fuir, il parait que ça fait ça au début de ta vie de Vinpire, j’ai eu envie de crever mais c’était déjà fait, j’ai voulu attraper un train mais y en avait pas.

Vinalement j’ai gouté puis craché, moi aussi… dégusté bien bon… et mangé l’excellente cuisine de malade de dingue de Pierre-Ivan Boos.

Sur la table :

– Tataki de bœuf, boulettes de riz au mirin
– Tube de jus de choucroute en gelée à l’infusion de saucisse de Morteau
– Roulé de turbot à l’algue nori, thé Lapsong et Saké
– Gelée de persil, île flottante aux épices, pétales de haddock
– Mousse de crabe au combava, gelée de chocolat
– Panacotta de maquereau fumé, crevette marinée
– Pan con jamon façon mique, pipette huile d’olive

– En verrines: thon à l’huile, terrine de sanglier aux trompettes de la mort, rillettes de lapin aux aromates, joue de bœuf en gelée

– Girolles au vinaigre, compotée de quetsches à la gentiane
– Roulé de jarret de porc à la moutarde à l’ancienne et baies de genièvre
Serrano

– Bœuf thaï

– Fromages régionaux

Des quilles de 2007, 2008, 2009, 2011… en biodynamie… Orégane, Schiste, Rien que du fruit, Chalasse, Les Grands Teppes…

Et bien voilà : Elle est des nôtres…

et si à la Saint Glou tu veux venir, 10 commandements tu devras suivre et c’est Eva qui le dit !

« Il y a aujourd’hui beaucoup trop de sages, beaucoup trop de prudents.(…) Envoyez-nous des fous, ceux qui s’engagent à fond, ceux qui s’oublient, ceux qui aiment autrement qu’en paroles, ceux qui se donnent pour de vrai et jusqu’au bout… » Louis-Joseph Lebret, 1953