Le monde en bouteille et des recettes au bout de la fourchette. #Episode 2

Papa à la huancaina : Recette imprimable

Par Samia Iommi-Amuntagui et Sonia Lopez Calleja
« Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter ».
Cette phrase de Michel Déon, résume très bien le projet en duo que nous avons souhaité mettre en place Sonia de Vin de presse et moi, sur ce blog. Dans une série d’articles croisés, nous allons vous faire manger et boire le monde pour mieux le découvrir. Nous n’avons cependant pas déterminé qui de nous deux chantera…

En ce début d’année glacé, nous vous emmenons en terre Inca, vers de mystérieuses bouchées et gorgées d’or.

Ça va donc chauffer dans vos assiettes et vos gosiers.

On vous dit tout sur les plaisirs de bouche péruviens !

 Vous êtes prêts ? Vamos !

Le surfeur péruvien Domingo Pianezzi en duo avec son alpaga Pisco, Lima, le 16/03/2010 du blog tomorrowitsnow

Le surfeur péruvien Domingo Pianezzi en duo avec son alpaga Pisco, Lima, le 16/03/2010 du blog tomorrowitsnow

Tous les chemins mènent à la cuisine !

Chaque découverte passe par des chemins détournés. Rares sont les routes en ligne droite et sans surprise. J’ai ainsi découvert la cuisine péruvienne à Courbevoie (en Ile-de-France)…

Un dimanche de ripaille

Nous voilà donc en famille chez Roxana et Marc.

Pour nous recevoir, Roxana nous a cuisiné son terroir natal et nous a offert un buffet qui claque !

Pour l’occasion, elle avait convoqué le vert, le rouge, le blanc et l’or…

Voilà que j’aperçois une salade riz. De prime abord rien d’exotique mais en bouche… je reste scotchée ! C’est quoi cette super bonne salade ?! Me voilà embarquée par des saveurs que je ne connaissais pas. Lorsque je lui ai demandé ce qu’elle y avait mis, elle m’a répondu qu’elle avait simplement ajouté du piment.

« Hum, hum ! »

Je soupçonne Roxana de cultiver le mystère…

« Seulement du piment, Roxana ? Il vient d’où ton piment ?

Ok, tu veux garder ton secret… respect ! »

Mon œil est alors attiré par une autre auge. Celle-ci est généreuse, mordorée, onctueuse.

Me voilà devant « Papa à la Huancaina »

* « Recette à la fois indienne et créole, «la Papa a la Huancaína» assouvit la faim du peuple péruvien. C’est ainsi qu’en pleine campagne de la Breña, des mains de “Marta, la Cantinière”, derrière le “Brujo de los Andes” («le sorcier des Andes») est apparue notre «Papa a la Huancaína». »

Les papas a la huancaína (littéralement, pommes de terre à la manière de Huancayo) sont une salade péruvienne de pommes de terre jaunes (semblables à la variété ‘Yukon Gold’) bouillies dans une sauce épicée et crémeuse appelée « sauce huancaína ». Elles sont est en général servies sur des feuilles de laitue et garnies d’olives noires, de maïs en grains et de quartiers d’œufs durs.

Notre mère la terre, étonnez-moi…

Les piments, les fromages et les pommes de terre du Pérou constituent les aliments de base de ce plat particulier.

La pomme de terre ou la « Papa »

Il en existait des variétés différentes à l’époque où “Marta, la Cantinière” les préparait. On utilisait probablement la pomme de terre à chair blanche, la «huayro« et la jaune.

* « Le Pérou est le plus gros producteur de pommes de terre d’Amérique latine. Elle est essentiellement produite par les petits cultivateurs, à des altitudes qui vont de 2 500 m à 4 500 m dans les Andes centrales. On en recense aujourd’hui plus 1 300 variétés que l’on peut retrouver sur le marché de Pisac au Pérou. »

Photo du site perou.org

Photo du site perou.org

pomme-de-terre-perou

Photographe Philippe Revelli

« Il se raconte que les habitants conservent les pommes de terre à l’étage des maisons en tas coniques. Ils disposent sous le tas, du feuillage de muña (plante insecticide à l’odeur de menthe). Puis ils placent quelques rondelles d’isaño (un tubercule à la saveur âcre) ou des petites pommes acides pour éloigner les vers. »

Le piment péruvien ou poivre local :

Considéré comme un «élément du feu», on le nomme « aji amarillo« , c’est le piment jaune local.

* »Il existe plusieurs variétés de piments au Pérou. On le retrouve partout dans la gastronomie péruvienne. Sur la côte nord du pays, le poisson, qui est la base de l’alimentation, est accompagné de sauces aux piments. Dans l’Amazonie, la nourriture est moins épicée, mais les indiens apprécient quand même de tremper des légumes dans des sauces très fortes. C’est dans les Andes, que tout l’art de la cuisine épicée prend forme. Cela va du poivron, piment très doux que tout étranger peu supporter, au « rocoto », piment beaucoup plus fort.

Christophe Colomb, qui était parti à la découverte des Indes pour chercher la route du poivre écrivit en 1493 : « les gens d’ici utilisent beaucoup d’aji, qui est le poivre local, mais beaucoup plus fort que le poivre, et ils ne mangent rien sans aji car ils le disent très sain. C’est pour cela que Christophe Colomb remplit les cales de ses navires pour emporter du piment en Europe, bien sûr, mais aussi en Afrique et en Asie. »

Petite note : A quantité égale, le piment contient deux fois plus de vitamines C qu’une orange.

Buffet péruvien

Salé

–         Anticuchos : Brochettes de cœur de bœuf

–         Ceviche : Marinade de poisson au citron, oignons, piments et maïs

Céviche

Céviche

–         Choros a la chalaca : Grosses moules avec oignons, citron vert et maïs.

–         Ocopa : Pommes vapeur recouvertes d’une sauce à base de cacahuètes.

–         Picarones : Beignets de patates douces grillées avec du miel.

–         Sancochado : Pot-au-feu avec bœuf, mouton, porc, poulet, pied de cochon, saucisses, boudin, patates douces, yucas, choux, maïs, bananes, pois chiches, coings, etc..

–         Tamales : Plat très relevé avec de la semoule de maïs, piments, raisins secs, poulet, porc, etc., le tout dans une feuille de maïs ou bananier.

Sucré

–         Suspiro de limeña : Confiture de lait et meringue.

–         Mazamora : Dessert à base de maïzena, de maïs violet, de fruits en morceaux

Sources :
Le site de la Boutique péruvienne
Le site de l’Association Capuli
Le site de La Chtitevadrouille au bourg du monde
Le site http://www.perou-climat.com/perou-le-pays-du-piment/
 

Papa à la huancaina, la recette !

Photo Samia de C&S

Photo Samia de C&S

Ingrédients

–         10 pommes de terre

–         250 g de fromage frais (chèvre frais)

–         250 g de féta

–         Piment jaune du Pérou (les goûter avant pour réellement déterminer la quantité). On peut en trouver en conserve en verre et aussi surgelés sur le site de la Boutique péruvienne.

Si possible choisir des piments jaunes pas trop piquants. Si on n’a pas le choix, vous trouverez à la Boutique péruvienne El INTI une préparation en petits sachets de piments jaunes. Il ne s’agit que de piments jaune, pas de conservateurs, pas de colorants… 100 % naturel. Ils sont très pratiques car grâce à ces petits sachets on a tout le goût du piment jaune sans le piquant.

Photo Samia de C&S

Photo Samia de C&S

–         Une pointe de piment fort

–         1 tasse de lait concentré non sucré

–         3/4 d’une tasse d’huile

–         2 gousses d’ails hachées

–         5 biscuits salés que vous trouverez également à la Boutique péruvienne El INTI. Sinon vous pouvez utiliser des Tucs mais ils plus salés.

Photo Samia de C&S

Photo Samia de C&S

–         Sel et poivre à volonté

–         Feuilles de salades, olives noires, maïs cuit coupé en rondelles et œufs durs pour la présentation.

Il faut absolument choisir l’aji amarillo (le piment jaune péruvien), sinon vous ne retrouverez pas le goût d’origine. Disponible en conserve en verre ou surgelé à La Boutique péruvienne El INTI

Photo Samia de C&S

Photo Samia de C&S

Préparation

Faire cuire les pommes de terre à l’eau salée, éplucher et réserver.

Préparer la sauce : Mixer les fromages, le piment (si vous avez choisi le piment entier penser à l’épépiner), une pointe de piment fort, le lait, l’huile, le sel (en fonction du type de biscuit choisi), l’ail et les biscuits. La sauce doit être suffisamment épaisse, sinon rajouter quelques biscuits supplémentaires.

Présenter en disposant des feuilles de laitue, les pommes de terre froides. Recouvrir de sauce et Mettez sur une assiette les pommes de terre préalablement cuites à la vapeur. Ajoutez au choix ou tout à la fois les olives, les œufs et le maïs.

Verser dessus la sauce.

Servir accompagné de maïs, rajouter des petits carrés d’œufs et les lamelles d’ail.

Décorer le tout avec des feuilles de salades et avec des olives.

Reste plus qu’à partager généreusement et allez boire chez Sonia de Vin de Presse !

 
 

A table with Rachel Khoo

*The little Paris Kitchen

Photo du site thelittlekitchen

Lady Khoo nous a invité à la maison pendant des mois et a ainsi inventé le concept d’appart’resto car c’était à sa table, dans son appartement de Belleville à Paris qu’elle vous préparait des chefs d’œuvres

Photo du site thelittlepariskitchen

Photo du site thelittlekitchen

Aujourd’hui, vous pouvez vous faire plaisir en la regardant nous proposer si joliment sa Petite cuisine de Paris* dans son émission de télé.

Ou encore en lisant, que dis-je en vous léchant les babines avec ses mille feuilles :

(Je fais) Mes pâtes à tartiner aux Editions Marabout

Barres de céréales, muesli et granola maison aux Editions Marabout

The Little Paris Kitchen: Classic French recipes with a fresh and fun approach Editeur Michael Joseph

 Et si vous voulez passer une journée avec Miss Khoo. Elle adore l’a fait… mais vous ne la trouverez jamais aussi inspirée que dans sa cuisine 😉

Photo de thelittlepariskitchen

Photo de thelittlepariskitchen

Tu sais ce qu’elle te dit la mûre !

Chacun cherche sa madeleine…

Photo du site les-cookines.blogspot.fr

Photo du site les-cookines.blogspot.fr

En ce qui me concerne, l’odeur du jasmin et la mûre sont à la fois sensation et plaisirs souverains.

Le jasmin me ramène à Alger, le parfum est un souvenir qui se fait flash : 10 ans, un jardin, une maison, un arbre, des fleurs dans les cheveux et une fragrance unique. Un souvenir de vacances devenu une référence, une fleur devenu une essence. Un jour, souvenir d’enfance, un autre, arme de séduction.

Photos du site choupie33.centerblog.net

Photos du site choupie33.centerblog.net

La mûre, celle que j’ai parfois cueillie puis apportée à ma mère pour qu’elle en fasse des confitures. Quand le souvenir est un goût, une saveur, il vous imprègne à jamais.

Comment donc mettre en bouteille ce fruit et retrouver son passé, comment le transformer en jus sans lui enlever sa sensualité, comment boire ce qui se mange sans perdre la matière ?

Granny's Secret à la mûre

Granny's Secret à la mûre

Une société  se fait le distributeur de petites bouteilles « Granny’s Secret » et l’essaie est plutôt une belle réussite.

Sur C&S, on parle des amis , de la bonne bouf’, d’un bon pinard, de chouettes blogs qui réveillent, de bons livres

Aujourd’hui je me damne pour un jus.

153 mûres pressées pour obtenir « la substantifique moelle » de ce fruit du souvenir.

Nombre de mûres dans cette bouteille

Nombre de mûres dans cette bouteille

Pour moi, un peu d’enfance, beaucoup d’émotion.

Pour vous, d’autres fruits du pêché avec 15 saveurs dont la cerise, l’abricot, le cassis, les cornouilles, la grenade…

Le mondoblogo !

Il était une fois, tout près de chez vous, un monde où tout devait se mériter.

Pour gagner de l’argent, il fallait travailler… Quelle idée ! Non mais j’vous jure !

Pour avoir un appartement, il fallait un apport.

Pour réserver quelque chose, il fallait donner un acompte.

Pour avoir un bébé, il fallait d’abord en passer par la grossesse.

Même en cuisine on avait inventé le concept de l’amuse bouche censé mettre en appétit avant le « vrai repas ».

Bref, l’adage gravé dans le marbre était : « on n’a rien sans rien ».

Dans ce monde, il fallait trimer grave, il y en a même un qui disait « Il faut travailler plus pour gagner plus »

Dans ce monde pourtant, il y avait un groupe qui osait encore vivre avec passion, des femmes et des hommes aux pensées subtiles et légères. Ils trouvaient du bonheur dans le superficiel et l’éphémère. Un peu de masturbation intellectuelle, certes, mais leur adage à eux était : « Il n’y a pas de mal à se faire du bien ».

Ils parlaient toujours avec passion, ils croyaient en eux mais aussi en vous, mais quand même beaucoup en eux (nobody is perfect !). Ils aimaient s’exprimer dans un langage nouveau appelé langage ET ou Extra Twitter, ils flirtaient avec la Bête ou plutôt le Book en face à face virtuel.

Certains s’identifiaient comme appartenant à un sous groupe formant la blogosphère… Masturbation encore… Mais quand on aime on ne compte pas.

A la loupe on pouvait en distinguer certains qui donnaient soif et faim, ils parlaient bien même, et sans eux ce monde aurait été d’un ennui sans fond.

L’unique Vindicateur de ce groupe était biblique, on aurait presque pu l’appeler Guide, il s’exprimait sans détour sur la soif de vin. Il retournait tout, même le ciel pour mieux revenir à la terre.

Un autre avait entamé une mutation par le vin en s’injectant Du Morgon dans les veines, rien que ça ! Un grand Malade ? Non, je ne crois pas. Plutôt le dernier « pur » du groupe. Jesus is alive !

Les femmes étaient gourmandes et surtout assoiffées… L’une d’entre elle avait tranché, ce serait pour elle Un mets dix vins… Mais toujours proche de Dieu.

D’autres portaient le nom d’une divinité absolue et incontournable, en passant par la Loire…  Oenos tel est son nom, et n’ayez surtout pas peur de le taper sur votre clavier.

Les femmes sont des muses, inspirées et inspiratrices et sur Le bout de la langue ce n’est point Lucifer que l’on retrouve…

Dans ce lieu-dit il y avait Le Taulier offrant généreusement un espace de liberté.

Dans cet espace de Pure gourmandise, on était comblé Du nez au palais, il y avait A boire et à manger.

Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça ?

Parce que pour cette Escapade-là, pas besoin d’acompte, d’apport, de gestation, juste un peu de Piment sur les ailes d’un oiseau

Attention Ca va trancher !

Et comment la justice se réglait ?

En mangeant bien sûr !

Un avocat plaide pour une banane* !

Prenez un avocat bien mûr, écrasez grossièrement, ajoutez le jus d’un demi citron, une demi cuillère à café de cumin, la même quantité de coriandre moulue et une pointe de curcuma.

Accompagnez de chips de banane plantain épicées.

* Titre de "Petits délices à grignoter du bout des doigts" aux 
Editions Tana collection Mon grain de sel

Sex in the kitchen… choix n°3

Dernier épisode de Sex in the kitchen et pour clore la saison je fais appel à la chaleur de la chair et tout le tremblement !

Messieurs, hurlez à votre lune préférée.

Photo nosenchanteurs.com

Photo de nosenchanteurs.com

  • Choix 3 : C’est au tour de Louva la louve

On a souvent les crocs sur Cuisine et Sentiments… mais c’est pour mieux manger mon enfant ! Louva, vous propose de la chair fraîche et avec ce menu là, nul besoin de tirer la chevillette… Au menu

A faire rougir : Tartare de bœuf au sel rouge

Corsez-vous : Sashimi de poisson fumé au poivre de voatsiperifery

Les morsures de l’aube : Carpaccio de bœuf à l’estragon sauce tériyaki et riz sauvage au vinaigre de  riz

Entre’ choc !

Et avec ça on boit  Le Lauze Rouge 2007 du Domaine de Sulauze

Tartare de bœuf au sel rouge

– 100 g de steak fraichement haché
– 1 jaunes d’œuf
– 1 cuil. à café de câpres
– 1 cuil. à soupe d’oignon finement haché
– 1 cuil. à café de persil plat ciselé
– 1 cuil. à café de ciboulette fraîche
– 2 cuil. à café de moutarde
– 1 cuil. à café de jus de citron
Sel rouge d’Hawai
– Tabasco
– 1 cuil. à café de cognac
– 1 cuil. à café de Worcester sauce
– 1 cuil. à soupe d’huile d’olive
– Sel, poivre du moulin
 
Mélangez dans un bol la moutarde, le jus de citron, le cognac, l’huile et 4 gouttes de Tabasco, sauce, oignons, câpres. Salez et poivrez.  Mélangez la préparation avec le bœuf frais. Faire des minis steaks. Posez-les sur un plat, faites un creux au centre et glissez-y une cuil. de jaune d’œuf. Parsemez d’herbes fraiches et de sel rouge.
 
Sashimi de poisson fumé au poivre de voatsiperifery
 
Poivre voatsiperifery et on en trouve aussi à La Contre-étiquette
– 100 g de saumon frais
– 100 g de flétan frais
– 100 g d’un poisson fumé : au choix saumon fumé au bois de hêtre ou pour que la louve qui est en vous exprime toute la diversité de ses appétits…
Saumon mariné à la rose de Damas
Saumon mariné au wasabi
Filet de Bar fumé à chaud et bien d’autre chez Jean-Marc Tachet
 
Faire découper par le poissonnier de fines tranches de saumon frais et de flétan façon sashimi, sinon on peut faire soi-même la découpe histoire de flirter avec la bête et c’est Marmiton qui vous montre.
Lors de la présentation, alterner une tranche de sashimi de saumon, une tranche de poisson fumé de votre choix puis une tranche de sashimi de flétan.
Assaisonner d’un mélange de sauce soja et de poivre voatsiperifery pilonné ou broyé.
 
Carpaccio de bœuf à l’estragon sauce tériyaki et riz sauvage au vinaigre de  riz
 
Faire découper le carpaccio par votre boucher pour deux personnes
– Estragon déshydraté
– 2 cuil. à soupe de sauce tériyaki
– 125 g de riz sauvage
– 2 cuil. à soupe de vinaigre de riz
– 1 cuil. à café de sucre en poudre
 
Faire cuire le riz dans l’eau avec le vinaigre et le sucre
 
Dresser le carpaccio et assaisonner de sauce tériyaki et d’estragon
 
Entre choc’ : Crumble de poires au Toblerone de Emmanuèle Vasseur dans Mon meilleur ami s’appelle chocolat… Alors, pourquoi ne l’inviter qu’au dessert ? aux Editions Tana 
 
– 2 poires
– 75 g de cassonade
– 35 g de farine
– 35 g de beurre
– 1 grosse poignée de céréales
– 2 Toblerone
– 1/2 sachet de sucre vanillé
 
Préchauffer le four à 180 °. Éplucher les poires et les couper en quartier et en tapisser un moule. Mélanger du bout des doigts la farine, le beurre, la cassonade, le sucre vanillé, les céréales et la moitié du Toblerone grossièrement concassé. Faire cuire au four 15 minutes. Quand c’est à point, ajouter les restes du Toblerone grossièrement concassé et appréciez le résultat dans toute sa tiédeur.
 
Je réfléchis maintenant à mettre les hommes sous la hotte et pourquoi pas proposer un choix des plus croquants entre trois menus, trois hommes, trois soirées… La commande est passée. 

Le poivre de Tasmanie

Le diabolique

Moi, Lucifer de Glen Duncan aux Editions Denoel
Moi, Lucifer
de Glen Duncan
aux Editions Denoel

Un diamant unique au monde, unique sous la dent je deviens croqueuse attirée comme un aimant.

On en parle avant de le distiller partout partout!

Suave, enveloppant, doux, il est long en bouche. Poivré bien sûr, mais juste pour le goût… toujours gourmand.

Il propulse le foie gras au sommet de ses promesses.

Il pare jalousement une noix de Saint-Jacques juste poêlée.

Il structure un pavé d’autruche bien pensé.

Un peu de tenu mon cher Chocolat! Contre ce moulin là vous ne pourrez rien.

Ce diable de Tasmanie est comme une flamme blanche, un serpent étincelant… il est notre part de mal dans ce monde brut, il est la félicité de l’Eden perdu, un grain noir dans la lumière…

Les végétariens, ces p’tits malins !

Un menu pour vous mais comme on est complètement fou, ce sera aussi pour nous !

Le vin : Mas de Libian côte du Rhône Village La Calade 2009

  • Confit d’oignons des Cévennes sur toast aux noix

Ingrédients :
– 5 petits oignons des Cévennes
– 2 cuil. à soupe d’huile d’olive
– 2 cuil. à café de miel
– 1 cuil. à café de sucre roux
– 1 cuil. à café de cinq-épices
– 1 cuil. à café d’herbes de Provences
– 1 cuil. à café de cognac (facultatif)

Préparation :Émincer l’oignon et faire revenir avec l’huile d’olive et les épices. Faire fondre à feu doux pendant 30 minutes en remuant de temps en temps.
Déglacer au cognac.
Ajouter le sucre et les herbes de Provence.
Saler et poivrer et poursuivre la cuisson encore 30 minutes.

Tuiles au parmesan (parmesan rapé, thym)

Mélanger du parmesan râpé et du thym, sur une plaque allant au four recouverte de papier de cuisson former des cercles. Passer au four à 200° 5 à 7 minutes.

Découper un morceau de burrata et déposer-le sur la tuile puis assaisonner de fleur de sel et d’huile d’olive.

  • Cœur de salade farci

Faire cuire du quinoa dans un bouillon de légume.
Dans les feuilles de salade on dépose une cuillère à café de la crème d’artichaut, du quinoa, des miettes de féta et du sel noir
Plat

  • Galette de pomme de terre au curry et champignons poêlés parfumés à l’huile de noisette
Photo perso

Photo perso

Les galettes

Photo perso

Photo perso

Ingrédients pour 2 personnes :
– 400 g de pommes de terre
– 100 g de mont d’or environ (1 cac pour chaque galette)
– 1 cuil. à soupe d’huile d’olive
– 1 cuil. à café de cury
– Sel

Préparation :

Râper les pommes de terre avec la plus grosse râpe.
Ajouter le curry, l’huile d’olive et le sel. Mélanger le tout.
Essorer la préparation et la répartir dans des petits moules beurrés et tasser le tout.
Faire cuire à 200° pendant 30 à 40 minutes
Démouler.

Les champignons


Utiliser des champignons frais ou surgelés. Faire réduire jusqu’à qu’il n’y est plus d’eau. Ajouter du sel.
Au moment de servir, dresser l’assiette avec des galettes et des champignons puis assaisonner d’un filet d’huile de noisette (à ne pas confondre avec l’huile de noix, l’effet en bouche serait très différent)

  • Tartelettes macaronées au chocolat blanc et passion curd

(Prévoir quelques spéculos pour la déco)

La base tartelette

Il s’agit en fait d’un macaron

La recette de Patiscaoch

Ingrédients :
Il est impératif de peser les ingrédients
– 125 g de poudre d’amande (si possible le passer au robot et tamiser)
– 225 g de sucre glace
– 100 g de blancs d’œufs
– 60 g de sucre semoule
Préparation :

Mélanger : sucre glace, poudre d’amande
Monter fermement les blancs d’œufs, serrer avec le sucre
Incorporer le mélange la poudre d’amande et le sucre glace sur les blancs
Mélanger soigneusement en grattant le fond et les bords du récipient jusqu’à ce que la masse fasse un ruban
Introduire l’appareil dans une poche (avec une douille de préférence)
Former des petites boules aplaties de pâte sur du papier sulfurisé en recouvrant la plaque du four : lisser les macarons en tapant sous la plaque
Laisser croûter (sécher) 20 minutes à température ambiante
Mettre au four
A four ventillé : 150/160°C (thermostat 5) 15/20 mn env.
A four traditionael : 170/175°C (thermostat 5/6) 15/20 mn env.

Ganache au chocolat blanc

Ingrédients :
– 5 cl de crème liquide
– 200 g de chocolat blanc
– 30 g de beurre

Préparation :
Faire chauffer la crème. Verser sur le chocolat et bien mélanger
Mélangez jusqu’à ce que le chocolat soit fondu. Laisser tiédir.
Hors du feu, ajouter le beurre non fondu et mélanger.
Placer ½ heure minimum au réfrigérateur.
Il est important d’ajouter le beurre hors du feu pour le laisser fondre délicatement et conserver le crémeux

Passion curd

Ingrédients :
– 2 à 3 fruits de la passion
– 3 œufs
– 100 g de sucre en poudre
– 1 cuillère à soupe de maïzena
– 30 g de beurre

Préparation
Battre les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez les fruits de la passion (si on n’aime pas les grains, on peut utiliser le jus) et la maïzena, diluée dans un peu d’eau.
Dans une casserole, versez la préparation. Ajoutez le beurre en petits morceaux. Faites cuire sur feu doux, jusqu’à épaississement sans arrêter de remuer avec un fouet. La crème épaissit au bout de 5 minutes environ.
Laisser refroidir un peu avant de dresser.

On peut la conserver une semaine au réfrigérateur.

Le dressage

Une coque, avec une poche à douille, napper de ganache chocolat blanc puis répéter l’opération avec le passion curd, saupoudrer de spéculos.