Filet mignon de veau au chorizo et Ossau Iraty

Grise mine en fond d’écran, ça claque des dents dans les chaumières, le vent souffle, la pluie clapote…

Orloff est dans la place.

Chorizo se la joue maître de cérémonie.

Ossau iraty corse le tout.

Je ne suis pas en train de vous poser le décors d’un film sombre et terrifiant avec comme personnage principal Orloff le troll.

Non, non. C’est juste la description d’une journée de novembre francilienne ou normande ou bretonne ou que sais-je encore… durant laquelle je vais vous faire déguster.

Haut les cœurs donc et rien de mieux pour faire vibrer les papilles et réchauffer les mimines qu’un bon plat des familles.

Filet mignon de veau façon Orloff au chorizo et ossau-Iraty*

veau-orloff-chorizo

Pour cette recette on peut aussi utiliser un autre fromage, perso je craque sur l’Abondance et l’on peut remplacer le chorizo par un jambon cru savoureux qui deviendra croustillant à souhait sous l’effet de votre flamme.

Ingrédients pour 2

– Un filet mignon de veau d’environ 450 g

– Une belle portion d’Ossau Iraty

– Un morceau de Chorizo (pour 5 à 6 tranches)

– Sel, poivre

– Beurre et huile d’olive pour la cuisson

Enlever la peau du chorizo. Couper en tranches le fromage et le chorizo. Réserver.

Dans une poêle, faire revenir pendant 7 minutes et de tous les côtés le filet mignon avec de l’huile et du beurre. Laisser ensuite égoutter le filet sur une grille quelques minutes.

Entailler le filet et glisser dans chaque entailles du fromage et du chorizo.

Placer dans un plat allant au four. Assaisonner et arroser d’huile d’olive. Laisser cuire à 180° entre 15 et 20 minutes selon la cuisson souhaitée.

J’ai accompagné Orloff de légumes rôtis

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Pour les légumes, déposer dans un plat allant au four des carottes et des courgettes coupées en deux dans le sens de la longueur, un oignon rouge coupé en deux, des petites pommes de terre et des champignons de Paris . Parsemer de thym et d’huile d’olive et laisser cuire à 180° 30 minutes minimum. Ajouter du temps de cuisson si nécessaire.

On peut en fin de cuisson, glacer les carottes de miel.

A vous de jouer.

Retrouver également toutes les recettes de Chef toi-même sur

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Recette vue et appréciée dans le mag « Elle à table »

Empanadas

Toujours en quête de simplicité, car définitivement le temps me manque, samedi soir, je me la suis jouée en mode buffet.

Sur la table Mozzarella panée, crevettes et sauce aji amarillo dont je vous donnerai le secret dans un prochain post, flan de crevette à la thaï*, roulés d’aubergine rôtie au saumon mariné* et empanadas aux boulettes de veau épicés.

Temps de réalisation du buffet : 45 minutes montre en main.

Empanadas aux boulettes de veau épicées

empanadas

– 1 boule de pâte à pizza

– 4 belles tomates ou une boite de tomates pelées + 1 tomate fraiche

– 15 g de concentré de tomates

– 1 cuil. à café de sucre en poudre

– Thym

– 200 g de viande de veau haché

– 2 cuil. à soupe d’huile d’olive

– 1 cuil. à café de coriandre moulu

– 2 cuil. à soupe de coriandre fraiche ciselée

– 1 cuil. à café de ras el hanout

– Sel

– Poivre fraichement pilonné

– 1 jaune d’œuf

Dans une casserole, faites revenir dans un peu d’huile d’olive les tomates fraiches préalablement pelée ou les tomates pelées en boite + la tomate fraiche, ajoutez du sel et le sucre, le thym et le concentré de tomates et laissez mijotez à feu doux 30 minutes.

Pour accélérer la recette j’ai utilisé de la sauce tomate toute prête, on n’en trouve de très bonne en surgelé.

Mélangez la viande, l’huile d’olive, la coriandre en poudre et la coriandre fraiche, le ras el hanout, le sel, le poivre. Formez de petites boulettes et faites-les revenir à la poêle dans un peu d’huile d’olive. Réservez

Étalez la pâte à pizza et formez des ronds individuels. Déposez dans chaque rond de la sauce tomates et 2 petites boulettes. Refermez sur eux-mêmes les disques de pâte. Badigeonnez-les de jaune d’oeuf et enfournez 20 minutes à 200°

En fonction de votre four la cuisson peut demander moins ou plus de temps, je vous conseille donc de vérifier régulièrement.

C’est prêt.

 

*Recettes dans les prochains billets

Foie gras

Si ma première fois il y eut beaucoup d’enthousiasme, la deuxième fut glaciale et explosive.

Quant à la troisième… elle ne fut que … plaisir et satisfaction.

Je vous l’écris souvent, sur Chef toi-même on ne vous parle que de cuisine, tout le monde a donc bien compris que je vous parle de foie gras bien sûr.

J’ai donc fait mon premier foie gras et je vous le livre avec la même simplicité qu’il m’a fallu pour le faire.

Largement meilleur que la plupart des foie gras de super marché, bien meilleur que celui de pléthore de traiteurs dit de « Grande maison », pas meilleur que celui fait maison de Stéphanie d’Un mets dix vins que j’ai eu la chance de  goûter un jour… mon foie gras à moi était convaincant et plusieurs bouches l’ont savouré et apprécié.

Je ne tire cependant aucun honneur de cette réussite puisque j’ai suivi une recette et un tutoriel vidéo.

A vous d’essayer et vous pouvez me croire c’est aussi simple que ça en a l’air.

Foie gras au vin rouge et au gingembre*

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– 1 foie gras de canard dénervé

– 2 cuil. à café de fleur de sel

– 2 cuil. à café de poivre fraichement pilonné (j’ai utilisé le poivre Malabar)

– 20 cl de vin rouge

– Poivre très parfumé (j’ai utilisé une baie : Le poivre de )Tasmanie

– 2- cuil. à café de sucre en poudre

– 2 cuil. à café de gingembre frais émincé

– 15 g de beurre

– 2 cuil. à café d’huile d’olive

Séparez les deux lobes du foie, parsemez de sel et de poivre (le Malabar). Dans une casserole, mélangez le vin, le sucre et le poivre (Tasmanie) et laissez chauffer jusqu’à ce que le mélange soit sirupeux (cela aura réduit de moitié). Versez la totalité sur le foie. Recouvrez de film alimentaire et réservez au frais au minimum 1h, vous pouvez aussi le préparer la veille et le laisser mariner toute la nuit.

Faites revenir le gingembre dans l’huile et le beurre.

Sortez le foie mariné et parsemez le gingembre sur l’ensemble du foie.

Utilisez deux feuilles de film alimentaire que vous poserez à plat. Déposez les deux lobes l’un contre l’autre et enroulez avec le film alimentaire en formant un saucisson bien compact. Refermez aux extrémités et enroulez de papier aluminium.

Faites cuire le foie à la vapeur pendant 15 minutes.

Laissez refroidir puis placez au frais 24 heures minimum. Il sera encore meilleur 48 h après et vous pouvez le conserver de la sorte jusqu’à 7 jours au réfrigérateur.

Pour une leçon filmée tout en douceur et esthétique : http://www.pinterest.com/pin/11329436536514699/

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*by Picard

 

Aubergine minute… grecque

Pas de blabla non plus pour cette idée d’une grande simplicité qui nécessite très peu d’ingrédients, très de temps, très peu d’argent pour une belle régalade en bouche.

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Ingrédients

– 1 aubergine

– Féta (quantité selon vos envies)

– Huile d’Olive

– 3 cuillères à soupe de chapelure

– Sel

Couper en fines tranches l’aubergine. Saler et laisser d’égorger.
Pendant ce temps émietter de la fêta. Dans un plat qui va au four verser 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, disposer quelques tranches d’aubergine et de la fêta émiettée puis des aubergines et encore de la fêta. Poursuivre jusqu’à ce qu’il ne reste plus d’ingrédients en terminant par les aubergines. Verser un peu d’huile d’olive et parsemer de chapelure. Passer au four à 180 ° pendant minimum 35 minutes. (Vous pouvez recouvrir le plat de papier d’alu pour accélérer la cuisson).

A servir avec un chouette salade de tomates assaisonnée d’huile d’olive, de crème de Balsamique, fleur de sel et jolie poivre fraichement pilonné.

tomate

BONNES VACANCES

Les sentiments #La joie

Les sentiments : Au départ ils étaient l’impulsion, la substantifique moelle de Chef toi-même, qui arborait d’ailleurs le nom de Cuisine et Sentiments.

Les sentiments.

Ils sont toujours là et derrière « l’effronté » Chef toi-même, il y a les qualités de cœur  » Cor aticus « * – le courage nécessaire à une cuisine de fureur et de bruits, une cuisine d’échange et de partage.

A l’honneur donc, les sentiments. Pour une nouvelle chronique à suivre.

Les sentiments comme la cathartique de ma cuisine ou serait-ce l’inverse ?

Opus 2 : La joie

La joie est l’état d’un moment, d’une situation. Je la prends à bras le corps quand elle frappe à ma porte habillée de souvenirs toute prête à faire plaisir. C’est ce qu’on ressent en partageant, c’est ce qu’on vit à l’ombre des rabat-joie qui la snobent outrageusement. C’est la joie de se retrouver, la joie de faire plaisir, la joie qui n’a rien à fêter. Elle est un état d’esprit communicatif qui se pare d’œil qui pétille, de fossettes qui se creusent, de bras qui cajolent, d’un corps tout en émoi.

Le plat de la joie c’est un plat généreux, coloré, lumineux. C’est un plat qu’on partage avec à chaque fois le même plaisir de le dévorer. C’est le plat dont on ne se lasse jamais et pour lequel on clame des « c’est mon plat préféré ! ».

Le plat de la joie c’est celui dont on se refile la recette de génération en génération.

Le plat de la joie c’est les frittes mélangées avec des œufs de ma mère, de ma grand-mère paternelle, de ma tante de Maghnia*

frites

Faire chauffer une quantité généreuse d’huile de tournesol dans une friteuse. Éplucher 1 kg de pommes de terre, tailler-les en frites et plonger-les dans le bain d’huile. Réserver.

Battre 7 œufs en omelette.

Dans une poêle, verser de l’huile d’olive généreusement et faire chauffer. Mettre les frites dans la poêle et verser les oeufs battus. Laisser cuire 7 à 10 minutes à feu moyen et retourner le tout en vous aidant d’une grande assiette plate puis laisser cuire encore 7 minutes*.

 

*Maghnia : commune de la wilaya de Tlemcen en Algérie.
* Le temps de cuisson dépend de votre goût. Si vous préférez l’omelette baveuse et surveillez la cuisson en ne laissant pas trop cuire le plat.

Les sentiments

Au départ ils étaient l’impulsion, la substantifique moelle de Chef toi-même, qui arborait d’ailleurs le nom de Cuisine et Sentiments.

Les sentiments.

Ils sont toujours là et derrière « l’effronté » Chef toi-même, il y a les qualités de cœur  » Cor aticus « * – le courage nécessaire à une cuisine de fureur et de bruits, une cuisine d’échange et de partage.

A l’honneur donc, les sentiments. Pour une nouvelle chronique à suivre.

Les sentiments comme la cathartique de ma cuisine ou serait-ce l’inverse ?

Opus 1 : LA PEUR

Mon pire ennemi. Un sentiment devenant bien souvent le moteur de l’immobilisme. Derrière le paradoxe on retrouve l’ennui car celui qui a peur ne fuit-il pas toute fantaisie ?

Libérons-nous donc de la peur afin de ne garder que le doute.

En cuisine, il est aisé d’hésiter, de ne pas oser, de craindre… La réussite dépendant d’ailleurs de ce que pensera le goûteur.

Je me suis bien souvent lancée, clamant des « Advienne que pourra » tonitruants.

Je vous ai servi des accords inédits pour moi : la Saint-Jacques et le chorizo, le poisson et le foie gras, le jasmin et le caramel (à venir).

J’ai tenté quelques recettes de chefs : les cuisses de canard Francis Amunategui, les cœurs de canard à l’orange sanguine par Inaki Aizpitarte

Mais quel est le plat de la peur, est-ce celui que l’on n’ose pas tenter ou celui que l’on n’ose pas goûter ?

J’ai filmé* une dégustation d’insectes mais je n’ai pas goûté les bestioles. J’ai découvert tout ce qu’on pouvait faire avec La Peau mais je n’ai pas reproduis les recettes.

Je ne me suis toujours pas exercée à la confection d’un foie gras, en voilà quelques tribulations : Ma première foie, ça a été chaud glacial.

Je réfléchis, je cherche, j’énumère… Tout compte fait la peur c’est surtout celle de l’échec et voilà que je tranche : le plat de la peur c’est celui que jusqu’à présent j’ai loupé systématiquement ! Tant de fois tenté que j’ai fini par abandonner. Ce qui le rend encore plus terrifiant c’est sa simplicité et aujourd’hui il ne doit plus me résister : la panna cotta

Attention, ça à l’air décevant comme ça mais ne vous est-il jamais arrivé d’avoir La recette et de l’avoir goûté réalisée par quelqu’un d’autre, de la reproduire et d’avoir un résultat shplouf, beurk, tellement brrr que ça vous a collé des frissons tout partout ?

Résultat

Invraisemblable, il a fallu que j’en parle pour y arriver… c’est bon de s’allonger sur la toile 😉

Défi relevé, suffrages remportés, goûteurs dans la poche.

La panna cotta

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Dans une casserole versez sans peur 50 g de sucre en poudre et 10 g de sucre vanillé. Ajoutez froidement 2 g d’agar agar.  Mélangez à sec. Versez 60 cl de terreur lactée à 35 % de matière grasses, fendez une gousse de vanille et jetez-là dans l’appareil à panna cotta. Mélangez le tout et portez à ébullition. Une fois que le tout frémit de tout son corps, maintenez l’effroi encore 1 minute. Retirez du feu et partagez l’horreur dans plusieurs contenants de votre choix.

En accompagnement : un caramel, une soupe de fruits rouges et menthe, pour l’occasion j’ai remplacé le citron par un citron cédrat.

Merci aux douces mains d'Eva pour le flash de la Peur.

Merci aux douces mains d’Eva pour le flash de la Peur.

La recette en pdf : peur