Foie gras

Si ma première fois il y eut beaucoup d’enthousiasme, la deuxième fut glaciale et explosive.

Quant à la troisième… elle ne fut que … plaisir et satisfaction.

Je vous l’écris souvent, sur Chef toi-même on ne vous parle que de cuisine, tout le monde a donc bien compris que je vous parle de foie gras bien sûr.

J’ai donc fait mon premier foie gras et je vous le livre avec la même simplicité qu’il m’a fallu pour le faire.

Largement meilleur que la plupart des foie gras de super marché, bien meilleur que celui de pléthore de traiteurs dit de « Grande maison », pas meilleur que celui fait maison de Stéphanie d’Un mets dix vins que j’ai eu la chance de  goûter un jour… mon foie gras à moi était convaincant et plusieurs bouches l’ont savouré et apprécié.

Je ne tire cependant aucun honneur de cette réussite puisque j’ai suivi une recette et un tutoriel vidéo.

A vous d’essayer et vous pouvez me croire c’est aussi simple que ça en a l’air.

Foie gras au vin rouge et au gingembre*

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– 1 foie gras de canard dénervé

– 2 cuil. à café de fleur de sel

– 2 cuil. à café de poivre fraichement pilonné (j’ai utilisé le poivre Malabar)

– 20 cl de vin rouge

– Poivre très parfumé (j’ai utilisé une baie : Le poivre de )Tasmanie

– 2- cuil. à café de sucre en poudre

– 2 cuil. à café de gingembre frais émincé

– 15 g de beurre

– 2 cuil. à café d’huile d’olive

Séparez les deux lobes du foie, parsemez de sel et de poivre (le Malabar). Dans une casserole, mélangez le vin, le sucre et le poivre (Tasmanie) et laissez chauffer jusqu’à ce que le mélange soit sirupeux (cela aura réduit de moitié). Versez la totalité sur le foie. Recouvrez de film alimentaire et réservez au frais au minimum 1h, vous pouvez aussi le préparer la veille et le laisser mariner toute la nuit.

Faites revenir le gingembre dans l’huile et le beurre.

Sortez le foie mariné et parsemez le gingembre sur l’ensemble du foie.

Utilisez deux feuilles de film alimentaire que vous poserez à plat. Déposez les deux lobes l’un contre l’autre et enroulez avec le film alimentaire en formant un saucisson bien compact. Refermez aux extrémités et enroulez de papier aluminium.

Faites cuire le foie à la vapeur pendant 15 minutes.

Laissez refroidir puis placez au frais 24 heures minimum. Il sera encore meilleur 48 h après et vous pouvez le conserver de la sorte jusqu’à 7 jours au réfrigérateur.

Pour une leçon filmée tout en douceur et esthétique : http://www.pinterest.com/pin/11329436536514699/

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*by Picard

 

Highlander*

N’ayez pas peur de l’entrée en matière et n’hésitez pas à entrer en résistance avec le plat 😉

Photo du projet photographique"Big Appetites" qui mélange grosse bouffe et petites personnes de l’américain Christopher Boffoli.

Photo du projet photographique »Big Appetites » qui mélange grosse bouffe et petites personnes de l’américain Christopher Boffoli.

Le blog de cuisine, le blog gastronomique, le blog culinaire… il y en a des millions sur la toile. Comment voulez-vous qu’on s’en sorte ?

Bon ok c’est bien d’avoir le choix, la variété c’est enrichissant et stimulant blablabla et puis c’est génial un univers (celui du net) où tout le monde peut s’exprimer, où tout le monde peut se montrer plus méchant qu’Orangina rouge, plus sympa que Candy, plus fou que Jim Carey…

Digressions : Mes références sont ce qu’elles sont, tout commentaire sur le côté « années 80 » sera sanctionné… Oui je suis née en 1973, oui en 1985 j’avais 12 ans et en 91 j’ai eu mon bac alors oui moi j’ai grandi avec Packman et « Shérif, fais moi peur ».
Ça c’est fait et on n’y reviendra pas.

Non mais sérieux, comment voulez-vous que je m’en sorte ? Y en a pas qui voudrait sortir,  justement pour me laisser un peu de place… en fait vous ne voulez pas tous sortir…aller quoi ne soyez pas égoïste et allez exercer votre super talent d’auteur « cuisinateur » « photographieur » dans d’autres sphères.

Je vous le dis, il ne peut en rester qu’un* et ce sera moi AHAHAH !

Attention, y a du lourd là 😉

Pourquoi ce cri et cette tranche de bizarroïde ? Parce que j’aime ça voyons !

Et puis aussi parce que c’est vrai quoi, il y a tellement de blog de cuisine géniaux, sublimes, avec du génie même pour certains que la concurrence est dur dans la quête de trafic. Du coup je m’suis dis « Pourquoi pas un p’tit tacle blogoculinaresque » juste histoire d’en faire tomber quelques uns dans les marches pour qu’ils se pètent la souris, l’écran et la source du don (en cuisine j’entends). Bon ok j’suis trop méchante, je sors.

Tout ça parce que Cheftoimême va faire une PAUSE, sortir un peu de la blablaMiammiamSphère pendant quelques mois...

mais je ne m’inquiète pas pour vous 😉 et vous invite à (re)découvrir mes recettes sur le blog et sur Les Recettes de Chef toi-même

Et aussi allez donc vous abreuver de bonnes assiettes et de bons vins* chez mes amis :

No wine is innocent

Happy food for kids

Archifood

Ma cuisine et vous

Vin de presse

Rêveries culinaires

Du morgon dans les veines

Une végétarienne presque parfaite

L’eau à la bouche

La Francesa aux fourneaux

Oenos

Marine en cuisine

La pintade aixoise

Tortore

Ô my goût

Le blog de Jacques Berthomeau

Catherine cuisine

Les recettes de Joséphine

… et tant d’autres… j’vous avez prévenu… véritable corne d’abondance 😉

Et avec tout ça, un p’tit serrement de pince pour vous dire à bientôt…

L’inspiration (Le livre des Éditions Jean Paul rocher)

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Risotto aux fruits de mer

 

risotto-merIngrédients

– 200 g de riz spécial « risotto »

Optez pour le riz Carnaroli (Le roi des riz). Il garantit un risotto inratable grâce à un bon équilibre entre une bonne capacité d’absorption et une perte d’amidon relativement faible durant la cuisson.

– 1 litre d’eau et 2 cubes de bouillons de poule (préférez la version bio)

– 20 cl de vin blanc sec

– Un bonne douzaine d’écrevisses

– Un bonne douzaine de crevettes

– Un bonne douzaine de coques

– Un bonne douzaine de moules

– Un oignon émincé + 1 oignon pour le bouillon

– Une carotte

– 80 g de parmesan râpé

– 50 g de beurre doux

– Un bouquet garni

 

Préparez un bouillon en mettant les carapaces des crevettes, des écrevisses, un bouquet garni, l’oignon pelé, la carotte. Llaisser cuir pendant 30 minutes. Salez et réservez.

Dans une casserole, faites fondre la moitié du beurre et faites cuire l’oignon jusqu’à ce qu’il soit translucide et moelleux.

Ajoutez le riz (surtout ne pas le rincer au préalable). Bien mélanger sur feu doux une ou deux minutes.

Déglacez au vin blanc. Laissez le riz s’imprégner.

Versez une louche de bouillon de fruits de mer  sur le riz et laissez mijoter à feu doux tout en mélangeant jusqu’à absorption complète puis répéter l’opération jusqu’à ce que le riz soit cuit (ferme sans être croquant et fondant à l’intérieur).

Retirez du feu et incorporez le reste du beurre tout en mélangeant puis le parmesan. Servez !

– –

A très bientôt 😉

 
* Film de Russell Mulcahy avec Christophe Lambert et Sean ConneryConnor Macleod est un immortel. Il traverse les Ages depuis l’Écosse de 1536. Il affronte dans des luttes sans merci d’autres immortels pour remporter Le Prix. Il ne peut en rester qu’un.
 

* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.

Elle préfère l’amour en mer (Bis)

« Bis » puisqu’un premier billet au même nom et au menu 
à te faire tanguer existe déjà sur Chef toi-même !

Cette fois, point de menu, juste un amuse palais sur un bateau ivre.

Dans la recette tu trouveras du poisson cru, du rhum, du citron caviar.

On s’arrête un instant sur le poisson.

Tu le prends fraichement pêché et il se consomme le jour même. La fraicheur est d’autant plus garantie que le poisson est entier.

A éviter : le poisson sous vide

Le choix du poisson :

Le saumon semble se prêter aisément à l’exercice. Toutefois, on a entendu de bien vilaines choses sur ce poisson-là et personne n’a envie de se faire une marinade à l’aluminium. Du coup, nous voilà bien emmer***

Trois solutions :

–         Même pas peur et de toute façon je combine les solutions 2 et 3.

–         Le miso : alicament japonais qui contient de l’acide dipicolinique, un alcaloïde qui offre la particularité de chélater les métaux lourds. Pour favoriser l’élimination d’éventuels polluants, prenez 2 bols de soupe au miso chaque jour.

–         Consommer prioritairement le poisson sauvage qui reste le moins pollué.

Le thon, même combat sauf qu’en plus on évite le thon rouge qui est surexploité et est menacé d’extinction.

La daurade.

Le bar.

Le rhum

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On le choisit selon son goût.

Perso, je l’aime parfumé, doux, brun et vénézuélien. Pour moi ce sera donc la Reserva exclusiva del Diplomatico

Le citron caviar

https://i2.wp.com/www.citroncaviar.net/wp-content/uploads/2011/11/citron-fingerlime.jpg

Photo de citroncaviar.net

Voilà une découverte qui claque bien. Si tu veux te la péter grave, dégaine le citron caviar. C’est une bombe ou plutôt un mini pétard en bouche. Cet agrume existe en rose, vert, jaune. Il a une forme oblongue. Ouvert en deux il révèle de petites perles. Certains trouveront que cela ressemble à une bulle, d’autres à un œuf de poisson, dans tous les cas c’est une sphère qui éclate en bouche en libérant un liquide citronné à l’amertume plus prononcée qu’un citron jaune, assez proche du pamplemousse.

Ce qu’il faut savoir d’après citroncaviar.net :
C’est  un agrume rare importé d’Australie. C’est le fruit d’un buisson épineux qui pousse dans la forêt vierge australienne, dans les régions côtières du Queensland et du New South Wales.
 Plus encore (Comment l’utiliser, Où en trouver, quel est son prix ?…) ici.
 

Ou l’acheter ?

Chez Monmarché.fr

Si t’es  pas une tueuse de plantes comme moi, tu peux aussi tenter de le faire pousser toi-même. Le pot tu le trouves en ligne chez l’excellent Bachès (les agrumes)

Pour le consommer

En toute simplicité avec du saumon fumé…

Saumon et citron caviar

Une recette : Poisson mariné au rhum et citron caviar

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Ingrédients pour 2 personnes

– 300 g poissons frais

– 2 cuillères à soupe de rhum brun

– Le jus d’un citron jaune

– 1 cuillère à café de sauce soja

– 1 cuillère à café de moutarde

– 2 cuillères à café de graines de sésame grillées

– 1 cuillère à soupe d’huile d’olive

– Romarin frais ou déshydraté

– Sel

Détaillez en petits cubes le poisson. Réservez-le au frais dans un sac de congélation.

Dans un bol, versez le rhum, le citron, la sauce soja, la moutarde, les graines de sésame, le romarin et l’huile d’olive. Salez, mélangez puis versez le tout avec le poisson. Mélangez bien le tout en prenant soin de bien imprégner le poisson. Mettez au frais au minimum 4 heures (il peut passer la nuit au réfrigérateur sans problème).

Au moment de servir, égouttez le poisson et dressez comme vous le souhaitez.

Parsemez de citron caviar.

Loca loca la Francesa… et on aime ça.

Un apéritif de la semaine (le retour) spéciale dédicace

La Francesa aux fourneaux !

L’apéritif de la semaine est une rubrique qui ne paraît pas toutes les semaines (cherchez l’erreur ;-)). Dans cette rubrique j’ai souhaité mettre à l’honneur, le temps d’un post, un(e) ami(e), un blog et son auteur(e)… Une façon pour moi de les remercier pour l’inspiration, leur partage, leur expérience… Je leur « pique » donc leur recette 😉 et leur offre un vin et cocktail…

Te voilà donc dans de beaux draps ma belle et cuisinée aux petits oignons

Cette fille-là je ne la connais pas (je veux dire par là qu’on ne s’est jamais rencontrée). Reine des « tapas locas« , elle m’a tapée dans l’œil ou plutôt a su frapper là où ça fait du bien… mon estomac.

Elle brave les patatas avec panache, elle inspire et s’inspire de tout… Entre ses mains,  le superflu devient nécessaire.

Elle te donne de l’amour en bout de table et à l’espagnol s’te plait !

Sur son blog, tu trouveras la fuerza, elle te mettra la sauce, te prendra pas pour une morue et te dira tout, justement, sur la « bacalao* ».

Elle tranche, planche, flash !

Elle scande « Cocinar es un acto de amor (Martín Berasa) » et le prouve à travers chacune de ses recettes, inventées, inspirées, revisitées.

Son éventail de recettes est plus coloré que le Rainbow flag.

Et en plus elle est généreuse… plus d’excuses maintenant, tu peux la

« googleplusseriser, liker, fanatiser, follower, instagramer, piner pinterester, foursquariser » C’est elle qui le dit 😉

Pour elle, un vin rosé qui pétille :

La « Grande Sendrée » de Drappier , seguro !

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Côté cocktail, on shake olé olé pour la Francesa.

Pour elle et dans son verre c’est « El Liberator »

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Cocktail savamment secoué devant mes yeux il y a quelques mois à la Conserverie (Paris)

Dans la boite tu distilles :

– 45 ml de rhum brun (El Diplomatico Réserva, rhum vénézuélien d’une grande finesse et très parfumé)

Pour en savoir plus sur ce rhum vous pouvez aller passer un Week end à Rhum)

– 25 ml de jus de citron jaune

– 15 ml de sirop de sucre de canne

– 1 tige de citronnelle

– 1 tranche de gingembre frais

– 3 traits d’Angostura

– 1 blanc d’œuf

Pour la déco, des tranches fines de gingembre et de la noix de muscade râpée.

Et la bouchée d’inspiración « culinaresque » de la Francesa !

Sa tuile à l’oignon

cf son post du 14 décembre 2012 légèrement revisitée et surmontée d’un éclat de foie gras poêlé.

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Je n’ai pas réussi à faire tout pareil que toi La Francesa, j’ai décidé que c’était de la faute de mon four 😉 , et puis pour le mariage avec le foie gras j’ai aussi mis moins de sucre que pour la recette initiale. En tout cas le goût était là lui et l’oignon caramélisé avec sa pointe d’épice marié au foie gras cru poêlé c’était bien bon !

Rouge comme une tomate

Rouge… Voilà une couleur qui a de la gueule.

Que ce soit un rouge lolita, fucking cherry (couleur d’un vernis de chez Agnès B), Moulin rouge ou rouge sang…  cette couleur-là m’a tapée dans l’œil.

Et comme tout ce qui tape à l’œil, j’adore, il fallait que je dévore cette couleur.

Pour le rouge à croquer, j’ai dégainé les tomates cerises, pour le rouge à mordiller, j’ai fait pété la tomate séchée et pour le rouge chaire  fraiche j’ai étalé des tomates grappes… Et ça donne :

Tarte aux trois tomates

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Ingrédients

– 2 barquettes de tomates cerises

– 2 tomates fraiches

– Une dizaine de pétales de tomates séchées

– 1 pâte feuilletée pure beurre pour le fond de tarte

– 2 belles cuillères à soupe de moutarde

– 10 cl de sauce soja

– 1 bonne cuillère à café de crème de Balsamique

– Romarin

– Poivre fraichement pilonné

– Huile d’olive

Préparation

Dans une poêle, chauffer l’huile, ajoutez une barquette et demi de tomates cerises. Laissez cuire 3 à 4 minutes. Versez la sauce soja, mélangez puis versez la crème de Balsamique. Remuez de sorte à bien enrober les tomates. Laissez cuire à feu doux 7 minutes.

Étalez la pâte, badigeonnez le fond de moutarde et déposez les tomates cerises cuisinées, les tomates séchées, les tomates fraiches coupées en rondelle. Assaisonnez de poivre et de romarin.

Enfournez à 200 ° pendant 15 à 25 minutes (vérifier la cuisson).

Pour boire

Les cuvées des Foulards rouges

Du Morgon dans les Veines en parle

Oenos en parle aussi

Eva en parle sur le blog de Jacques Berthomeau

Et Sur Vindicateur

Rougissez maintenant…

Le monde en bouteille et des recettes au bout de la fourchette : Episode #1

Cuisine nomade et alcool de lait

par Sonia Lopez Calleja et Samia Iommi-amunategui
 
« Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter ».
Cette phrase de Michel Déon, résume très bien le projet en duo que nous avons souhaité mettre en place Sonia Lopez Calleja blogueuse vin sur Vin de Presse et moi-même.
 
Dans une série d’articles croisés, nous allons vous faire manger et boire le monde pour mieux le découvrir. Nous n’avons cependant pas déterminé qui de nous deux chantera…
 
Pour ce premier article croisé nous avons choisi de vous emmenez loin, très loin. Vous faire découvrir une contrée riche en histoire mais peu touristique. En un mot, vous dépayser. Nous vous amenons dans la steppe, au pays des Khan, des guerriers à cheval, à la rencontre des plats issus du nomadisme, du vignoble qui tente de ne pas disparaître et des alcools… de lait.

Cuisine kazakh

Photo du site chine-informations Un berger de l'éthnie kazakh prépare le dîner dans la prairie de Narat

Photo du site chine-informations Un berger de l’éthnie kazakh prépare le dîner dans la prairie de Narat

Quand Sonia m’a parlé du Kazakhstan, j’ai écouté comme une enfant. Telle une conteuse contemporaine, elle m’a donné à boire et à manger et même à rêver !

De son voyage au bout de la terre, elle a ramené des saveurs et préservé la gourmandise. C’est une cuisine étonnante, riche et brute qu’elle m’a livré afin que je la partage à mon tour.

Photo du site obiwi.fr Crédit photo Yvon Blazy

Photo du site obiwi.fr Crédit photo Yvon Blazy

Le citoyen kazakh vit au milieu de multiples ethnies et nationalités. La cuisine traditionnelle tient compte de la nécessité de se déplacer régulièrement et du peu d’éléments présents dans une nature peu propice à la culture. Néanmoins, il faut nuancer ce tableau car ce pays, 5 fois plus grand que la France, possède du nord au sud de nombreux cours d’eau, des zones montagneuses et un climat un peu plus clément au sud.

Photo Le canyon de Charyn, Kazakhstan © Amar Hireche

Photo Le canyon de Charyn, Kazakhstan © Amar Hireche

Toutefois, les populations kazakhes ne sont d’ailleurs pas toutes historiquement nomades. Plus on s’approche de la frontière ouzbek, au sud, et plus on trouve des populations sédentarisées et une riche architecture musulmane. La répercussion sur la cuisine est évidente, une cuisine plus élaborée, la présence d’épices, de légumes et de fruits secs ou non.

Avant de manger : Danse avec les loups

Il se pratique encore dans le nord la chasse à l’aigle pour tuer le loup, animal sacré et symbolique. Les kazakh capturent de jeunes femelles aigles qu’ils dressent pour la chasse et avec lesquelles ils s’unissent dans une sorte de mariage symbolique (héritage du chamanisme de chasse local). De cette union naît la force que l’on retrouve également dans une cuisine prête à nourrir la terre entière !

Photo : Vindepresse Sur la route de Sharyn. Kairat, le fils de la famille d’accueil kazakhe de Sonia avec un aigle dressé pour la chasse

A quoi ça peut donc ressembler ?

On imagine déjà l’improbable marmite dans laquelle bouillonne morceaux de viande et légumes…

Photo : Vindepresse Zoya et la maman Kazakhe de Sonia en train de découper les légumes pour une salade (elle l’appelle Mama)

Quand l’imagination rattrape la réalité : Le Besbarmak (prononcé bischbarmak).

Le partage est le maître mot, ce qui, vous le comprendrez, implique de la quantité ! Et le kazakh est généreux.

Véritable carnivore, il a coutume de dire « Le loup est le deuxième plus grand mangeur de viande, le premier, c’est le kazakh. ».

Le plat national, le Besbarmak signifie les cinq doigts de la main et c’est bien avec elle (la main) que vous mangerez, directement dans un grand plat. J’entends déjà les « beurk » et autres onomatopées traduisant le dégoût, mais sus à l’ethnocentrisme et comprenons la « substantifique moelle » des coutumes et traditions.

Le Kazakhstan n’aspire pas à une cuisine aseptisée, lyophilisées, pasteurisée. C’est une cuisine qui tire ses origines de racines nomades et des influences des divers peuples vivant dans la steppe.

Dans le chaudron, c’est un animal entier qui y passe, cheval, mouton ou bœuf. Chaque morceau est réservé aux personnes en fonction du sexe, de l’âge, du statut familial et social. La partie la plus noble, la tête et en particulier les yeux, étant réservé au plus âgé ou à l’invité d’honneur.

Bonne nouvelle !

Vous êtes l’invité d’honneur ! Alors, heureux ?

Le Besbarmak est servi sur de grands plats garnis de larges pâtes. Le bouillon de viande est servi à part au début ou à la fin du repas.

Photo du site coloradotokazakhstan.wikispaces.com/KZFood

Photo du site coloradotokazakhstan.wikispaces.com

La recette

Plusieurs kilos de viande avec l’os et le gras. Ajouter des litres d’eau pour le bouillon, des oignons, du gros sel, du poivre noir, des pommes de terre et des pâtes (type lasagne)

Placer la viande de cheval ou de mouton dans une grosse cocotte et ajouter l’eau. Faire cuire la viande pendant plusieurs heures. Dans une autre cocotte, faire cuire les pommes de terre à l’eau. Émincer les oignons et, dans une casserole, ajouter-les à un peu de bouillon. Laisser cuire. Faire cuire les pâtes dans le bouillon, en fin de cuisson. Dans un grand plat, placer les lasagnes cuites dans le gras du bouillon, la viande, les pommes de terre et les oignons cuits avec le bouillon, en dernier. Le bouillon est servi à part dans des bols.

Sur la table, vous pourrez aussi trouver…

De la fraicheur avec des salades !

Photo : Vindepresse La précision du geste de Zoya. Dans la cuisine russe et kazakhe, les morceaux doivent être très petits

De la chaleur avec le kazy, un saucisson de cheval fumé parfois accompagné de nouilles froides.

Le souffle et des battements de vie avec le Kuurdak, ragoût de viande grasse avec les abats (cœur et poumon) et quelques pommes de terre… laissez mijoter.

Savourez enfin le Koumis

Et aussi sur

Dans la gueule du loup… des bois

C’est l’automne et c’est une saison qui cartonne.

C’est donc patte de velours et crocs aiguisés, que je vous invite à croquer…

…un buffet d’automne prêt en 30 minutes !

Photo du site lifypoem.blogspot

Photo du site lifypoem.blogspot

En mode tapas des sous-bois…

Faîtes revenir entre 20 et 30 minutes des champignons (de paris, Girolles, trompettes de la mort…) dans une poêle avec un peu d’huile d’olive. Salez, servez en arrosant d’huile de noisette.

  • Marrons chauds…de la sortie de métro et présentez-les dans un cornet
  • Salade d’endives, curry et noix et huile d’olive

Lavez et coupez les endives, ajoutez des noix, assaisonnez d’une pointe de curry et d’huile d’olive.

  • Figues rôties au miel de châtaigner

Découpez en quatre les figues, déposez une demi cuillère à café de miel sur chaque morceau. Passez au four à 180 ° pendant environ 10 minutes.

  • Terrines et pâtés de campagne forestiers
Benhamou DanLa
ferme des Payres quartier les payres
26300 Marches
04 75 47 20 94
 

Barraquet Dominique
Les Gouleries
50750 Dangy
02 33 56 01 71

Darde Christophe
Les Linières
36290 Paulnay
06 78 97 04 10
 
Vous pouvez la faire vous-même en suivant Les Gourmandises d’Isa
 
  • Écrasé de pomme-de-terre et effiloché de confit de canard

Faîtes chauffez les pommes-de-terre (Bintje, Caesar, Marabel, estima, Manon) dans de l’eau salée (jusqu’à ce qu’elle soit cuite, la chaire doit être fondante). Écrasez-les à la fourchette et ajoutez un filet d’huile d’olive. Pendant que la pdt cuit, détaillez des cuisses de canard confites. Pour du fait maison c’est .

  • Omelette aux cèpes (si vous n’en trouvez pas… changez de champi)

Faîtes revenir vos cèpes dans un peu d’huile d’olive, une fois que les champignons ont bien dégorgés, réservez. Battez vos œufs. Dans une poêle, faites chauffer légèrement une cuillère à café de beurre, ajoutez les champignons puis les œufs battus, à mi cuisson refermez l’omelette façon calzone et laissez cuire en fonction de vos goûts (baveuse ou pas).

  • Escargot au beurre d’ail

Épluchez et émincez 2 à 3 gousses d’ail. Émincez également une botte de persil. Faites fondre à feu doux 2 cuillères à soupe de beurre doux, ajoutez-y l’ail et le persil. Salez. Ajoutez ensuite des escargots non préparés (conserve d’escargots). Laissez cuire 8 minutes à feu doux en mélangeant bien les escargots de sorte qu’ils s’imprègnent du beurre d’ail.

Beurrez quelques croutons de pain et faites-les griller 5 minutes au four en position gril. Piquez un escargot au beurre d’ail et un crouton. Mettez dans un saucier le reste du beurre d’ail, maintenez au chaud et proposez-le pour les gourmands qui voudraient saucer.

  • Fruits secs (figues, abricots, dattes, raisins) en mode bio c’est ici
  • Et des mûres bien-sûr ! Pour de la mûre à boire c’est
  • Pour la soif

Optez pour une bonne quille de bulles comme le Montlouis Méthode Traditionnelle Extra-Brut du Domaine Les Loges de la Folie . On vous en dit plus et .

Ou

Le Pet Nat Sitting Bulles de Sébastien Fleuret . No wine is innocent vous raconte ici

Plus encore sur des bulles à boire